
TERENCIO GONZALEZ
LUMINARIA
Du 15 octobre au 1er décembre 2018
Commissariat d’exposition : Françoise Docquiert
Vernissage le 15 octobre 2018
Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter l'exposition LUMINARIA de Terencio González, exposée du 15 octobre au 1er décembre 2018.
Comme les œuvres de l’Américain Richard Diebenkorn, auxquelles l’artiste se réfère, Luminaria nous transporte dans une réflexion où le temps et l’espace convergent à travers des panoramas et des horizons de lumière. Il s’agirait de vivre ici une forme d’expressionnisme linéaire et apaisé qui nous parlerait, au-delà du recyclage des papiers-affiches argentins, des passages successifs de l’action humaine et de ce qu’ils suggèrent d’énergie résiduelle et d’espoirs de renaissance. Cette forme de figuration renaissante, secrètement imprégnée de volumes ondulées et de passages rugueux, presque sonores, serait progressivement découverte à chaque respiration traversant la galerie Soufflot. Du local au global : L’œuvre comme témoin du passage des corps et de la discontinuité de la vie. Au fil des jours, de l’aube au crépuscule, cette présence immanente nous conduit vers une réflexion sur le monde et ses sons.








Ces lignes superposées, réflexives, abstraites, tendues et acoustiques, échappent aux schémas de configuration de la peinture elle-même. Ils n’ont ni début ni fin. Elles tissent un véritable champ de force où les lignes ont du sens et où elles dessinent des perspectives croisées. C’est comme si toutes les images de la pensée dans ce contexte académique devaient être considérées au-delà de leur contexte primaire et viser imperceptiblement un horizon commun.
Luminaria agit comme une lanterne, une lanterne colorée qui fournirait l’éclairage et la ventilation pour l’espace environnant. Touché par cette lumière sensible, colorée et vivante, le spectateur, en tant qu’être ayant le droit de faire connaître (consciemment ou inconsciemment) et de partager ce que René Thom définit comme la nature ultime de la réalité, n’aurait qu’à partager en retour de ce geste généreux l’horizon infini que l’artiste nous ouvre.
Terencio Gonzalez vit et travaille à Paris. Après un passage dans un domaine économique, il est rapidement rattrapé par sa passion pour la peinture et entre en 2013 à l’École Nationale des Beaux Arts de Paris dans l’atelier de Jean Michel Alberola dont il sort diplômé en 2015. Terencio Gonzalez est représenté à Paris par la galerie Jérôme Bauchant.
Collection publique (séléction): FRAC Normandie Roeun, France; Société Générale, Paris; Fond de dotation VR D'Affaux, France; Université Paris-Dauphine, Paris, France.
Expositions Solo (séléction): 2018 - Luminaria, Sorbonne Artgallery, Paris; 2017 - Chronicles of a Summer, Galerie Jérôme Pauchant, Paris; 2016 - Gracias por sur Visita, Galeria Kernel, Càceres, Spain; 2015 - Mural Reflection, Diplôme National Supérieur d'Arts Plastiques, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Atelier Alberola, Paris.
Expositions communes (séléction): 2018 - Resonance, Frac Normandie Rouen, Rouen, France; 2017 -Session #5 Filiation, Galerie Paris-Beijing, Paris; 2017 -Background, Frac Normandie Rouen, Galerie Duchamp, Yvetot; 2017, Agora (cur. Collectif 2A 1 ), Galerie R-2, Paris; 2017 -Garder le cap, Galerie Valérie Delaunay, Paris; 2016 -L'im-matériel, Galerie Episodique, Paris; 2016 Generosity, release exhibition, Point Contemporain magazine, XPO Studio, Paris; 2016 -Il suffit d'un grand morceau de ciel, Galerie Jérôme Pauchant, Paris.
Awards/ grants: 2017 - Support for research, artistic creation from the CNAP
Training: 2012 - 2015: DNSAP, École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris, Atelier Alberola, including an exchange semester at the Art Center College of Design, Pasadena, USA (2013).





