
(IN)ERRANCE III
BIBLIOTHÈQUE INTERUNIVERSITAIRE
Du 7 décembre 2021 au 9 février 2022
Commissariat d'exposition : Yann Toma
Vernissage le 7 décembre 2021
La bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne accueille aujourd’hui l’exposition (IN)ERRANCE réalisée par les étudiants de Master 2 Recherche du Master in Arts & Vision (MAVI - Promotion Christo & Jeanne Claude) en partenariat avec le Master de Projet Culturel et Artistique International de Paris 8.
Les jeunes artistes réunis dans (IN)ERRANCE projettent ici un regard contextualisé et nous donnent une occasion de mettre en mouvement la notion d’errance tout en la considérant comme autant de balises et d’éclairs de pensées dont nous avons la charge. Ils déploient leurs créations sous le prisme systématique d’une double lecture, celle de l’espace d’exposition proprement dit, celle d’une errance de l’acte de création qui nous mènerait souterrainement ailleurs, au confins de l’incertain.
Les jeunes artistes chercheurs en arts plastiques de la promotion Jeanne & Christo Claude, du Master in Arts and Vision (MAVI) de l’Ecole des Arts de la Sorbonne (Master 2 International de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) en partenariat avec le Master de Projet Culturel et Artistique International de Paris 8 présentent dix-sept propositions contextuelles inscrites résolument dans une réflexion sur le monde qui les environne.

