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Conférences IHEST 

Séminaire de recherche théorique : Arts, Sciences et Technologies

Sous la direction de Yann Toma

Les mardis de 18h à 20h, du 16 septembre au 16 décembre 2025

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Amphithéâtre OURY - Centre Sorbonne

14 rue Cujas

75005 Paris

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Hai Chau Cournède 

16 décembre 2025

Entre idées et projets d’innovation : approche sociocognitive et perspective stratégique 

La recherche de Hai Chau Cournède est consacrée à l’étude des dynamiques permettant de transformer des idées abstraites en innovations concrètes. Notre perspective stratégique vise à comprendre les mécanismes qui sont à l’oeuvre lorsqu’il s’agit d’évaluer le potentiel des idées, d’organiser les ressources et de conduire le processus de passage de l’idée au projet d’innovation. Une idée abstraite devient une innovation concrète à travers un mouvement collectif de réalisation. Ce mouvement n’est possible que quand les acteurs parviennent à donner du sens à leur engagement. Ce postulat nous conduit à adopter une approche sociocognitive qui met le processus de construction de sens au coeur de l’analyse. Pour étudier un processus concret d’émergence de l’innovation, notre cadre conceptuel et méthodologique mobilise essentiellement la construction collective de sens de Weick, la sociologie de la traduction de Callon et Latour, et l’analyse processuelle de Pettigrew. Cette grille combine d’autres travaux moins répandus jusqu’à maintenant dans le management de l’innovation : la noologie de Morin, la philosophie de la technique de Simondon et l’ethnotechnologie de Gaudin. L’investigation empirique consiste en l’étude de cas d’une innovation majeure au sein de l’entreprise Air Liquide: dix ans de développement des garnissages pour la distillation cryogénique des gaz. L’étude de cas conforte la pertinence de notre approche sociocognitive. Tout particulièrement, elle permet de mettre en évidence deux dynamiques fondamentales et complémentaires dans la construction de sens : traduction et reconnaissance. Ce résultat conduit à tout à la fois remettre en cause et compléter la sociologie de la traduction en la reliant à la théorie de l’état naissant d’Alberoni à travers la « re-co-naissance » comme dynamique collective : plutôt que de se rallier par intérêt bien compris (l’intéressement / la traduction), les acteurs qui constituent le premier noyau actif, comme ceux qui se convertissent plus tard, « se reconnaissent » autour d’une idée dont ils « reconnaissent » ensemble le potentiel innovant et la capacité de transformation et de refondation de l’organisation (re-naissance / reconnaissance). Cette re-conceptualisation ouvre des perspectives théoriques et pratiques nouvelles pour la gestion des processus d’innovation.

Hai Chau Cournède exerce depuis 20 ans diverses fonctions liées à la gestion de la technologie et de l’innovation au sein du groupe Air Liquide. Dans ce séminaire, elle abordera les fondements de cette discipline et partagera les concepts qu’elle utilise le plus fréquemment dans sa pratique, tant pour l’élaboration de visions stratégiques à long terme que pour la prise de décision en situation d’incertitude. Ses propos seront illustrés par des exemples concrets dans le domaine des énergies bas-carbone. Normalienne de l’ENS Cachan (Paris-Saclay), elle est titulaire d’un doctorat en sciences de gestion et auditrice de l’IHEST, promotion Rosalind Franklin 2022.

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Alain Becoulet

9 décembre 2025

Etat actuel et avancées en fusion nucléaire

 

La fusion nucléaire, processus à l’œuvre dans le cœur des étoiles, consiste à fusionner des noyaux légers, comme ceux du deutérium et du tritium, pour produire une énergie considérable, sans émissions de CO₂ ni déchets radioactifs à longue durée de vie. Elle représente une promesse majeure pour un avenir énergétique durable. Aujourd’hui, la recherche mondiale en fusion est structurée autour de deux grandes approches : le confinement magnétique, avec en tête le projet international ITER à Cadarache, et le confinement inertiel, illustré par les récents succès du National Ignition Facility (NIF) aux États-Unis, qui a franchi le seuil de l’ignition en 2022. ITER, en construction, vise à démontrer la faisabilité scientifique et technologique d’un réacteur à fusion produisant dix fois plus d’énergie qu’il n’en consomme. Les avancées récentes incluent l’achèvement de composants majeurs comme les aimants supraconducteurs, la chambre à vide et les systèmes de chauffage. Le premier plasma est prévu pour le début de la décennie prochaine. Parallèlement, des initiatives privées se multiplient, avec plus de 40 start-ups dans le monde explorant des concepts alternatifs, souvent plus compacts et rapides à développer. Certaines, comme Commonwealth Fusion Systems ou TAE Technologies, attirent des investissements massifs et promettent des démonstrateurs dès les années 2030.