GABRIELLE WAMBAUGH
GROTTES
Du 6 juin au 31 juillet 2018
Commissariat d’exposition : Yann Toma
Vernissage le 5 juin 2018
Sorbonne Artgallery est contente de vous présenter l'exposition GROTTES de Gabrielle Wamabaugh, exposée du 6 juin au 31 juillet 2018.
« Je suis sculptrice et je questionne les espaces déportés,
les espaces intermédiaires,
les espaces que l’on ne voit à première vue.
Dans ma pratique, j'assemble.
Je m’intéresse au feu, aux retraits, aux transformations.
L’utilisation de la céramique me permet tout cela,
J’explore ainsi des forces douces et tendues,
des gestes anciens,
des attitudes féminines »
Gabrielle Wamabaugh








"Une série de gestes qui consiste à arranger, à englober ce qui ne s’emboîte pas naturellement, à créer des zones de rapprochement entre ces points singuliers, à les mettre en évidence et à les relier, à les faire se réaliser ensemble, à les transformer en une nouvelle forme, qui les remplit sans les identifier. Alors quelque chose peut naître et s’élever, non pas par la réglementation, mais par l’ajout de matériaux non miscibles, non négociables.
Ce façonnage signifierait, en acceptant que le fonctionnement de la traduction se déroule par variation ou oscillation, qu’il émet des va-et-vient entre le savoir et le sentiment, entre la projection et le doute, qu’il induit de nouvelles élucidations grâce à la mise en place d’un ensemble de questions qui restent encore sans réponse. Questionner l’endroit où il touche, pointer et arriver à l’endroit de la jonction possible. Où un regard à construire et un sentiment à insinuer commenceraient.La plus simple des perceptions ne se forme-t-elle pas à partir du doute sur la chose perçue ou le désir de cette chose ? On désire et on ne pense pas à avoir peur car on laisse aller et on accepte de perdre le contrôle. Ce qui bouge, c’est la matière elle-même. Une forme est toujours entendue de la périphérie, c’est-à-dire de l’endroit où elle se déplace, impalpable, avec quoi elle flirte. Bouger, sculpter, c’est passer d’une forme à son contraire et c’est aussi au rythme, sauter d’un intervalle à l’autre, et prendre le pouls du rythme de l’air avec la substance. Une forme est alors appréhendée, engendrée en cette matière : une forme informe la matière elle-même ".
Extrait de EXPLOSANTE-FIXE, par Frank Smith, basé sur les échanges entre Frank et Gabrielle
Gabrielle Wambaugh est une sculptrice, lauréate du prix Altadis en 2002, avec une première monographie publiée par acte sud, elle a remporté sa première commande publique en 2003 dans la ville de Daegu en Corée. En 2005 et 2006, elle est invitée à une résidence de recherche à la Manufacture Nationale de Sèvres, Cité de la céramique. En 2007, 2008 et 2014, c’est au centre international de céramique EKWC qu’elle pousse ses recherches en grès et questionne les "fusions". Lauréate de la bourse de recherche Norma Lipman en 2007, elle réside quelques années à Newcastle upon Tyne au Royaume-Uni et bénéficie d’une publication soutenue par le Arts Council of England, l’Université de Newcastle et l’Université de Sunderland "the power of losing control" ISBN 978-0-9557478-5-4. Le travail de Gabrielle Wambaugh a été exposé dans de nombreux musées, centres d’art et galeries privées en Europe, aux États-Unis et en Corée : Le Grand Hornu en Belgique, le Musée international de la céramique à Faenza, en Italie, ainsi qu’au Musée du Capitole à Rome et au Exposition "Porcelaine de Sèvres" au Palais Princier de Monaco. Une partie de sa recherche sculpturale est commercialisée par la Cité de la céramique, Manufacture de Sèvres suite à une nouvelle résidence de recherche sur le grès réalisée en 2010-2011. Son travail est représenté en France par la Galerie Eric Dupont à Paris.