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Le Master in Arts and Vision (MAVI) de l’Ecole des Arts de la Sorbonne permet aux étudiants d’accéder directement à une dynamique de réflexion liant art et mondialité. Il questionne et met en perspective l’autonomisation de l’artiste, la charge de son travail au sein d’un corps social souvent constitué d’organismes indépendants et dissociés. Le paradigme de l’autonomie de l’artiste est ainsi convoqué à travers des représentations issues le plus souvent de démarches transversales internationales, mettant en lien l’art avec d’autres disciplines. Il s’agit de traiter la question de la circulation internationale des flux, de la poétique de la relation entre l’artiste et son environnement proche ou lointain, de l’émergence des nouvelles technologies dans le contexte de la société de l’information.
Baptiste Agnero Rigot
Paris 8 - Master de Projet Culturel et Artistique International
Archipélisation fantochmatique
2021, installation et sculpture en tissus, bois et fils ; Pantin sur chaise brodée et masques, 130cm
Dans le tissage et le (mé)tisssage des matières et des textures, une figure se dessine, amarrée à l’opacité. Elle tient de cette mise en errance du stéréotype. La bibliothèque s’archipélise de ces masques qui procèdent à un nouveau partage du sensible. Les bustes du savoir, de marbre et tutélaires, s'ouvrent au divers et à ses pluralités chatoyantes. Nos imaginaires se recomposent.
Katherine Araoz Velez
Paris 1 - Master Recherche Arts Plastiques et Création Contemporaine
Cartographie sensible d'un arbre: Fluctuations légères I
2021, peinture acrylique sur toile de lin, 200 x 160 cm
Telles des taches flottant dans l'air, légères et fragiles, comment peuvent les feuilles tenir quelque chose d’aussi grand que l’atmosphère. Dans Fluctuations légères I, les couleurs s’affranchisse de la réalité pour mieux faire apparaître les feuilles comme autant de laboratoires où se produit la rencontre de l'air, de la lumière et de l'eau. Ce tableau fait partie d'une série intitulée Cartographie sensible d'un arbre, explorant à quel point les arbres sont énigmatiques.
Lyou Bouzon Simonet
Paris 8 - Master de Projet Culturel et Artistique International
within and without
2021, performance
Gaïa Farcy
Paris 1 - Le Master en Art et Création Internationale (MAVI)
" EX-VOTOS "
2021, peinture et sérigraphie sur toile.
Offrande à la créature 250 x 90 cm,
Racine 240 x 135cm, Lucioles 285 x 145cm,
Prière 250 x 90cm, Bénédiction 80 x 60 cm,
Somnambule et fleur 80 x 60 cm
Les différents portraits d’une nature créature et créatrice se rencontrent. Révélée sous différents aspects, la nature apparaît énigmatique, surnaturelle, vivante, mais aussi figée, inerte, réduite à un objet sacré. La réification et sacralisation de la nature ne se présentent pas ici comme des solutions à sa préservation, mais questionnent notre rapport à cette dernière.
Nicolas Diaz Ramirez & Fanny Letrou
Paris 1 - Le Master en Art et Création Internationale (MAVI)
My apologies to great questions for not knowing the right places to look for answers
2021, installation au sol, assiettes d'argile rouge, dimension variable
Ces assiettes en argile sont les témoins de formes de connaissances effacées. Tant par les techniques artisanales qu'elles encapsulent que par la fonction dont des conteneurs de ce type ont pu occuper dans des communautés anciennes. Dans de nombreuses cultures pré-colombiennes, certains objets en argile témoignaient de rapports au monde et à la nature que nous ne connaissons pas aujourd'hui.
Suite à des processus historiques violents d'effacement, certaines connaissances et visions du monde sont exclues à des périphéries où la vision du centre s'impose. De ce fait, en jouant sur la spécificité du lieu qu'il occupe, ce travail nous amène à nous interroger vers où devons-nous nous tourner pour répondre à nos grandes questions.
Ritsuko Koga
Paris 1 – Le Master en Art et Création Internationale (MAVI)
[ e ] – Étude I
2021, illustration numérique, imprimé sur film yupotako, 60 x 80 cm
« e » comme ukiyo-e ou sumi-e, le terme japonais 絵 [e] désigne tout ce qui est présenté en image sur une surface plane- peinture, illustration, gravure, etc.
L’œuvre graphique [e] – Étude 1 est réalisée pour l’objectif de mettre en question la possibilité du manga en art contemporain et sa place dans la société française.
Yunhan Ma
Paris 1 – Le Master en Art et Création Internationale (MAVI)
Après une évasion de mon chat
2021, 13 photographies sur Dibond, 14.8 x 21 cm
Ce roman-photo raconte la scène nocturne et grotesque à laquelle un chat a assisté après s'être enfui de l'appartement. Autour de l'idée de déplacement et d'exil, les mots manuscrits, les dessins et les randonnées sont tous liés : comme des traces sur une surface solide, leur mouvement linéaire incarne la vie d'êtres et le « flux de la vie ».
Yona Piccini Bauret
Paris 8 - Master de Projet Culturel et Artistique International
Portrait de Léa Goeb
2021, impression photographique sur papier, 100 x 150 cm
Léa Goeb est étudiante à La Sorbonne. Son portrait met en lumière le manque crucial de représentations féminines sur les murs de la BIS. Je souhaite révéler avec cette photographie la nécessité de célébrer artistiquement les étudiantes qui font et ont fait l'Histoire de cette université.
Zoé Schröter
Paris 1 - Le Master en Art et Création Internationale (MAVI)
Présumé inconscient
2021, crayon aquarelle sur calque, 35 x 110 cm / 36 x 49 cm
La délimitation qui semble s’imposer entre la personne adulte et ce qu’elle considère comme étant son passé témoigne d’un trouble conceptuel de ce qui est communiqué par la culture. On remarque une sorte de dédoublement, une mythification de l’enfant qui le retranche de l’adulte, le réduisant à un spécimen défectueux. C’est à travers la représentation de l’enfant que je tente de mettre en image un sujet d’un caractère à la fois impalpable et familier pour le spectateur.
Nitouche Anthoussi
Paris 1 - Master Recherche Arts Plastiques et Création Contemporaine
Les impressions
2021, peinture acrylique. Impressions photographiques et écriture sur papier journal
42 x 59,4 cm / 21 x 14,8 cm / 21 x 14,8 cm
42 x 29,7 cm / 42 x 29,7 cm / 42 x 59,4 cm
Les impressions c’est une série d'interventions sur papier journal. C’est une hétérotopie construite sur un support où d’autres personnes - les auteurs - écrivent leurs articles.
Ces œuvres d’art nous parlent de la pandémie, du confinement et de l'inquiétude humaine. Il est pour nous vital de créer un espace personnel et libre des interdictions constantes qui encadrent l'espace de notre vie sociale.
Chloé Barbe
Paris 1 - Le Master en Art et Création Internationale (MAVI)
Pensée Pissenlit
2021, 70 photographies instantanées, 9 x 6 cm ; aquarelle sur papier, 125 x 800 cm
Pensée Pissenlit est une installation associant une peinture et une série de photographies qui envahissent et mêlent le lieu dans lequel elles se situent et le contexte où de multiples pensées sont formulées par les personnes qui le traversent. Elles reflètent la vie d'un pissenlit qui, pourtant partout, n'est pas regardé.
Karen Dominique Castro
Paris 8 - Master de Projet Culturel et Artistique International
Lavare
2021, tirage photographique, installation verres et pierres, dimension variable
Superposition, croisement, accumulation de photos prises lors d’un acte de communion entre l’artiste et différentes personnes. La tension entre ces images – fragments d’identités - et la structure soulève des questions sur l'importance de prendre en compte les singularités des membres d'une même collectivité pour tisser une notion d’équité relationnelle.
Violette Charlier
Paris 8 - Master de Projet Culturel et Artistique International
La Pause
2021, performance
Prendre possession d’un lieu de savoir, institutionnel, à partir d'un corps qui n’est pas reconnu comme capable de porter son propre discours sur lui-même. Ici, le déplacement d’un corps acteur de sa propre performance est un acte de réappropriation du regard. L’hyper-féminité est mise en scène par l'artiste comme un retournement offensif dans une perspective féministe et queer.
Clément Justin-Hannin
Paris 1 – Le Master en Art et Création Internationale (MAVI)
VOYEZ COMME NOUS RESSENTONS
2021, performance
Ici tout n’est qu’invitation, la performance peut se vivre autant en acteur qu’en spectateur. Chacun.e est appelé.e à intervenir dans cette création partagée qui questionne la progression des rapports interpersonnels dans des sociétés capitalistes de plus en plus individualistes. Au cours d’une lecture déambulée, les participant.e.s qui le veulent, qui l’osent, qui le sentent, sont invité.e.s à partager une boisson dans une outre de céramique passant de main en main… Le ton est posé ; le geste artistique est un acte de partage, un acte de création horizontal au sein duquel nous avons tou.te.s notre place. Des bribes de textes comme une petite anthologie marquent une forme de progression, une déambulation mentale qui mène à penser la relation aux autres physiquement et émotionnellement. Ces bribes choisies sont données à la lecture de celles et ceux qui le souhaitent pour créer une sorte de choeur où les propos se mêlent exposant la nuance de la complémentarité des textes, des savoirs, des vécus… Dans l’outre, le breuvage (mélange de lait végétal et de miel) est en quantité limitée, chacun.e boit en connaissance de cette limite et devient alors le.a passeu.r.se d’une ressource aux suivant.e.s. Chacun.e selon son envie est ensuite invité à adresser une attention aux personne qui l’entourent.
Adelina Krakowska
Paris 1 – Le Master en Art et Création Internationale (MAVI)
Emotional states of mind
2021, 6 illustrations
Ces quatre illustrations colorées inspirées par la bande-dessinée sont accompagnées de détails et de paroles de chansons que je trouve inspirantes. Les deux autres illustrations sont à contrario beaucoup plus minimalistes; elles sont axées principalement sur les émotions qui apparaissent sur son visage. Asheara vit dans une autre dimension (parallèle à la nôtre), dans un monde que j'ai créé dans mon subconscient il y a longtemps et qui peut parfois sembler psychédélique et irréel. Toutefois ses émotions sont belle et bien réelles, elle sont toujours le reflet de mon vécu quotidien.
Jasmine Thy Nguyen
Paris 1 – Le Master en Art et Création Internationale (MAVI)
They want me to be...
2021, tirage photographique jet d'encre sur papier, feutres, 100 x 150 cm
Certaines normes sociales nous privent de la liberté ainsi que notre singularité identitaire. Dans They want me to be..., l'artiste invite donc tous les spectateurs à écrire les normes sociales, les expectations qu'ils doivent subir afin de partager sa propre angoisse et de souhaiter l'empathie des spectateurs.
Cécile Renoult
Paris 1 – Le Master en Art et Création Internationale (MAVI)
Les terres battues
2021, argile teintée sur vinyle adhésif, 20 cm de diamètre
Il existerait des maillages électromagnétiques sur Terre formant des croisements impactant les êtres vivants qui s’y
trouvent. Ces dessins sont installés à l'endroit de ces possibles noeuds énergétiques. Apparaissent alors comme en sur-
face les forces inhérentes à la terre qui soutient nos édifices.