Les défis restent nombreux : maîtrise des matériaux face aux flux de neutrons, gestion du tritium et intégration industrielle. Mais les progrès sont rapides, portés par une synergie entre recherche publique, innovation privée et volonté politique. La fusion nucléaire n’est plus un rêve lointain : elle entre dans une phase de concrétisation, avec l’ambition de devenir une composante clé du mix énergétique mondial d’ici le milieu du siècle.

 

Alain Bécoulet est actuellement Directeur Général Adjoint et Directeur Scientifique de l’ITER Organization. Il a la charge du Département de Science et Intégration. De 2011 à 2020, il a été Directeur de l’Institut de Recherche sur la Fusion Magnétique (CEA/IRFM), à la tête d’une équipe de 300 collaborateurs. Alain Bécoulet est cofondateur du Centre sino-français pour l’énergie de fusion (SIFFER) et a occupé le poste de Directeur Adjoint du Centre international chinois de coopération pour l’énergie de fusion. Fort de 38 années d’expérience dans le domaine de la fusion, il est membre de l’Académie des technologies de France. Il a été fait Chevalier de l’Ordre National du Mérite et a reçu le Prix de la coopération scientifique et technique internationale de la République Populaire de Chine. Il est auditeur de l’IHEST (promotion Elinor Ostrom) et membre de son Conseil d’Orientation.

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Lucile Delmas

2 décembre 2025

Comment définir la santé des océans ? 

 

L’Ifremer est l’institut français de recherche entièrement dédié à la connaissance de l’océan. Il est implanté en métropole et en outre-mer et a en gestion la Flotte Océanographique Française. De par cette place sur le milieu matin, l’Ifremer a accompagné pendant plus de 10 ans les travaux scientifiques et techniques de la Directive-cadre Stratégie pour le Milieu marin (la Directive européenne qui consiste à évaluer l’état de santé des mers/océans). Durant ces années, scientifiques et services de l’État ont fait face à de nombreuses questions : comment définir le « bon état écologique » ? Comment le mesurer ? Comment le qualifier ? 

En quelques années, nous sommes passés d’une évaluation basée sur la bibliographie à près de 70 indicateurs environnementaux calculés, toutes thématiques confondues. Mais comment savoir si un indicateur est pertinent ? Qu’entend-on par pertinent ? efficace ? opérationnel ? Plusieurs regards se croisent alors. 

 

Lucile DELMAS est Directrice-adjointe du Département Océanographie et dynamique des écosystèmes de l’Ifremer. Après un diplôme d’ingénieur en agronomie, elle a exercé 5 ans en développement local, dans les secteurs du monde agricole et de la pêche. Un pas de côté l’amène à travailler 10 ans en milieu social et médico-social, dans le champ de la grande précarité et du handicap. Elle entre à l’Ifremer en 2018 pour coordonner la mise en œuvre d’une directive européenne visant la bonne santé du milieu marin. Lucile Delmas a été auditrice de l’IHEST en 2024, promotion Hubert Reeves.

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Catherine Véglio-Boileau
et Patrick Caron

26 novembre 2025

Récit de fiction - Parole scientifique

Un dialogue sur nos futurs alimentaires et migratoires

 

Dans son roman « Des vies sans refuge » (Sérendip’Éditions, 2024), Catherine Véglio fait partager au lecteur le destin de migrants pris au piège des machinations d’une multinationale dans un monde bouleversé par les crises climatiques et alimentaires. Pour Patrick Caron, auteur de la préface, ce récit d’anticipation, dans lequel ordre réel et fiction entrent en correspondance, est « une allégorie du monde actuel qui se projette dans un avenir, à la manière de Soleil Vert », le film de Richard Fleischer. 

Qu’apporte le recours à l’imaginaire, à l’écriture romanesque, par rapport aux productions de la recherche académique ? Que peut-il naître de la rencontre entre science et littérature? Dans une époque d’incertitude radicale, que peuvent-elles raconter ensemble sur des questions qui traversent nos sociétés, en l’occurrence la sécurité alimentaire, la condition migrante ? Leur dialogue permettrait-il une projection plus concrète sur ces enjeux, voire une anticipation des ruptures de long terme ?

 

Patrick CARON est co-président d’Agropolis International, vice-président de l’Université de Montpellier pour les relations internationales, directeur international de l’initiative « Montpellier Université d’Excellence » (MUSE) et directeur du Montpellier Advanced Knowledge Institute on Transitions (MAK’IT). Il a été président du groupe d’experts de haut niveau du Comité des Nations Unies sur la sécurité alimentaire mondiale (CSA) de 2015 à 2019. Chercheur au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) depuis 1988, il est également docteur vétérinaire, docteur et titulaire d’une habilitation à diriger les recherches en géographie, auditeur de l’IHEST promotion Léonard de Vinci 2012-2013, délégué de l’IHEST Occitanie.