En 2015, lauréate d’une commission publique de la ville de Vitry sur Seine, elle crée pour le plein air : "Merveilleuse Marie Madeleine dans les nuages", une sculpture entièrement réalisée en grès. http://www.wambaugh.us/prix.htm En 2017, elle a participé à Ceramix au Musée Bonnefanten de Maastricht, aux Pays-Bas, au Musée de Sèvres et à la Maison Rouge, Fondation Antoine de Galbert. Gabrielle Wambaugh travaille principalement avec la céramique mais élabore également des installations mélangeant céramique, craie et caoutchouc. En 2018 à la Galerie Municipale Jean Collet et à la Galerie Eric Dupont elle présentera des sculptures de ricochets, suggérées ou couvertes, de celles qui ne sont pas vues à première vue et qui s’ouvrent à plusieurs interprétations. Elle présente également de grands dessins muraux et des photographies à travers lesquels elle souligne le caractère ambigu de la sculpture et explore les notions de périphérie, de norme, de genre et de représentation. Un texte de Frank Smith retrace ces engagements.





CÔME MOSTA-HEIRT
DE L'UN À L'AUTRE
Du 15 mai au 2 juin 2018
Commissariat d’exposition : Yann Toma
Vernissage le 14 Mai 2018
Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter l'exposition DE L'UN À L'AUTRE de Côme Mosta-Heirt, exposée du 15 mai au 2 juin 2018.
Côme Mosta-Heirt présente neuf compositions dont la progression dans la Galerie Soufflot, de l’un à l’autre des espaces, se veut non linéaire tout en étant multiplicité non normée.Cette progression fait émerger un lieu en soi, un espace de la diversité qui se déplie progressivement. La dimension poétique et ironique qui anime l’artiste se joue de cette progression de type binaire. Pour lui « le nombre de pièces placées d’une manière aléatoire crée un imaginaire, en l’occurrence ici, basé sur des chiffres et il est évident (qu’il fait) allusion à la dimension poétique des mathématiciens Grecs (Pythagore en particulier). » Nous sommes confrontés à un « champ de présences » (Husserl) en expansion : « Ces structures évoquent le morcellement et ce morcellement contribue à la mise en abîme de l’espace. Ce n’est pas la mise en forme, mais la disposition des pièces qui va créer l’espace plastique, ce que l’on doit voir (le donné à voir). » Cette œuvre in situ fait évidemment référence à toute la rigueur du travail de Côme Mosta-Heirt, convoquant avant tout le faire dans l’espace qu’il investit et qu’il redistribue tout à la fois sans pour autant avoir recours à la composition. Ainsi l’artiste fait acte de liberté. La résistance des matériaux non composés n’en est que renforcée, réaffirmant ainsi une continuité dans l’acte artistique : « Le modèle de la beauté n’a d’intérêt que dans la continuité du projet initial, encore faut-il se remémorer l’instantané de la fulgurance première. »








L'exposition De l'un à l'autre de Côme Mosta-Heirt est la dixième exposition organisée dans la Sorbonne ArtGallery. Elle célèbre une personnalité marquante de l'art contemporain français, un artiste sans concession qui a su nous ouvrir à son art et à sa conception singulière du rapport entre pensée et création. Côme Mosta-Heirt y présente une sélection de neuf compositions dont la progression dans la galerie Soufflot, de l'un à l'autre des espaces, se veut non linéaire tout en étant multiplicité non normée. L'œuvre s'inscrit au cœur de problématiques tant arithmétiques que géométriques et ne manque pas de poésie. Elle se décline lentement, comme habitée par un lieu en soi où le soleil et les éléments échapperaient à notre temporalité. En témoignent les ombres toutes particulières qui délivrent à chacune de ses sculptures un relief inexplicable. Ce cheminement fait émerger un lieu en soi, un espace de la diversité qui se déplie progressivement.