JANE AND LOUISE WILSON
I'D WALK WITH YOU, BUT NOT WITH HER
Du 6 au 30 novembre 2021
Commissariat d’exposition : Yann Toma
Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter la série de Jane et Louise Wilson intitulée I'd walk with you, but not with her , exposée du 6 au 30 novembre 2023.
Ces photographies à grande échelle révèlent les intérieurs abandonnés et les installations de Pripyat, la ville ukrainienne construite dans les années 1970 pour abriter les ouvriers de l'usine de Tchernobyl, et évacuée après la catastrophe nucléaire de 1986. Cette ville, désormais visitée uniquement par les touristes et les chercheurs, est devenue depuis plus de 25 ans un site du « tourisme noir » (visite de sites dévastés par des catastrophes naturelles ou d'origine humaine).
À travers le motif récurrent d'un étalon placé à l'intérieur de chacun des intérieurs, notre acte d'entrer et de photographier ces espaces, d’arrêter le temps dans ce lieu désormais hors du contrôle humain, interpelle le spectateur. Les photographies nous incitent à regarder vers le passé, dans des espaces vides créés par l'homme, mais les étalons (un moyen de mesure désormais tombé en désuétude, tout comme les bâtiments eux-mêmes) jouent avec les notions d'interprétation et de mémoire sur le fait matériel, sur ce qui est enregistré, mesuré, articulé et analysé. »