 

Catherine VÉGLIO-BOILEAU est conseil éditorial et auteure. Elle a été chargée de l’activité territoriale de l’IHEST et responsable du pôle programmation du cycle national de formation de l’institut. Elle a travaillé près de vingt ans sur les questions européennes pour la presse agricole, le quotidien La Tribune puis pour  le think tank Confrontations Europe et la Maison de l’Europe de Paris. Diplômée de Sciences Po Paris et en droit, elle a débuté en presse régionale et collaboré à divers titres de la presse économique nationale. « Des vies sans refuge » est son deuxième roman après « La fête carnivore » (Lemieux Éditeur, 2017)

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Clémentine Cailleteau-Crucy

25 novembre 2025

Dans le labyrinthe de l’eau : comprendre, décider, agir.

 

L’eau est à la fois une ressource vitale et un enjeu stratégique pour nos sociétés. Entre sécheresses, inondations, pollutions émergentes et besoins croissants, sa gestion s’apparente à un véritable labyrinthe, où se croisent acteurs locaux, nationaux et européens.

Cette conférence propose un voyage interactif au cœur de ce défi : comprendre les cycles de l’eau, cartographier les risques, décrypter les jeux d’acteurs, explorer les innovations et s’exercer aux arbitrages entre usages parfois contradictoires.

Un objectif : montrer que chaque goutte compte, et que la mobilisation de tous — élus, techniciens, citoyens — est indispensable pour construire une gouvernance de l’eau à la hauteur des enjeux du XXIe  siècle.

 

Clémentine Cailleteau-Crucy est docteure en sciences de la vie et de la santé, professeure en lycée professionnel, maire de Mardié (Loiret), déléguée eau potable, préservation des ressources et défense incendie pour Orléans Métropole, élue à l’Agence de l’eau Loire Bretagne, déléguée départementale.

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Jean-Christophe Olivo-Manin

18 novembre 2025

Des cellules et des chiffres

 

L’analyse d’images est une discipline scientifique multidisciplinaire qui s’appuie sur les mathématiques, le traitement du signal et la physique, et dont l’objectif est d’extraire des données quantitatives à partir de l’information visuelle contenue dans les images grâce à des méthodes robustes de quantification et de modélisation. Elle est devenue indispensable, en association avec l’imagerie haute résolution, pour étudier en détail la complexité des processus biologiques et approfondir les connaissances mécanistiques du vivant. Ainsi, la microbiologie, la biologie cellulaire, la médecine moléculaire, la protéomique et la génomique fonctionnelle dépendent fortement de l’imagerie quantitative pour comprendre les mécanismes cellulaires physiologiques et pathologiques.

Mon laboratoire a développé des algorithmes innovants en vision par ordinateur, imagerie mathématique et biophysique computationnelle, permettant des avancées majeures dans l’étude de la dynamique cellulaire, de la mécanobiologie et de la pathologie numérique. Ces outils ont transformé la manière dont la motilité cellulaire et les propriétés biomécaniques des cellules sont analysées, et ouvrent de nouvelles perspectives pour la recherche biomédicale pour le suivi en temps réel de virus et de parasites, l’analyse des mouvements et des formes en microscopie tridimensionnelle, ainsi que l’analyse du comportement animal. L’intégration de l’intelligence artificielle à ces outils améliore encore leurs performances, offrant à la communauté scientifique des outils robustes pour analyser et interpréter des phénomènes biologiques complexes. Pour faciliter la diffusion et l’accès des chercheurs biomédicaux à ces méthodes avancées, nous avons développé la plateforme logicielle Icy (icy.bioimageanalysis.org) qui est open-source et gratuite, et intègre, entre autres, plusieurs modules d’apprentissage profond et d’analyse de statistiques spatiales.

 

Jean-Christophe Olivo-Marin est le chef de l’unité d’Analyse d’Images Biologiques et le directeur de l’institut Carnot Pasteur Microbes et Santé. Il a été le directeur du département de Biologie Cellulaire et Infection, le directeur de la Technologie et du Centre d’Innovation et Recherche Technologique de l’Institut Pasteur et un des membres fondateurs de l’Institut Pasteur de Corée dont il a été le premier directeur de la Technologie. Auparavant, il avait été chercheur au Laboratoire Européen de Biologie Moléculaire (EMBL, Heidelberg). Il a obtenu sa thèse de doctorat et l’HDR à l’Institut d’Optique Théorique et Appliquée, Université Paris-Orsay et est diplômé de l’institut de Formation Supérieure Biomédicale (IFSBM). Il est Fellow de l’IEEE, de l’SPIE, de l’OPTICA et de l’AAIA, et ancien auditeur de l’Institut des Hautes Études pour la Science et la Technologie (IHEST), promotion Michel Serres. Il a reçu le Distinguished Service Award de l’IEEE Engineering in Biology and Medicine Society et le Prix Thérèse Lebrasseur de la Fondation de France. Ses intérêts scientifiques sont principalement les approches mathématiques et d’apprentissage pour l’analyse d’images biologiques, la vision par ordinateur et la biophysique de la dynamique cellulaire.