La dimension poétique et ironique qui anime l'artiste se joue de cette progression de type binaire. Pour lui « le nombre de pièces placées d'une manière aléatoire crée un imaginaire, en l'occurrence ici basé sur des chiffres, et il est évident (qu'il fait) allusion à la dimension poétique des mathématiciens Grecs (Pythagore en particulier). » Nous sommes confrontés à un « champ de présences » (Husserl) en expansion : « Ces structures évoquent le morcellement, et ce morcellement contribue à la mise en abîme de l'espace. Ce n'est pas la mise en forme, mais la disposition des pièces qui va créer l'espace plastique, ce que l'on doit voir (le donné à voir). » Cette œuvre in situ fait évidemment référence à toute la rigueur du travail de Côme Mosta-Heirt, convoquant avant tout le faire dans l'espace qu'il investit et qu'il redistribue tout à la fois sans pour autant avoir recours à la composition. Ainsi l'artiste fait acte de liberté. La résistance des matériaux non composés n'en est que renforcée, réaffirmant ainsi une continuité dans l'acte artistique.
Côme Mosta-Heirt introduit, à travers cette multiplicité de signes (logiques en apparence) une temporalité qui serait un horizon temporel en soi, plus précisément un « champ temporel originaire » (Husserl). Nous assistons, de l'une à l'autre des fenêtres d'exposition en présence, à la libération du champ phénoménal et à l'apparition d'un horizon fondateur de la perception. Le champ de présence de l'œuvre et de ses légers décalages imperceptibles serait ainsi le lieu où l'actualité et 'inactualité passeraient continuellement l'une dans l'autre, s'entrelaçant à l'infini, si bien que le va-et-Vient des spectateurs dans la galerie Soufflot (aussi bien leurs corps que leurs regards) arriverait, au gré des passages, à dégager un au-delà de l'image, un dénominateur commun à l'état de sculpture. Cette déambulation arythmique favoriserait une apparition du sculptural tout en entraînant une absence furtive de la photographie. De l'un à l'autre serait en définitive la possibilité de la perception d'un champ de sculptures en charge. Hic et Nunc la sculpture. En amont du vernissage, la Sorbonne ArtGallery a donné la parole à l'artiste au cours d'une conférence qui s'est tenue le 14 mai 2018 à 16 heures dans l'amphithéâtre IV du Centre Panthéon-Sorbonne, en présence des plus importantes sommités de l'art contemporain. Le voici reproduit dans les pages qui suivent.
Côme Mosta-Heirt est né en 1946, au Havre. Il vit et travaille à Paris et Etretat. Après des études à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et à la Sorbonne, il est profondément marqué par les cours de Bernard Teyssèdre et par ceux, à l’école du Louvre, de Jacques Thirion sur l’art Roman. Il commence alors sa carrière d’artiste. Encore étudiant, sa rencontre avec François Mathey conservateur au Musée des arts décoratifs, est décisive. Le grand conservateur lui confie une série de conférences sur l’art contemporain et l’engage à devenir artiste. Côme Mosta-Heirt part à New York et découvre la vie d’artiste dans Soho. À partir de cette époque, il s’y rendra et y travaillera régulièrement. Il y rencontre Richard Serra, Keith Sonnier, Mark di Suvero, Grosvenor, Lawrence Weiner. Joseph Kosuth, Daniel Buren, Robert Rauschenberg. À l’occasion d’une de ses nombreuses visites à Tony Smith, il se voit offrir, en signe d’une intimité de l’art partagée, une maquette de Snake is Out dont la Sculpture est exposée à la National Gallery of Art de Washington. Côme Mosta-Heirt travaille sur les relations qu’entretiennent des volumes colorés avec l’espace, ainsi qu’une œuvre de dessins et de vidéo. Enseignant titulaire de l’atelier de sculpture de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Dijon et à l’Ecole des Arts de la Sorbonne de Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il demeure une figure importante de son histoire. L’artiste y a transmis sa vision singulière et rigoureuse sur la picturalité du volume dans l’espace, une vision qui couvre un large champ d’investigations, passant du dessin au volume et du volume à la vidéo. Une pratique formée d’interactions entre les êtres et les formes. Son travail est présent dans de nombreuses collections privées.
