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FAUST CARDINALI
POLYPTYQUE D'UN POLYCORPS

Du 26 avril au 27 mai 2022

Commissariat d'exposition : Yann Toma

Vernissage le 26 avril 2022

Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter l'exposition de Faust Cardinali intitulée Polyptyque d'un polycorps, à voir du 26 avril au 27 mai 2022.

Faust Cardinali, avec ce polyptyque de la Sorbonne, élucide ou cache encore plus l’histoire de la découverte de sa matière première polyvinylique. Avec un sens singulier de recouvrement du paysage, de résistance à la persistance de l’objet (trouvé), de réflexion sur la place de l’animal aujourd’hui, de positionnement de l’architecture au regard de l’environnement, l’artiste propose une conception toute personnelle du musée pour finalement arriver à aborder la notion d’échelle et de dimension de l’œuvre. Il s’agit ici de réinterroger la notion de sculpture à un moment de notre histoire où tout relief semble s’abolir de fait. Le glissement du polyptique au polycorps annoncerait-il un nouveau corps ?

Polyptyque, les neuf images présentées sont une sorte de travelling sur mon travail antérieur et en même temps sur un projet futur, un long paysage où des matières plastiques, organiques, métalliques, architectu-rales (et donc aussi textuelles) dessinent un monde où l’homme est absent physiquement, mais présent psychologiquement. Il s’agit de mettre en scène plusieurs histoires dans une nouvelle histoire d’images. Dans la description des œuvres il n’y a aucune indication de taille ni de proportion. Ce que l’on peut nommer « bijou d’artiste » est une immense sculpture, une installation monumentale qui devient minuscule tout à coup, un paysage peint devenu miniature. Les œuvres les plus récentes côtoient les œuvres historiques, des maquettes construites dans les années 60/70/80 dans un célèbre bureau français d’architecture sont devenues des villes –stalactites. Les crânes et les ossements d’animaux, trouvés au cours des dix dernières années lors d’errances dans les bois de la Toscane, prennent l’apparence de sculptures hybrides. L’idée est d’annuler les hiérarchies entre les disciplines, de peindre un paysage en résine sur un vrai paysage, de dy-namiter l’orfèvrerie classique, où le précieux devient couleur et s’intègre dans l’œuvre, comme dans le pas-sé, en peinture, lorsque des pigments naturels était mélangés à des couleurs à l’huile. Dans ce cas le pré-cieux est matière de peinture… Les installations, les monuments à venir, prennent en considération ce temps du faire, cette matière malléable.

Faust Cardinali

Faust Cardinali pratique trois formes d’art : la peinture, la sculpture et l’orfèvrerie simultanément. L’une influençant l’autre.

Ses bijoux sont souvent des objets qui expliquent et révèlent les autres disciplines. Parfois de manière exagérée… les bijoux décodant le message tandis que la peinture l’inscrit. Son travail, traitant de l’extrême violence du matériau brut, oppose au raffinement voire à la grâce du résultat final obtenu. Depuis plus de trente ans, Faust Cardinali réalise son travail autour de l’idée d’une société transformée par les forme idéales des stalagmites et des stalactites. Le temps qui passe est organiquement une matière plastique non toxique - car les polycorps sont des êtres vivants, conçus par une rencontre amoureuse entre les humains. La résine qui découle de l’espace picturale est symboliquement la sève, ma-tière organique, plastique et sémantique. L’esthétique de science-fiction évoque une forme d’archéologie détournée : les architectures plastifiées sont habitées par des résistants absents ; les maquettes originales des architectes Andrault et Parat, des années 60/70, récupérées par l’artiste ont étés immergées pendant un temps indéterminé dans la résine et sont devenues des sculptures tentaculaires, d’aspect métaphysique et organique. L’artiste a détourné le projet d’origine des architectes de construire des habitations, pour lui donner une nouvelle vie le transformant en une œuvre de sculpture à part entière. Dans le processus de travail de Faust Cardinali, un rituel de transformation qui apparait toujours dans le travail de l’artiste comme un manifeste aux actions libératoires, d’un corps encore humain mais déjà cyborg, également outil de travail qui déclenche des installations.  « Le bijou d’artiste peut devenir pinceau, trombone, tournevis ; il est parure ou bouclier ; il se situe au même niveau qu’un tableau de Picasso ! Il n’est plus décoration ou accessoire mais art à part entière ». Partie prenante du polyptyque qu’il est, Cardinali est un polycorps.

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PODCAST - Faust Cardinali
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