« Cette série a été réalisée lors de deux résidences d'artistes dans des sites protégés : l’île Gapado, en Corée du Sud, et la ville d'lse, au Japon.
La construction contemporaine des deux sites est désormais fortement axée sur la préservation de l'environnement, le maintien d'écosystèmes durables et le tourisme qui, dans le passé, s'était longtemps concentré sur la récolte et la vente de fruits de mer. Pendant 3 mois nous avons vécu aux côtés des Haenyo, qui tout comme les Amu au Japon, vivent d'une pratique durable de la pêche et du travail collectif. Cela illustre le lien de sororité dont dépend leur survie; quand elles sont ensemble, elles partagent tout. Les œuvres photographiques des deux résidences capturent la matérialité naturelle des pierres de lave géantes, porteuses d'un mysticisme divin au sein de la culture locale. Nous avons voulu mélanger des oursins et des coquillages sur des piles de pierres de lave et des épouvantails à la surface de l'architecture du sanctuaire, fusionner la découverte avec l'inaccessibilité, la rêverie avec la disparition. »
Les sœurs Wilson s’intéressent particulièrement à l’impact de l’homme sur la planète, et notamment à ce qui se passe lorsqu'un lieu, perçu comme inaccessible, devient objet de désir et de contrôle, pour finalement être abandonné aux forces de la nature et de l'environnement, qui reprennent leurs droits et se régénèrent.
Fascinées par l’inconscient, ces sœurs jumelles créent des images étranges, hallucinatoires et psychédéliques, provocant des chocs visuels faits de contrastes de matières (minéral/organique) et de milieux (terre/mer), mêlant la beauté de la nature à l’architecture abandonnée et au chaos de certains sites tristement historiques.
Ce duo d’artistes, qui fut nominé pour le Turner Prize en 1999, a depuis été exposé dans les plus grands musées du monde (Metropolitan Museum, Getty, Tate, etc).







KETTY JULIEN & LOIS SZYMCZAK
SÉQUENCES / PARTITIONS - PRIX AMMA 2021
Du 11 au 27 octobre 2021
Commissariat d'exposition : Yann Toma
Vernissage le 11 octobre 2021
Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter les deux artistes choisis pour remporter la cinquième édition du prix AMMA Paris 1 Panthéon-Sorbonne pour l'Art contemporain.
Malgré la crise sanitaire, les étudiantes de l’Association Master 2 Marché de l’Art ont décidé de procéder à la nomination du Prix AMMA Paris 1 Panthéon-Sorbonne pour l’Art Contemporain. Parmi toutes les candidatures reçues, onze artistes ont spécialement retenu l’attention des étudiants de la promotion : Assoukrou Aké, Justine Germond, Tessa Gomez Orcel, Yunyi Guan, Victoire Inchauspé, Ketty Julien, Lucas Leclercq, Pauline Pilard, Mathieu Sauvat, Mirae Shin, Loïs Szymczak. Les médiums employés par ces artistes étudiants sont riches en propositions, à l’instar des sujets traités. Cependant, malgré les différences, il en ressort que tous ces jeunes artistes puisent leur inspiration dans des expériences personnelles, façonnant ainsi toute l’originalité et la puissance de leurs univers artistiques respectifs. Les 18 et 19 mai 2021, les artistes nominés ont pu être exposés au sein du prestigieux Bastille Design Center. Afin de départager les artistes, cinq jurés ont aimablement accepté de participer cette année à l’aventure. Le jury, présidé par l’artiste Agnès Thurnauer, était composé d’Emmanuelle Chan (alumni et spécialiste d’art moderne et contemporain asiatique chez Christie’s Hong Kong), de Salomé Partouche (artiste et co-fondatrice de l’Atelier de Paname et de la Biennale de Paname), de Luiza Vanelli Schmidt (alumni et art advisor indépendante), de Magda Danysz (galeriste). Les délibérations entre les jurées présentes ont été particulièrement intéressantes. Agnès Thurnauer a eu un mot très encourageant et touchant pour les artistes, afin de les motiver à continuer leur travail. Les projets présentés étaient tous très poussés, et l’exposition a beaucoup plu au public présent sur place. Après de longues délibérations, les membres du jury ont choisi de remettre exceptionnellement le Prix à deux lauréats, Loïs Szymczak et Ketty Julien, qu’elles souhaitent particulièrement encourager dans leurs pratiques. Le prix du public a quant à lui été attribué à Tessa Gomez-Orcel, étudiante en double Master Art Plastiques et Études de genres à l’Ecole des Arts de la Sorbonne, pour ses photographies engagées de sa série La Lucha Libre.