Collections publiques (sélection) : Museum of Modern Art (de la Ville de Paris), Paris ; Centre Georges Pompidou, Paris ; Museum of Calais ; Museum of le Havre ; Museum of Fine Art, Cincinnati ; FRAC (Regional Foundation for Contemporary Art) Nord/Pas de Calais ; FRAC Ile de France ; FRAC Lorraine ; Museum of Languedoc-Roussillon, Sérignan.
Expositions personnelles (sélection) : 2016 Mille et une, Granville Gallery Paris ; 2014 Au-delà de la peinture, Immanence Gallery, Paris ; 2013 Travaux spécifiques / Specific Works, Daniel Buren et Côme Mosta-Heirt, Granville Gallery, Paris ; 2013 J’aime trop Baugin, La Verrière, Hermès Foundation, Brussels ; 2010 Mise en serre, Domaine de Chaumont-sur-Loire ; 2010 Granville Gallery, Paris ; 2010 Théâtre d’Arras, Arras ; 2010 Festival Côté/Court, Ciné 104, Pantin ; 2009 Gallery Georges Verney-Carron, Lyon ; 2007 Projection of Recent Video Works, Ciné 104, Pantin ; 2005 Museum of Contemporary Art, Languedoc-Roussillon, Sérignan ; 2005 Prieuré de Marcevol, France ; 2004 Gallery Georges Verney-Carron, Lyon-Villeurbanne ; 2002 CheJu, Korea ; 2002 Ecole des Beaux-Arts, Nîmes ; 2001 Kunstverein Stuttgart (Germany) ; 2001 Gallery Im Heppacher, Esslingen (Germany) ; 1999 Gallery Georges Verney-Carron, Lyon-Villeurbanne ; 1999 Site Odéon°5, Paris ; 1999 Gallery Le Moniteur, Paris ; 1996 Gallery Georges Verney-Carron, Lyon-Villeurbanne ; 1994 Centre d’Art Contemporain de Vassivière en Limousin ; 1993 Centre d’Art Contemporain de Kerguehennec, Morbihan ; 1987 Museum of Fine Arts, Le Havre ; 1985 Museum of Fine Arts, Calais ; 1983 Gallery Eric Fabre, Paris ; 1981 Gallery Micheline Szwajcer, Anvers (Belgium) ; 1981 Gallery Eric Fabre, Paris ; 1979 Modern Art Gallery, Vienne (Austria) ; 1979 C-Space, New York (United States) ; 1974-1983 Galerie Eric Fabre, Paris.





BARBARA ANNA HUSAR
KOSMISCHE SEXUALITÄT
Du 10 avril au 9 mai 2018
Commissariat d’exposition : Yann Toma
Vernissage le 10 avril 2018
Sorbonne Artgallery est heureuse de vous présenter l'exposition Kosmische Sexualität de BARBARA ANNA HUSAR, exposée du 10 avril au 9 mai 2018.
Barbara Anna Husar présente à Sorbonne Artgallery une œuvre singulière (initiée en 1997) sous le label "Ticket to coordinate". Elle questionne les flux vitaux qui nous traversent et nous interpellent.
Réalisée au dos de paquets de cigarettes qu’elle a recyclés pour l’occasion, l’artiste renverse les codes, appose ses propres marques et propose de supplanter la nicotine avec une énergie cosmique et sexuelle. Ses "boîtes secrètes" interpellent notre imagination et inspirent bien au-delà de la pensée rationaliste qui nous inonde quotidiennement. C’est un appel effréné de nos forces de vie endormies.








Barbara Anna Husar, qui s’installe elle-même ici en tant que "sage-femme du cyberespace", propose de lier l’énergie sexuelle à l’intuition, de réactiver nos chakras et de laisser ce phénomène nous envahir où que nous soyons : dans les transports publics, pendant nos routines quotidiennes. Elle rappelle que le travail et son environnement incarnent "une piste d’atterrissage intermédiaire". C’est un vecteur de liens et d’intermédialité essentiels à la mutation des corps et des esprits.