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Anne Jacquelin

4 novembre 2025

Les partenariats de recherche avec la société civile, un levier pour une transformation durable ?

 

Cette intervention permettra aux auditeurs et aux étudiants de mieux comprendre les cadres et les dynamiques de collaboration entre les sciences et la société. En balayant rapidement son histoire, sa nature, les types de contractualisation comme de financements, ils pourront comprendre les leviers et freins de ces liens.  Il s’agira aussi, par le biais de leurs projets communs, de distinguer les conditions d’existence propres aux institutions de recherche de celles des acteurs hétérogènes communément rassemblés sous le terme de société civile. Ce faisant, nous comprendrons les lieux communs et lieux de frictions liés à leurs trajectoires propres. L’intervenante proposera quelques perspectives pour une évolution de ces liens dans une perspective de développement durable.

 

Docteure en sociologie du travail et des organisations, Anne Jacquelin est directrice de la recherche et développement chez R&Dy. Elle accompagne des projets en utilisant des méthodes participatives issues de la recherche-action qui visent à co-construire un projet avec ses parties prenantes. Elle dirige également des missions d’évaluation et des études prospectives collaboratives. Elle est consultante depuis 15 ans pour le monde industriel et des services sur des questions de santé, de management et d’organisation. Ses travaux de recherche portent sur l’implication des parties prenantes dans des partenariats sciences et société dans un secteur, une filière. Elle mène actuellement ses recherches avec le Laboratoire d’Évaluation des Politiques Publiques et des innovations (Leppi) et HC-Ecrac, plus spécifiquement sur les questions d’enfance, de capital social, d’aide sociale à l’enfance et de handicap. Elle est également co-présidente du réseau Alliss, réseau de consolidation du dialogue sciences et sociétés. Elle enseigne le management, l’innovation et les ressources humaines dans des écoles, universités mais aussi pour le monde professionnel.

Jacquelin Anne (2019), « Penser l’organisation du travail pour une recherche action participative. Éléments pour une approche transdisciplinaire », in Bernard (dir.) L’interdisciplinarité au travail. Du travail interdisciplinaire à la transformation du travail. Presses de l’Université Nanterre.

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Sébastien Jaffrot

21 octobre​ 2025

Transition, des ressources fossiles aux ressources minérales. L’inventaire des ressources minérales.

 

Que sont les ressources minérales ? Quels sont les usages des ressources minérales (focus art), D’où viennent les ressources minérales ? Quelles contraintes ? Quelle réponse au niveau européen ? Comment vont évoluer les sous-sols de France, voire au niveau terrestre global ? Sébastien Jaffrot dressera un inventaire des ressources minérales national. Un croisement judicieux entre œuvres d’art et sciences accompagnera cette démonstration.

 

Après une formation en Géo-ressources, eau et environnement et des études en Génie Civil Sébastien Jaffrot s’est investi considérablement dans le monde du minéral. Auditeur de l’IHEST il est actuellement directeur général de BRGM Explore, filiale du BRGM. De 2018 à 2024 Directeur adjoint de la Direction Risques naturels et prévention au BRGM après des expériences en entreprise, dans l’industrie et en bureau d’études. 

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François Lecellier

14 octobre​ 2025

L’Intelligence Artificielle, fonctionnement, limites et opportunités.

 

L’Intelligence Artificielle existe depuis plus d’un demi-siècle mais elle a connu un véritable essor avec l’apparition des grands modèles de langage (LLM en anglais) et de l’intelligence artificielle générative.
Cette dernière peut maintenant générer facilement, textes, images, sons, vidéos qui peuvent paraitre créés par des humains. Cependant, le fonctionnement de l’IA générative n’est pas magique, les algorithmes qui la sous-tende sont bien connus et c’est la puissance de calcul et le volume de données disponible qui a permis la création de cette nouvelle approche. L’usage de l’IA générative et de l’IA en général est de plus en plus présent au sein de la société, que ce soit au travail (avec la proposition d’IA spécifiques ou l’utilisation des outils du marché) mais aussi à la maison avec l’apparition d’assistants IA et de l’IA sur les smartphones et réseaux sociaux. Cette multiplication des outils et des usages constitue une crainte pour certains et une opportunité pour d’autres. Mais les IA ne sont pas parfaites, loin de là, et leurs limites sont trop souvent méconnues. Au sein de cette conférence, j’exposerai le fonctionnement, les limites et opportunités qui peuvent être vues pour les IA génératives ainsi que les problèmes sous-jacents en terme d’énergie, de

fausses informations et de propriété intellectuelle.