Luiza Vanelli Schmidt, Agnès Thurnauer & Salomé Partouche


Luiza Vanelli Schmidt, Agnès Thurnauer & Salomé Partouche
Cette année, l’issue aura été plus que surprenante, puisque ce sont deux artistes qui ont été choisi.e.s pour gagner le Prix du jury et qui est exposé dans le cadre de la Sorbonne Artgallery. Ketty Julien, étudiante en Master d’Arts Plastiques à l’Ecole des Arts de la Sorbonne de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et son installation photographique Souvenir Sourd, a su émouvoir le jury, tout spécialement les jurées présentes qui ont souhaité donner un coup de pouce à une artiste prometteuse. Loïs Szymczak, étudiant aux Beaux Arts de Paris, s’est distingué pour son travail issu de la série Trouver ma place, qui a plu à l’unanimité aux membres du jury.
Pour la cinquième édition du prix AMMA Paris 1 PAnthéon-Sorbonne pour l’Art contemporain, nous découvrons donc à nouveau de jeunes talents de l’art contemporain au cœur même du palais académique de la Sorbonne, avec cette année comme innovation la présence du bâtiment de l’Antenne (sanctifiée en décembre 2020 par ORLAN), devenue la base opérationnelle de Sorbonne Artgallery, la galerie d’art contemporain de la Sorbonne, et devant qui seront présentés les deux lauréats. Cette édition est particulièrement exemplaire car elle met en exergue le talent de deux jeunes artistes issus de deux hauts lieux de l’enseignement supérieur de l’art que sont l’ENSBA (Ministère de la Culture) et l’Ecole des Arts de la Sorbonne (Ministère de l’enseignement supérieur). Ce savant équilibre montre à quel point la richesse des propositions des jeunes générations d’artistes et de curateurs nous donne de l’espoir. Face à l’augmentation des taux d’entropie (aux niveaux physique, biologique, informationnel et psychosocial) dans l’ère de l’Anthropocène, l’ère suivante, le Néguanthropocène, suppose de mettre en œuvre des modèles artistiques fondés sur la valorisation systémique de la production d’anti-entropie. Les œuvres qui émergent aujourd’hui accompagnent cet élan et leur permettent de prendre forme dans le réel.
Ketty Julien
Séquence/0401 vers souvenir sourd
Lorsque je travaille je crée des unités narratives qui font espace sous forme de séquences. Ce sont des suites ordonnées qui présentent leurs profondeurs, et qui me permettent bien souvent de travailler sous les signes de l’absence, ou de teintes philosophiques. Il m’arrive aussi de travailler sous forme de plan, de page, des espaces plus courts. Ces séquences prennent corps lors d’installations, d’éditions, de vidéos, de mises en pages web, jeux ... & autres. Ou bien elles restent archives. Pour avoir matière à faire séquence/espace, j’enregistre quotidiennement toutes sortes de données à l’aide de différents médiums, photographie, vidéo, écrit, rêve, capture d’écran, peinture, dessin, découpe signe et instant d’espaces réels ou bien métaphoriques, qui forment un agglomérat de multiples images, métaphores, signes. Ils sont à ma perception des éléments organiques qui me permettent de spatialiser les séquences dans lesquelles je viendrais puiser lors de la création d’une séquence/espace.
Ketty Julien








Loïs Szymczak
Partition de Plongeon
La série Partition de Plongeon invite le spectateur à prendre la place du plongeur. Nous devinons au fil des cases de bande-dessinées, la logique de rapprochement progressif du bassin. Si le carré noir de la piscine se rapproche, il disparaît de temps à autre, selon la vision des figures en l’air du voltigeur. Ainsi, Loïs Szymczak nous convie de façon ludique à comprendre son sport, ses exigences. A l’instar de sa pratique sportive, les collages sont le résultat de gestes répétitifs et d’une forte rigueur esthétique. L’étourdissement que l’on peut éprouver face à cette myriade de cases se fait écho de l’angoisse éprouvée par l’athlète du haut de son plongeoir. Ces différentes séquences nous invitent à réfléchir à la logique de classement, inhérente à la compétition sportive, mais pourtant bien insuffisante pour trouver sa place et donner un sens à sa vie.
Loïs Szymczak a 28 ans, il est actuellement étudiant en quatrième année aux Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier Pascale Marthine Tayou. Les réflexions sur le sport de compétition, la futilité des concessions engrangées ou encore la logique binaire de l’échec et de la victoire sont au cœur de l’œuvre de Loïs Szymczak, dont l’entrée aux Beaux-Arts coïncide avec son arrêt de la pratique du plongeon acrobatique de haut niveau.
Ketty Julien est une artiste de 23 ans, qui développe sa pratique artistique au sein du Master 2 d’Arts Plastiques de l’Ecole des Arts de la Sorbonne de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Photographie, vidéo, peinture, Ketty Julien propose une réinvention du médium par la superposition de tirages argentiques sur papiers calques, rendus visibles par la lumière qui les transcende. Si les photos sont les témoignages objectifs d’un instant fugace, l’installation de Ketty Julien parvient à les teinter de subjectivité et à recréer une atmosphère singulière éprouvée. Sa démarche artistique s’inscrit dans une intention de partage, l’interaction avec le spectateur faisant partie inté-grante de l’œuvre. Par son Souvenir sourd, nous sommes immergés dans un espace-temps autre, qui ne se réduit pas à ce qui est visible mais témoigne également du ressenti de l’artiste. Le dialogue avec la lumière traversant participe à la pesanteur particulière de ces visions, faisant la délicatesse de cette installation personnelle et poétique.