Dans Kosmische Sexualitât, Barbara Anna Husar sublime neuf formats de papier en augmentant considérablement leur taille et convoque ce qu’elle appelle "les zones de paysage entre les pensées". Pour elle, la nudité incarne la présence indispensable de l’être dans le monde. Elle entend ainsi partager l’expérience et la joie vécue dans la nature, pour assurer dans un second temps une nécessaire réparation de certains de nos algorithmes internes, aujourd’hui craqués. Elle prône le déploiement d’une forme de pensée sous-jacente noble et cosmique, une pensée d’hygiène de l’information et d’écoute profonde.
L’artiste offre un cadeau destiné à chacun de nous : c’est une fenêtre ouverte vers les potentialités de notre énergie vitale. Barbara Anna Husar nous propose d’intégrer en nous-mêmes une nouvelle forme de sexualité cosmique qui serait susceptible de nous sublimer à travers l’action de l’art et de l’artiste. Cette série in situ est une sorte d’Oasis qui vise à remplacer les médias sociaux et qui nous interroge sur la condition humaine.
Pour l'artiste ultracontemporaine Barbara Husar, l'horizon en tant qu'élément de connexion entre le ciel et la terre est d'une importance capitale. Elle a notamment été chevrière dans le désert du Sinaï et a été encadrée par les gardiens de la culture nomade millénaire. L'infini et les connexions internes sont les moteurs de sa recherche artistique pour caractériser les questions centrales de la création. Elle a relié un hamac aux cordons ombilicaux de son troupeau de chèvres. Le chemin entre le cordon ombilical et le pis est étroit. L'artiste a créé une montgolfière en forme de mamelle comme signe céleste du changement de valeur, stimulant le discours sur la relation entre la culture et la nature. Elle a traversé les Alpes en 2020 avec sa sculpture sociale FLYING UDDER.
L'œuvre de Barbara Husars est difficile à isoler. 4,535 milliards d'années d'histoire de la Terre ; météorites, trilobites, libellules, dinosaures, mammifères... expériences végétales extraterrestres, micro et macro rotations - dans la sculpture sociale, la performance, le film d'animation, la peinture à l'huile et la poésie. Ses recherches se situent entre la préhistoire et le remodelage de la vie. L'activité internationale de Barbara Husar dans l'échange d'informations entre les cultures, les domaines de connaissance et les médias artistiques qu'elle représente : "Je suis une partie, une partie intermédiaire et un accélérateur de particules".
Barbara Husar est artiste plasticienne, performeuse, metteur en scène et auteur. Elle a étudié à l'université des arts appliqués de Vienne et à l'académie Gerrit Rietveld d'Amsterdam, a reçu la bourse d'État autrichienne et est lauréate du prix Hubert Berchtold.
Elle a été artiste en résidence à Berlin, Pékin, Shanghai et Bilbao. Expositions individuelles au Musée d'histoire naturelle de Vienne, Schloss Amberg Feldkirch (A), Altenrhein Airport (CH), English Building Art Space (FL), Kunstverein Ulm (D), stage back Shanghai (CHN), GoDownArtCenter Nairobi (KE), Sorbonne Artgallery Paris (F).




CHRISTIAN JACCARD
PARTS DE CROISSANCE
Du 6 février au 3 mars 2018
Commissariat d’exposition : Yann Toma
Vernissage le 5 février 2018
Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter l'exposition Parts de croissance de CHRISTIAN JACCARD, exposée du 6 février au 3 mars 2018.