 

François Lecellier est auditeur de la promotion Hubert Reeves de l’IHEST, Maître de Conférences en Traitement du Signal et des Images à l’Université de Poitiers, ses thématiques de recherche s’orientent sur l’utilisation de l’Intelligence Artificielle dans des contextes spécifiques, que ce soit au niveau des images (imagerie médicale, aspect émotionnel...) mais aussi des données en général (analyse de l’apprentissage). Il est également membre du comité de pilotage Science avec et pour la Société de l’Université de Poitiers. Il est le responsable de deux groupes de travail au niveau international, le groupe Education Innovation et le groupe Intelligence Artificielle dans le groupe de Coimbra (regroupement de 40 universités européennes). Il est également chargé de mission pour l’accompagnement renforcé des étudiants à l’Université de Poitiers.

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Anna Szyjkowska-Piotrowska

7 octobre​ 2025

Procédés des avant-gardes. L'exemple polonais.

 

Peut-on trouver un idiome particulier des avant-gardes dans un pays ou un autre ? Si c’est possible, ce serait par rapport à ce que j’appellerais un geste. Un geste qui marque le sens, un geste qui performe, qui met les choses en mouvement, qui fait avancer les choses. En commençant par les modernistes antimodernes comme Witkacy ou Schulz, en passant par ce qu’on pourrait appeler une classique des avant-gardes polonaise (Kobro, Strzemiński, groupe a.r. et beaucoup d’autres) nous allons découvrir aussi des espaces obscurs de l’histoire de l’art les gestes de femmes-artistes (Abakanowicz, Tapta) qui tissaient dans le genre d’art textile une autre histoire des avant-gardes.

 

 

Anna Szyjkowska-Piotrowska est philosophe, auteur et artiste conceptuel avec une approche interdisciplinaire (Master en philosophie et linguistique appliquée, doctorat en philosophie de l’art, soutenu à l’université de Varsovie, Pologne ; Habilitation à diriger des recherches en philosophie, soutenue à l’université Maria Curie-Sklodowska, à Lublin, Pologne.  

Professeure associée en théorie de l’art à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie et à l’université Frédéric Chopin à Varsovie. Depuis 2022, elle est également chercheuse associée à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, à l’Institut ACTE, dans l’Axe Esthétique et théories critiques de la culture, et membre de MODERNITAS/Centre interdisciplinaire de recherches sur les avant-gardes. Elle est l’auteur de Po-twarz. Przekraczanie widzialności w sztuce i filozofii (L’après-visage. Transgresser le visible dans l’art et la philosophie), słowo/obraz terytoria, 2015, Dyrygując falom. Myślenie w awangardach wizualno-muzycznych (Diriger les vagues. Penser dans les avant-gardes visuelles et musicales), słowo/obraz terytoria 2019 et d’autres ouvrages et articles sur l’art et la philosophie, entre autres L’insaisissable du visage. Envoûtement esthétique et regard éthique, avec Gwenola Druel et Leszek Brogowski, PUR 2024.

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Isabel Nottaris

30 septembre​ 2025

À l’écoute des mondes multiples 

 

La conférence « À l’écoute des mondes multiples » nous invite à explorer les médiations à l’ère de l’Anthropocène, ce temps où bouleversements environnementaux et crises sociales viennent bousculer nos manières de comprendre et de raconter le monde. S’appuyant sur une expérience dans le domaine des musées et de la culture scientifique, Isabel Nottaris propose un voyage intellectuel et sensible au cœur des mots, des idées et des pratiques qui façonnent notre rapport aux savoirs.

Au fil de l’exposé, la conférencière met en lumière l’appauvrissement du dialogue à une époque où la parole, fragmentée et polarisée, peine à créer du lien, alors même que les enjeux écologiques exigent des récits collectifs et partagés. Elle explore la polysémie de notions comme « nature » ou « Anthropocène », dont les significations multiples traduisent la diversité des visions du monde et révèlent toute la complexité à définir ce que nous cherchons à protéger.

Cette réflexion conduit à remettre en question les grands cadres hérités de la modernité : la séparation entre nature et culture, entre humain et non-humain, entre savoirs scientifiques et savoirs locaux ne résiste plus face à l’imbrication et à la complexité des crises contemporaines. L’analyse invite ainsi à s’interroger sur la manière dont les institutions de savoir, en particulier les musées, doivent aujourd’hui rendre visibles les liens invisibles entre phénomènes écologiques, techniques et sociaux, et devenir des espaces ouverts, transdisciplinaires et critiques.

En conclusion, la conférence ouvre des perspectives pour une pensée plus relationnelle et plurielle, où sciences, humanités et cultures locales dialoguent afin d’inventer de nouvelles façons de comprendre, de transmettre et d’agir dans un monde en profonde transformation.