Prix AMMA 2020 - Arianne Jouhaud - Rio Project, sous le parrainage de l’artiste ORLAN.
Prix AMMA 2019 - Dayoung Jehong - Avatar, sous le parrainage de la galeriste Nathalie Seroussi.
Prix AMMA 2018 - Alessia Sanna - Screen City, sous le parrainage d’Antoine de Galbert.
Prix AMMA 2017 - Lenny Rébéré - Exhibit, sous le parrainage des galeristes Chantal Crousel et Thaddaeus Ropac.
Remerciements particuliers aux artistes, aux membres du jury, à Monique le Forestier, à Yann Toma, à Tristant Azzy, Arnaud Bertinet et à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sans qui toute cette aventure n’aurait pu aboutir. Membres de l’association Héloïse De Baudus, Juliette Dessagne, Louise Nédélec, Aude Keruzore, Chloé Liu, Joséphine Dauphin, Léane Inès, Raphaëlle Bracq. Partenaires : Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Sorbonne Artgallery, Bastille Design Center, CPGA Comité professionnel des galeries d’art, Master 2 Pro-fessionnel marché de l’art (Paris 1), Institut Art&Droit, Le Quotidien de l’Art, Christie’s.



MULTILATÉRALISMES
LE DROIT INTERNATIONAL POUR UN MONDE NOUVEAU /
INTERNATIONAL LAW FOR A NEW WORLD
Du 16 septembre au 8 octobre 2021
Commissariat d'exposition : Yann Toma
Vernissage le 16 septembre 2021
À l'occasion du centenaire de l'Institut des Hautes Études Internationales, Sorbonne Artgallery a l'honneur de vous présenter cette exposition photographie en partenariat avec United Nations Photo Library et avec l'aimable soutien de Pascale Martin-Bidou.
Une mutualisation Paris 2 Panthéon-Assas/Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Sorbonne Artgallery bénéficie du soutien actif de l’ONU et développe une mutualisation des énergie entre les deux grandes universités que sont Paris 2 et Paris 1 en organisant une exposition photographique inédite au centre Panthéon ainsi qu’une exposition monumentale au centre Assas dans le cadre du centenaire de l’IHEI.
Destinées à « revigorer » le multilatéralisme, les photographies présentées dans le cadre de cette exposition ont accompagné le 75e anniversaire de l’ONU et ont été présentée par son Secrétaire Générale afin de faire avancer un programme commun à un moment de grands bouleversements et de périls pour notre civilisation. En effet, si le monde doit se remettre aujourd’hui en mouvement et si nous voulons tenir nos promesses aux générations futures - garantir un monde où chacun peut s’épanouir dans la paix, la dignité et l’égalité sur une planète saine - alors 2021 doit être l’année où nous imaginerons ensemble un futur souhaitable.
Quatre grandes thématiques traversent aujourd’hui l’IHEI :
Répondre aux nouveaux défis : l’évolution des sources du droit international ;
Accompagner les aspirations nouvelles : des acteurs renouvelés dans la scène internationale ;
Vers de nouvelles procédures ;
Repousser les nouvelles menaces : les déséquilibres géopolitiques