Christian Jaccard présente des tableaux éphémères conçus spécialement pour la galerie du palais académique de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Son œuvre se réfère autant aux phénomènes mondiaux et à la fluctuation des dérivations du temps qu’à nos propres ignitions. Pour l'artiste un des enjeux majeurs est la représentation du temps. Initiée dans les années 1970 avec la combustion d’objets sur toile, de cuirs et de tableaux anonymes, la voie ignée associe au geste pictural la pratique ancestrale de l’écobuage, dite aussi culture sur brûlis. La combustion à mèche lente altère la matière et la couleur originelle de matériaux et de supports divers, desquels émerge un réseau d’empreintes inédites. Ces dessins « automatiques » sont autant de stigmates du temps, constituant pour l’artiste une trace mémorielle, un repère signifiant. Appliqués à l’échelle du mur ou d’un édifice, les « tableaux éphémères » célèbrent l’énergie cosmique.








Dans cette œuvre contextuelle, l’omniprésence des ignigraphies reflète les mouvements d’une économie de l’ignition qui se croise, se juxtapose ou se superpose en données corrigées. Elle est comparable à celle de la mondialisation stigmatisée quotidiennement par les graphiques des Bourses traçant des montées et des chutes passagères, brutales ou cycliques.
Le processus d’ignition s’en empare. Les flambées, leur flux d’expansion, leurs textures, leurs strates, leurs pigmentations en surchauffe agissent en déclinant leurs perspectives fluctuantes et métaphoriques. Elles stigmatisent la volatilité explosive des remous et l’imprévisibilité des précipitations induites dans l’univers grandiose et chaotique des indices de croissance, évolutions de statistiques, résultats opérationnels, facteurs de ressources, courbes de conjoncture, écarts de performance, indicateurs de tendance, transferts de valeur, taux de rendement....
Interfaces spéculatives et virtuelles, les fluctuations dominatrices et flambeuses résistent, s’emballent ou s’effondrent. Dissipée, l’énergie aux propriétés ignigènes traduit et ironise sur l’évolution des turpitudes boursières incessantes. Elle étale ses graphes dont l’ombre pénètre les marges. Ses rythmes ondulatoires et ses pics sont ceux des indices frénétiques qui brûlent et crament leur propre record. Autant de paysages de légendes où rêve et réalité expriment les nuances intempestives des oscillations.
Dans l’ignition véhémente comme dans l’empreinte de bitume, l’Humain voit poindre le mystère qu’il porte en lui-même. Les énergies dissipées, complémentaires et différentes, sont des conditions inhérentes à la pensée. L’esprit les manipule et se meut dans un univers sans entrave. Leurs matières sont dans leurs propriétés respectives, dans la combinatoire du recouvrement et de sa fonction. Densité des bifurcations au sein du labyrinthe des particules, celle ci ne cesse de se croiser, d’ourdir ses facteurs compulsifs et chaotiques.
Christian Jaccard, d’origine suisse, est né en 1939 à Fontenay sous Bois. Il apprend le Manuel du gabier et les feux de camps (1948). Lycéen il ramasse des fossiles, traces indéfectibles du temps (1954). Étudiant, il se forme aux beaux-arts à l’école nationale de Bourges (1956-1960). Jaccard s’intéresse aux déchets industriels et aux traces par empreintes : genèse de ses premiers travaux lithographiques. Graveur chromiste dans une imprimerie typographique (1964-1975). Il explore des processus d’imprégnation liés à la confection d’outils spécifiques. Il façonne et oblitère successivement des Toiles effacées, Toiles ficelées, Toiles contrepliées, Toiles calcinées. Artiste du processus de combustion: Anonymes calcinés, Trophées, Toiles brûlées (1970-1989) il développe les Brûlis et Pics de combustion conjointement au Concept supranodal (prolifération de textures noueuses) depuis1990. Ses interventions ponctuelles dans les friches industrielles, chapelles et autres lieux sont une nouvelle mise en œuvre de sa transition picturale et où, à chaque escale le tableau éphémère et sa mise en œuvre s’accomplissent en terme d’exploration. Artiste consacré, Christian Jaccard est aujourd’hui Président de l’ADAGP (Société des Auteurs dans les Arts Graphiques et Plastiques) où il défend l'intérêt des artistes et du droit d'auteur. Il est membre du Conseil d’UFR de l’Ecole des Arts de la Sorbonne.




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