 

Isabel Nottaris est muséologue et dirige l’Ocim, Office de Coopération et d’Information Muséales, organisme soutenant la politique « Dialogue science-société » du MESR. Formée à l’EHESS et titulaire d’un master en géopolitique (Paris VIII), elle a exercé à Paris, Beyrouth, Bruxelles, Cayenne et a été directrice adjointe du Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse pendant sept ans. Convaincue du rôle émancipateur des musées, elle défend l’importance de leur contribution à la citoyenneté.

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Olivier Parent

23 septembre​ 2025

Analyse prospective de la science fiction

 

Bien que la science-fiction semble briller par sa modernité, elle s’inscrit en réalité dans l’histoire des arts depuis la nuit des temps, puisant ses origines dans le récit imaginaire. C’est au début du XIXe siècle qu’elle entre dans sa période contemporaine, mais elle ne prendra son nom actuel, « science-fiction », qu’un siècle plus tard. Souvent associée à l’imaginaire, au fantastique ou aux extraterrestres, la science-fiction est avant tout une œuvre d’art produite par un créateur – qu’il soit auteur, cinéaste ou dessinateur. Poussés par une urgence créatrice, ces artistes expriment à travers leurs œuvres les espérances autant que les angoisses que suscite le monde qui les entoure. Comme toute forme d’art, toutes les œuvres de science-fiction ne se valent pas, mais certaines brillent d’une lumière particulière, offrant bien plus qu’un simple divertissement : elles apportent au lecteur ou au spectateur un nouvel éclairage sur le réel de notre quotidien.

En France, il a fallu attendre une cinquantaine d’années après la Seconde Guerre mondiale pour que la science-fiction soit pleinement acceptée comme un mode d’expression à part entière.
Cette reconnaissance a ouvert la voie à l’utilisation de la science-fiction comme un exercice de pensée puissant permettant d’analyser les enjeux contemporains majeurs tels que l’intelligence artificielle (IA), le transhumanisme, l’exploration spatiale ou les défis environnementaux. Au-delà de ces vastes sujets, elle permet également de pratiquer des exercices de « What if… » sur des thématiques plus spécifiques, comme l’urbanisme, la cosmétique, l’évolution des réseaux sociaux ou les enjeux stratégiques d’entreprise. Plus intéressant encore, la science-fiction se révèle un outil précieux dans le cadre de la prospective, cette pratique stratégique d’exploration des futures d’une organisation humaine. 

En déplaçant les participants d’un exercice de design thinking basé sur la SF, il devient possible pour des groupes de co-créer, d’échanger et de discuter dans des contextes où ils n’en auraient que rarement l’habitude ou l’occasion dans leur quotidien. Cette approche favorise une exploration créative et audacieuse des futurs possibles. C’est précisément à cette découverte qu’Olivier Parent vous invite : un voyage allant d’un parcours historique de la science-fiction à la découverte d’une pratique de la prospective qui s’appuie résolument sur elle.

 

Prospectiviste issu d’une double culture artistique et scientifique, Olivier Parent fonde, en 2006, FuturHebdo.fr, le magazine de société de nos futurs immédiats. Sur ce site, des articles de journalisme prospectiviste traitent les avenirs qui se présentent à nous. D’autres sont des essais et des analyses. En 2015, Olivier a créé le Comptoir Prospectiviste.fr, bureau d’études en prospective stratégique, sociologie du futur des organisations et des nouveaux usages. Le Comptoir s’adresse aussi bien aux institutions qu’aux entreprises et associations. Cette même année, 2015, il est Auditeur de l’IHEST, Institut des Hautes Études pour la Science et la Technologie (ihest.fr), et il débute une collaboration avec le Huffington Post qui porte sur des analyses prospectives des films de science-fiction, analyses qui désormais sont aussi produites pour le CNES et inCyber News. Ces chroniques sont toutes rassemblées sur le site Sciencefictiologie.fr. Attaché à la valorisation de la culture populaire comme source d’inspiration pour demain – la science-fiction comme terre d’exploration.

Yann Toma 

16 septembre​ 2025

Séance inaugurale,

Les images de pensée et leur projection dans l’espace réel

Ce séminaire inaugural sera l’occasion de rappeler la raison d’être du séminaire « Arts, Sciences etTechnologies ». Yann Toma évoquera en détail la relation qui lie l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne avecl’IHEST puis, pour imager cette relation de recherche féconde, il conjuguera son expérience artistique avecles raisons d’être de l’existence de ce troisième cycle de conférences. Depuis maintenant plusieurs années, Yann Toma enregistre de façon systématique des événements, interventions et conférences dans le cadre de hauts lieux de savoir tels que l’Organisation des Nations Unies, l’IHEST (Institut des Hautes Études pour la Science et la Technologie), de conférences à la Sorbonne, ou partout où il se rend dans le monde. C’est pour lui un moyen de reporter des impressions, des positions, une dimension autre de sa sensation d’un réel qui l’environne. C’est aussi un moyen d’échapper à un certain déterminisme qui environne chaque personne aujourd’hui. Les Schémas Holistiques sont des captations-flux, des reports-flux qui jouent le rôle

