INTERFACE

INTERFACE est un séminaire hebdomadaire organisé dans le cadre des masters Arts plastiques et Esthétique de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne avec la Sorbonne Artgallery.

Lieu : 17 rue de la Sorbonne - Amphithéâtre Descartes

18H à 20h 

Sur invitation

Esther Shalev-Gerz

9 novembre 2022

Vivant à Paris, Esther Shalev-Gerz est internationalement reconnue pour sa pratique artistique qui examine la construction des savoirs, de l’histoire et des identités. Inscrites dans la tradition du portrait, ses œuvres en questionnent la notion et la pratique et invitent à considérer la façon dont ses qualités peuvent contribuer au débat contemporain autour des politiques de la représentation. Ses monuments, installations, photographies, vidéos et œuvres dans l’espace public s’élaborent au travers du dialogue continu, des consultations et des négociations avec les différents acteurs de chaque projet. Son œuvre est une recherche permanente des potentialités de changement dans le temps et l’espace et des transformations des identités, des lieux et des histoires qui en découlent. Elle prend acte, critique et contribue à une vision du rôle et de la valeur sociétale de l’engagement artistique. Esther Shalev-Gerz, née Gilinsky, est née à Vilnius, Lituanie. Depuis 1984, elle vit et travaille à Paris. Diplômée de la Bezalel Academy of Art and Design de Jérusalem, elle a vécu à New York entre 1980 et 1981. En 1986, elle a co-réalisé le Monument contre le fascisme à Hambourg, qui est, jusqu’à ce jour, une référence dans la réflexion contemporaine sur le monument et la mémoire. Elle a conçu et réalisé des installations permanentes dans l’espace public en Israël, à Hambourg, Stockholm, Wanas, Genève ou encore Glasgow. En 2010 et 2012, deux rétrospectives majeures ont rassemblé une quinzaine de ses installations, tout d’abord au Jeu de Paume à Paris, puis au Musée des Beaux-Arts de Lausanne. Space Between Time, son exposition personnelle à Wasserman Projects, Detroit, a présenté neuf de ses installations entre avril et juillet 2016. En 2018, elle a inauguré une installation permanente monumentale, The Shadow, sur le campus de l’Université de Colombie Britannique à Vancouver, au Canada. En 2022, sa sculpture King & King est installée dans une collection privée à Pittsburgh aux Etats-Unis.

esther shalev gerz.jfif

Lydia Goehr

19 octobre 2022

Née à Londres en 1960. Philosophe reconnue internationalement pour ses travaux en esthétique, Après sa thèse de doctorat à l’Université de Cambridge, sur l’ontologie de la musique, elle obtient une nomination permanente comme professeure à Columbia University (New York). Son travail se concentre sur la philosophie de la musique et l’histoire de la théorie esthétique, essayant de comprendre la nature relationnelle des normes et de la dynamique du pouvoir avec la structure qui les limite et régule leur pratique. La plupart de ses travaux s'intéressent aux arts musicaux et explorent la relation compliquée et souvent hostile entre les arts entre eux, et entre les arts et la philosophie et la religion. Elle a reçu plusieurs prix pour ses recherches ainsi que pour son enseignement : Bourses Getty et Guggenheim en 2012 ; prix H. Colin Slim de l'American Musicological Society en 2009/2010 ; Lenfest Distinguished Columbia Faculty Award en 2005 ; Columbia Presidential Award for Outstanding Teaching. Parmi ses essais : The Imaginary Museum of Musical Works: An Essay in the Philosophy of Music (Clarendon Press, Oxford, 1992) ; A Quest for Voice: On Music, Politics, and the Limits of Philosophy (Clarendon Press, Oxford, 1997) ; Elective Affinities: Musical Essays on the History of Aesthetic Theory (Columbia University Press, 2008) ; Red Sea - Red Square - Red Thread. A Philosophical Detective Story, (Oxford University Press, 2021). Elle a co-édité avec with Daniel Herwitz The Don Giovanni Moment. Essays on the Legacy of an Opera, et avec Jonathan Gilmore, le Wiley Blackwell Companion to Arthur C. Danto. On peut lire en traduction française : Politique de l’autonomie musicale, éd. Philharmonie de Paris, 2016

lyfia G.jpg

 Grégory Chatonsky

5 octobre 2022

Né en 1971 à Paris, Grégory Chatonsky vit et travaille à Paris et Montréal. En 1994, il fonde Incident.net, l’un des premiers collectifs de Netart en France, et fait du Web son médium. À partir de 2001, il commence une série sur l’esthétique des ruines et l’extinction comme phénomène inextricablement artificiel et naturel. Il ramène alors les technologies à leur matérialité minérale. À partir de 2008, il se tourne vers l'IA et la capacité de l'induction statistique à automatiser le mimétisme. Dans le contexte d’une extinction de l’espèce humaine, l'IA apparait comme une tentative pour créer un monument par anticipation qui continuerait après notre disparition. Grégory Chatonsky a été récipiendaire d’une chaire internationale de recherche à l’Université de Paris VIII. Il a été enseignant au Fresnoy, à l'UQAM. Il a été artiste-chercheur à l’ENS Ulm et a dirigé avec Béatrice Joyeux-Prunel un séminaire de recherche sur l’imagination artificielle. Il est actuellement enseignant à l'EUR Artec. Lauréat de nombreuses résidences internationales et de prix tels que la Villa Kujoyama, le prix Audi Talents 2018 ou le prix MAIF 2020, Grégory Chatonsky participe régulièrement à des expositions personnelles et collectives en France et à l’étranger