Karach, 1983, UN Photo/John Isaac

Karach, 1983, UN Photo/John Isaac

International Peace Day, 2007, UN Photo/Helena Mulkerns

International Peace Day, 2007, UN Photo/Helena Mulkerns
Établi au lendemain du premier conflit mondial pour servir l’espoir d’une paix par le droit, il renaît des cendres du second en tant qu’« Institut des hautes études internationales (IHEI) de la faculté de droit de l’Université de Paris » par décret du général de Gaulle, au titre du Gouvernement provisoire.
Par son histoire, sa fonction, sa sociologie, son ouverture, l’IHEI est un monde un peu à part dans le paysage universitaire contemporain, tout en étant rattaché à l’université Paris 2 Panthéon-Assas. On le perçoit souvent, et à juste titre, comme un havre où des personnalités très différentes, venant de cultures et d’horizons divers et parfois éloignés, se rencontrent pour se former, étudier et échanger dans une langue dont ils espèrent qu’elle leur est commune : le droit international. C’est le lieu où se transmet la pensée internationaliste, fondée avec l’ambition et l’espoir que les négociateurs de demain, les juristes qui viendront, sauront échanger un peu mieux que leurs prédécesseurs.
S’il est au cœur de la tradition française du droit international, à laquelle il contribue sans relâche, c’est au-delà de la perspective locale que se situent la spécificité de ses disciplines et la mission de notre Institut, qui s’efforce d’en être l’un des gardiens. Chaque année, sans exception dans sa vie centenaire, des savants et praticiens étrangers, de tous les continents, de toutes les cultures et de toutes les traditions, viennent honorer l’IHEI de leur concours. Là où les universitaires, juristes en particulier, s’épanouissent d’abord dans une filière nationale, dont ils cultivent les ressources intellectuelles, avant d’étendre leur raisonnement aux références comparées, les premiers interlocuteurs de l’internationaliste sont russes, chinois, américains, africains ou japonais, autant que français. L’extérieur n’est pas un élément de comparaison, c’est le milieu naturel du droit international et la condition d’existence d’un institut de formation et de recherche tel que l’Institut des hautes études internationales de Paris.
Professeur Carlo Santulli, directeur de l’Institut des hautes études internationales
Fondé en 1921, après la Première Guerre mondiale, l’IHEI fête cette année son centième anniversaire.
Un partenariat Sorbonne Artgallery / United Nations Photo Library.
Direction artistique de Yann Toma, Artiste, Professeur des universités et Délégué de l’Academic Impact des Nations Unies / Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Avec l’aimable soutien de Pascale Martin-Bidou, Maître de conférences en droit public Directrice des études-IHEI Co-directrice du M2 Droit et Stratégies de la Sécurité Univ Paris 2 Panthéon Assas.





RODRIGO BRAGA
CORPO POROSO
Du 14 juin au 10 septembre 2021
Commissariat d'exposition : Yann Toma
Vernissage le 14 juin 2021
Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter l'exposition photographique Corpo Poroso de Rodrigo Braga, en partenariat avec la galerie Le Salon H.
Le parcours visuel de l'artiste brésilien Rodrigo Braga est intimement lié aux écosystèmes naturels qu’il investit. Longtemps inscrit dans la topographie singulière de son pays d’origine, il s’est plus récemment décentré en intégrant une diversité d’environnements géographiques. Ses images mettent en scène le corps à corps intime auquel se livrent sans relâche l’homme et la nature. De ce conflit naissent des images symboliquement fortes, qui donnent à voir la porosité des frontières entre l’humain, l’animal, le végétal, et les dérèglements qui en découlent. Au cœur de ce conflit son propre corps est souvent présent, dans la densité de la forêt, ou dans les entrailles de la terre.








Pour son exposition à la Sorbonne Artgallery, nous proposons de retracer ce parcours, à travers une sélection de sa production sur vingt années de carrière. Les neuf photographies présentées ici ne répondent pas à une logique chronologique, mais cherchent à travers des images iconiques, à réaliser une synthèse des pensées et pratiques immersives de l’artiste. Ce sont des fragments d'une histoire non linéaire, racontée à travers des corps, des roches, et des végétaux, qui dénotent les fractures évidentes de l'époque que nous vivons. D'une certaine manière ce regard rétrospectif, reflète avec acuité la question de l’anthropocène, alors que l'humanité tend à l'épuisement de ses ressources et à l'effondrement de sa présence sur terre. Mais ces photographies, sont aussi le témoignage d’une vision personnelle, et donc subjective du monde, à un moment donné. Parfois agressives, parfois tendres, elles témoignent de l’ambivalence des pulsions, prédatrices ou protectrices, qui nous lient aux vivants.
Né à Manaus (Amazonie, Brésil) en 1976, Rodrigo Braga est diplômé́ des Beaux-Arts à l'UFPE (Recife, nord-est du Brésil, 2002). Il expose depuis 1999, et est lauréat des plus importants prix d'art contemporain au Brésil, tels que le PIPA Prix 2012 - Musée d'Art Moderne de Rio de Janeiro, et le Prix des talents émergents du Musée d'art de São Paulo - MASP 2013.
En 2012, Rodrigo Braga participe à la 30e Biennale internationale de São Paulo, et en 2013 il expose l'œuvre Tonus au Cinéma du MoMA PS1 à New York.
En 2016, il est invité au Palais de Tokyo, Paris (Prix SAM Art Projects), pour réaliser une exposition personnelle.