d’instruments tant rétrospectifs que prédictifs. Au gré de ses dessins, Yann Toma facilite les trajectoires de la pensée et canalise des flux invisibles, les réorganise selon un savant mélange où l’énergie déployée fait sens. Trois types de schémas holistiques : 1/ Les dessins/captations en direct prises in vivo lors d’une conférence ou d’un événement. 2/ Les dessins/captations en prise en différée (Beuys, Deleuze, etc.) qui permettent de capter l’énergie de l’intervenant à plusieurs années d’intervalles. 3/ Les dessins/captations en association avec une thématique particulière (planète Mars, énergie quantique, etc.). En s’appuyant sur des œuvres et des théories de l’art ancrées dans une interrelation avec le réel et ses imaginaires, Yann Toma exposera la méthodologie du séminaire en articulation avec la logique de création-recherche en vigueur à l’École Doctorale de l’École des Arts de la Sorbonne (APESA). Sera par la suite exposé le protocole de création-recherche qui devra être appliqué par chacun des étudiants enregistrés à ce séminaire.

 

Yann TOMA, artiste, professeur des universités en Arts. Auditeur de l’IHEST en 2017, promotion Irène Joliot-Curie. Il est artiste-observateur à l’ONU (New York). Son travail croise l’énergie et les réseaux, tout autant que l’éthique. Ses projets expérimentent une redistribution de l’énergie entre l’artiste et ses publics et dépendent d’un certain degré en Energie Artistique (EA) pour produire l’œuvre, de sorte qu’elle soit

véritablement commune (Dynamo-Fukushima, Grand Palais, septembre 2011 - Human Energy, Tour Eiffel, décembre 2015 – Human Greenergy, Cité interdite de Pékin, octobre 2016 – Organisation des Nations Unies New York 2017 - Capitalocene, Leroy Neiman Gallery, New York 2019 - Divinations Opening Gallery

New York - Planet Energy Saatchi Gallery 2023, etc.) et orientée vers la transformation. Il est professeur des universités à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre titulaire de l’Institut ACTE, directeur du Master in Arts and Vision (MAVI), co-directeur du Master Art & Management de l’innovation (EAS-UFR06). Il coordonne

de multiples projets de recherche liés aux ODD. Il est également auditeur de l’IHEST, membre du Board de la Fondation des États-Unis, directeur de Sorbonne Artgallery, professeur des universités et président de Sorbonne Développement Durable (SDD), structure réticulaire collaborative. Il est par ailleurs Global Visiting Artist de New York University. www.yanntoma.com

Conférences IHEST 2024

Séminaire de recherche théorique : Arts, Sciences et Technologies

Sous la direction de Yann Toma

Les jeudis de 19h à 21h, du 19 septembre au 19 décembre 2024

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Amphithéâtre III - Centre Panthéon

12 place du Panthéon

75005 Paris

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Cédric Cremiere

19 décembre​ 2024

La fabrique du musée

Des musées, on dit beaucoup de choses.

Qu’ils sont le réceptacle de la mémoire. Le temple du Beau. Qu’il y en a des grands et des petits. Que ce

sont des lieux poussiéreux. Des espaces de tourisme de masse. Des institutions qui deviennent des

marques. Des endroits où le temps semble parfois s’arrêter. Où l’on conserve à tout prix.

De son expérience de théoricien, d’ancien directeur de musée et aujourd’hui de consultant en muséologie, commissaire d’exposition et d’artiste-auteur, Cédric propose un voyage au pays des musées sondant leurs paradoxes, leurs forces et leurs faiblesses pour comprendre ce qu’ils nous racontent du monde.

Ainsi seront abordés des sujets tabous comme celui des restitutions, des sujets d’inclusion à travers l’accès à la culture et la difficile popularisation des musées avec des « expositions qui ne rencontrent pas leur public », des paradoxes à mobiliser les chiffres de fréquentation lorsqu’ils sont bons et puis à reconsidérer une « essence » de la culture lorsque les fréquentations sont en berne, ou encore le verdissement soudain avec le terme d’éco-conception des expositions. Outre ces paradoxes nous examinerons des initiatives qui chahutent le modèle du musée immobile pour en faire une véritable plateforme de dialogue de transformation de la vision du monde.

Cédric CREMIERE, est consultant international en muséologie et chercheur associé à l’IHMC (UMS 8066

CNRS-ENS-PSL). Docteur en muséologie, ses recherches portent sur la relation entre la connaissance et

les musées. Ancien directeur du Muséum d’histoire naturelle du Havre (2005-2019) il a développé l’idée d’un musée comme lieu du lien, plateforme d’échanges réciproques des savoirs. Aujourd’hui, au sein de son entreprise Cédric Crémière Conseil, il accompagne des projets variés en s’appuyant sur l’intelligence

collective et la créativité humaine pour notamment redonner des horizons de réflexion à long terme dans

l’espace public. Auteur, Cédric prolonge son investigation sur les musées à travers le podcast qu’il produit et anime MonCabinetDeCuriosités mais aussi son travail d’écriture documentaire et fictionnelle.

https://www.buzzsprout.com/2083879/episodes

Cédric Crémière est conservateur en chef du patrimoine, ancien élève de l’Institut national du Patrimoine.

