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Hors sol

RENAUD AUGUSTE-DORMEUIL

Exposition du 9 octobre au 4 novembre 2026
 

Vernissage le 9 octobre à 19h, 12 place du Panthéon

Interface le 14 octobre 18h-20h Amphithéâtre Descartes (Sorbonne).

​Renaud Auguste-Dormeuil travaille, depuis le milieu des années 1990, au dévoilement des structures invisibles qui
informent notre relation à un réel toujours déjà médiatisé.
Artiste aux aguets, il questionne sans relâche la fabrique de l’image envisagée dans son espace politique.
Visibilité/invisibilité, luminosité/obscurité, mémoire/oubli, ce que l’on sait/ce que l’on croit savoir, évoquer sans montrer,
dire sans narrer... sont autant de balises pour appréhender ses œuvres qui mettent en formes les codes qui organisent
le flux des images. Si les premières préoccupations de l’artiste étaient essentiellement tournées vers les nouvelles
cartographies et les obsessions sécuritaires des systèmes d’information et de surveillance, de contrôle social du
domaine public, son œuvre, depuis quelques années, prend un tour plus métaphorique. Dans sa conception de la vie
le réel n’est qu’une fine pellicule qui voile un monde infiniment plus riche que celui sur lequel nos yeux se posent
quotidiennement. L’exercice unilatéral du pouvoir et le point de vue sont des préoccupations récurrentes dans l’œuvre
de l’artiste. Une part importante de son travail concerne les technologies de la communication, comme réflexion critique
sur leurs usages.


Né en 1968 et vivant à Paris, Renaud Auguste-Dormeuil questionne, depuis le milieu des années 1990, la fabrique des
mages, envisagées dans leur cadre public et politique. Si ses premières préoccupations concernaient essentiellement
l’histoire du pouvoir et les technologies de l’information, notamment en situation de conflits et de guerre (comme en
attestent ses cartographies de ciels avant des bombardements militaires de civils, évoquant ces instants qui précèdent
ou suivent des traumatismes historiques), son œuvre prend, depuis quelques années, un tour plus métaphorique et
programmatique.
Renaud Auguste-Dormeuil est Lauréat du Prix HSBC pour la photographie (2004), Lauréat du Prix Meurice pour l’art
contemporain (2010), Lauréat du Le Prix 1% marché de l’art (2022) ainsi qu’ancien pensionnaire de la Villa Médicis
(2010). Son travail à fait l’objet de nombreuses expositions personnelles institutionnelles et muséales en France et à
l’étranger (Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice, Espace de l’Art Concret de Mouans Sartoux, MACRO
Testaccio de Rome, MAC VAL, Fondation Ricard, Palais de Tokyo, Fondation Caixa, Swiss Institut de NY...). Ses
œuvres sont présentes dans d’importantes collections de musées d’art contemporain, fondations et collections privées.
Il est représenté en France par la galerie In Situ – Fabienne Leclerc à Paris et en Belgique par la Galerie La patinoire
Royale – Valérie Bach, Bruxelles.​​

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Pensionnaire de la villa Médicis de 2008 à 2009, Renaud Auguste-Dormeuil est lauréat du prix Le Meurice pour l'art contemporain 2009-2010. Il est représenté par la galerie In Situ (Romainville). Son travail artistique, qui prend la forme de photographies, de vidéos et d'installations, explore notamment les « nouvelles cartographies » et les thématiques liées aux enjeux sécuritaires. Entre ce que l’on sait et ce qu’on croit savoir, entre la mémoire et l’oubli, Renaud Auguste-Dormeuil s’intéresse aux technologies de la communication comme réflexion critique sur leur usage. À partir de la problématique de la destruction et de la fabrication des images, l’artiste explore différentes temporalités qui ont toutes à voir avec la question du point de vue : d’où voit-on les choses, et à quel moment ? Pour la Biennale, et sous la forme d’une performance, I Will Keep a Light Burning donne corps aux lignes du ciel de demain. Allumées au fil de la soirée, des bougies ont pu à peu apparaître comme une constellation du futur, en un immense cercle matérialisant l’invisible.

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