LEE SHULMAN
SWEET DREAMS
Du 1er au 10 juin 2021
Commissariat d'exposition : Yann Toma
Vernissage le 1er juin 2021
Sorbonne Artgallery est heureuse de vous présenter l'exposition Sweet Dreams de Lee Shulman, exposée du 1er au 10 juin 2021, dans le cadre de Parcours Saint-Germain.
Sweet Dreams fait partie d’un projet initié par le réalisateur britannique Lee Shulman qui cherche à préserver une certaine mémoire collective de la fin du 20ème siècle à partir d’une collection de diapositives abandonnées. The Anonymous Project est une étoile montante, après la présentation de la série photographique The House aux Rencontres d’Arles, à la Polka Factory puis à la fab Agnès B, The Anonymous Project apparait comme un journal kaléidoscopique de moments partagés, faisant jouer tous les milieux sociaux et culturels qui, dès les années 50, avaient accès direct à la pellicule couleur.







À l’occasion de Saint Germain Parcours, Sorbonne Artgallery aura le plaisir de présenter en exclusivité une collection de The Anonymous Project qui, jusqu’à présent, est restée très confidentielle. Par ailleurs, The Anonymous Project inondera le quartier Saint-Germain avec des affiches de leur immense collection, imprimées à plus de 1500 exemplaires.
À 40 ans, Lee Shulman gravite dans l'industrie cinématographique. Il vit et travaille actuellement entre Paris et Londres. Il a d'abord été assistant de production pour Ridley Scott Associates, sur diverses publicités et clips musicaux. En 1998, il est diplômé de l'Université de Westminster avec un BA Hons en Film Video and Photographic Arts. Il est à l’origine du concept The Anonymous Project et a récemment écrit, tourné et produit sa première série télévisée pour Canal+.





EMERIC LHUISSET
CHEBAB
Du 4 au 27 mai 2021
Commissariat d'exposition : Yann Toma
Inauguration post-confinement le 19 mai 2021
Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter CHEBAB d'Emeric Lhuisset, exposée du 4 au 27 mai 2021.
Plan séquence d'une journée de la vie d'un combattant de l'Armée Syrienne Libre Camera subjective, 24h en boucle diffusé en temps réel
Province d'Alep et d'Idlib (Syrie), août 2012
Dans la majorité des sociétés le conflit est omniprésent : actualités, films, jeux vidéos… il est difficile de ne pas le voir, pourtant l’image qui nous en est offerte n’en présente qu’un fantasme idéal détaché de la réalité.
Même si le fantasme reste le même, la représentation de la guerre tend à changer. Alors qu’il est généralement demandé au reporter d’être le plus proche de l’évènement, on voit apparaitre massivement depuis 2010 des images qui ne sont non plus faites par les témoins de l’évènement que sont les reporters, mais par les acteurs de l’évènement eux-mêmes que sont les combattants. Ces derniers produisent aujourd’hui, au moyen de leur smartphone, la majorité des images de guerre, mais en deviennent également les diffuseurs via les réseaux sociaux.






Dans ce projet, en fixant une caméra sur le torse d’un combattant de l’Armée Syrienne Libre dans la région d’Alep et d’Idlib, Emeric Lhuisset interroge la place contemporaine du reporter de guerre. Mais il choisit également dans cette vidéo en caméra subjective de réaliser un plan séquence de 24 heures qui sera par la suite diffusé en temps réel. Cette vidéo, il va la revisiter et capturer de manière systématique chacune des 1440 minutes de ces 24 heures, interrogeant par là notre rapport à la photographie et la recherche de l’instant décisif. Pourquoi tenter encore de capturer cet instant décisif au risque de le manquer alors que l’on peut aisément filmer en très haute résolution et qu’il suffit ensuite de réaliser une capture de l’instant souhaité ? L’artiste nous invite à nous interroger sur les représentations et l’usage du medium photographique mais il nous confronte également à la réalité la plus brute, en dehors de tout fantasme, en dehors de l’évènement, simplement la banalité d’un quotidien, celui d’une guerre.
Né en 1983, Emeric Lhuisset a grandi en banlieue parisienne. Diplômé en art (Ecole des Beaux-Arts de Paris) et en géopolitique (Ecole Normale Supérieure Ulm / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Son travail est présenté dans de nombreuses expositions à travers le monde (Tate Modern, Museum Folkwang, Institut du Monde Arabe, Stedelijk Museum, Rencontres d’Arles, Sursock Museum, CRAC Languedoc-Roussillon, Musée du Louvre Lens…). Il remporte notamment le British Journal of Photography International Photography Award 2020, la Résidence BMW pour la Photographie 2018 et Grand Prix Images Vevey - Leica Prize 2017. Il publie chez André Frère Editions et Paradox (Ydoc) Maydan – Hundred portraits (2014), Last water war (2016), chez André Frère Editions et Al-Muthanna L’autre rive (2017), aux Editions Trocadero Quand les nuages parleront (2019) et chez Filigranes Editions Le bruit du silence (2020). Il enseigne à Sciences Po depuis 2007 sur la thématique art contemporain & géopolitique.