http://chatonsky.net/ https://

www.instagram.com/chatonsky_/

chatonsky.jpg

Ariel Kyrou

21 septembre 2022

Journaliste, écrivain et essayiste. Il utilise la SF, la contre-culture et les arts contemporains autant que la philosophie pour penser et panser le monde d’aujourd'hui (et de demain). Directeur éditorial du Laboratoire des solidarités de la Fondation Cognacq-Jay et membre du collectif de rédaction de la revue Multitudes. Il est co-scénariste du documentaire Les Mondes de Philipe K. Dick. Se définissant lui-même comme un « agitateur multi-casquettes », a notamment écrit Google God, Big Brother n’existe pas, il est partout, (2010), L’ABC Dick (2009) et Ceci n'est pas un blasphème, avec l’artiste Mounir Fatmi (2015), et Dans les imaginaires du futur (2020)

ariel kyrou.jfif
1 décembre 2021

Jean Faucheur

Jean Faucheur est un peintre, sculpteur, photographe et vidéaste français né à Neuilly-sur-Seine en 1956 ; il réside et travaille actuellement à Paris.

 

Après avoir obtenu son diplôme de l'ENSAD (École Nationales des Arts Décoratifs) en 1979, il installe son atelier à Versailles. S’y sentant à l’étroit, il décide de montrer son travail dans la rue, devenant ainsi l’un des pionniers des nouvelles interventions urbaines (ceux que l’on appelait en 1985 les « Médias Peintres »).

Dès 1983, il réalise des peintures sur papier kraft en grand format, qu’il colle ensuite illégalement sur des panneaux publicitaires en 4x3m dans Paris. Lors des deux années suivantes, il entreprend un voyage à New York à l’invitation de Tony Shafrazy, célèbre galeriste qui expose à l’époque Keith Haring, Basquiat et Futura 2000. Il se rend également à Tokyo et cofonde Les Frères Ripoulin, collectif composé de jeunes peintres qui, appréciant son travail sur panneaux, le sollicitent afin qu’il les initie à sa technique. Artiste pluridisciplinaire, il organise des expositions sauvages dans le métro parisien et au Palace, est le co-créateur de la galerie Jean-Marc Patras et présente ses oeuvres à la galerie d’Agnès b. dès 1984.

Portrait-JF.jpg

A partir de 1986, il délaisse la rue pour se consacrer à la sculpture, la peinture et la photographie. En 2001, sa rencontre avec Thom Thom, artiste qui détourne des affiches publicitaires au cutter, l’incite à renouer avec la scène urbaine. S'en est suivi un cycle d'expositions « Implosion / Explosion » , et « Une nuit » réunissant de 2002 à 2005 pas loin de 150 artistes unrbains. En mars 2003, à l’angle de la rue Oberkampf et de la rue Saint- Maur à Paris, naît l’association Le M.U.R. (Modulable Urbain Réactif) à l’initiative de Jean Faucheur. C’est en 2007 que commenceront sur ce panneau de 3X8m les premières interventions d’artistes urbains tous les quinze jours et ce depuis près de 15 ans. Parallèlement il participe à de nombreuses expériences collectives artistiques (performances vidéo picturales Akrylonumerik, collectif D-Rush, Musée Imaginaire, etc.). Il est à l’été 2015 directeur artistique des « Murs de L2 » à Marseille et de « À L'échelle de la ville » à Paris en 2018 (Ministère de la Culture). Depuis cette date, il est président de la fédération de l’art urbain. Son goût prononcé pour le partage et la rupture, pose indéniablement Jean Faucheur en précurseur et en découvreur de talents.

Félicie d'Estienne d'Orves

17 Novembre 2021

Félicie d’Estienne d’Orves est une artiste plasticienne dont le matériau est la lumière. Ses installations et performances font appel à une connaissance phénoménologique du réel et interrogent le conditionnement de notre regard. Dans son travail, la lumière est à la fois l’outil et le sujet. Elle s’intéresse à la définition des limites de l’espace, physique et cosmologique, par la lumière et sa vitesse.

 

Lauréate en 2019 du prix de la Fondation Vasarely et artiste professeur invitée au Fresnoy (Studio National des Arts Contemporains), son installation «Eclipse» rejoint cette même année les collections d’art, Beep Collection Electronic Art (ES), ainsi que la Fondation Iberdrola (ES). Depuis 2020, elle reçoit la commande d’œuvres pérennes comme pour le Grand Paris Express dans le cadre du programme «Tandem» en collaboration avec l’agence Dietmar Feichtinger ou encore dans le cadre des Nouveaux commanditaires pour la ville de Louvain (BEL).

 

Son travail a été présenté au Centre Pompidou – Nuit Blanche – Le Centquatre 104 – Sorbonne Artgallery (Paris) – Le Fresnoy Scène Nationale (Tourcoing) – La Fondation Vasarely (Aix-en-Provence) – Abbaye de Maubuisson (Saint- Ouen-l’Aumône) – 500 ans du Havre (Le Havre) – State Studio (Berlin) – Watermans Arts Center (Londres) – New Art Space / Sonic Acts (Amsterdam) – TBA Teatro do Bairro Alto (Lisbonne) – Ars Electronica (Linz) – Elektra Festival (Montréal) – Day For Night (Houston) – OCAT (Shanghai) – Aram Art Museum (Goyang/Corée) etc.

Felicie-dEstienne-dOrves-eclipse-portrait.jpg

© David Coulon