Ancien auditeur de l’IHEST (promotion Benoît Mandelbrot), il est membre de Sigma Xi, The Scientific

Research Honor Society, membre correspondant de l’Académie internationale d’Histoire des Sciences.

Chevalier dans l’ordre des palmes académiques. Il est membre de la Société des Gens De Lettres (SGDL),

de la Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques (SACD), de la Société Civile des Auteurs Multimédia

(SCAM), et de la SOFIA. Dernier ouvrage paru : Au-delà des restitutions. Ethique, dialogue et coopération.

Paris, MkF éditions, collection « déclarations », 2024.

Annaïg Le Guen

12 décembre​ 2024

La science fondamentale au service de la société, nouvelles pratiques, nouveaux enjeux

La science fondamentale au service de la société, nouvelles pratiques, nouveaux enjeux.

Dans un contexte de changement global, il est nécessaire d’appliquer les résultats de la recherche

fondamentale au service de la société. Cela peut se concevoir selon différentes composantes, des grands défis sociaux, du monde économique et de l’aide à la compréhension et à la décision. Il est nécessaire de créer les interfaces entre les chercheurs et enseignants-chercheurs avec les particuliers, les élus, les gestionnaires… Dans les domaines des sciences de l’univers et de l’écologie, en lien avec les sciences sociales, ces interactions doivent devenir opérationnelles et de confiance. Plusieurs media sont alors utilisés, pour sensibiliser, éclairer, accompagner, convaincre…

Au travers d’expériences dans des territoires différents, dans l’hexagone et en outremer, la conférence

témoignera de pratiques de la science, puis d’expérimentations pour la médiation scientifique, la

sensibilisation à l’environnement, et la mise en oeuvre de l’action.

Annaïg LE GUEN, Directrice de l’infrastructure nationale de recherche ILICO (littoral et côtier), Annaig Le

Guen a été auditrice de l’IHEST en 2011, promotion Benoît Mandelbrot. Annaïg Le Guen, Ingénieure de

recherche au CNRS. Promotion IHEST Benoît Mandelbrot, 2011. Après un diplôme national d’Ingénieur en

Mécanique et Energétique, Annaïg Le Guen a travaillé en Allemagne et s’est engagée dans une thèse de

l’Ecole Centrale de Nantes en mécanique des fluides financée par la Direction générale de l’armement. Suite à son expérience dans le privé, elle a rejoint le CNRS en décembre 2006 pour monter une cellule de

coordination des Programmes interdisciplinaires de recherche. Elle a rapidement travaillé sur les « Très

Grandes Infrastructures de Recherche » au CNRS puis en détachement au Ministère de l’Enseignement

supérieur et de la Recherche, et en relation avec la Commission Européenne. De 2014 à fin 2018, elle a

transformé une unité propre du CNRS en une Unité mixte d’Appui et de Recherche en Guyane française

(CNRS, Ifremer, Université de Guyane), qu’elle a dirigée pendant 5 ans, sur les thématiques d’enjeux des

socio-écosystèmes au regard des changements globaux. Elle y a présidé le consortium des représentations des 10 organismes de recherche présents localement, de l’Université et de la cellule de valorisation. En décembre 2018, elle a pris la direction du CRIOBE (Centre de recherche insulaire et Observatoire de l’environnement), implanté en Polynésie française où se trouve la Station d’écologie expérimentale internationale et à Perpignan. Elle a refondé et animé un réseau national de stations d’écologie expérimentale de 2014 à 2023 (RéNSEE). Elle a récemment pris la Direction CNRS d’une Infrastructure nationale de recherche sur les dynamiques littorales et côtières (IR ILICO) en co-direction avec l’Ifremer.

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Grégory Flandin

5 décembre​ 2024

Les promesses et défis de l'IA dans les systèmes complexes et critiques

L'Intelligence Artificielle est souvent présentée comme une technologie révolutionnaire, capable

de transformer des industries entières et d'apporter des solutions à des problèmes autrefois insolubles. Les promesses de l'IA sont nombreuses : automatisation accrue, prise de décision autonome, optimisation de processus complexes, amélioration de la sécurité, et capacité à analyser des volumes massifs de données en un temps record. Ces avancées permettent d'imaginer des systèmes plus intelligents, plus réactifs, et capables d'anticiper des situations critiques avant même qu'elles ne surviennent.

Cependant, malgré ce potentiel considérable, l'IA rencontre des limitations importantes, en particulier

lorsqu'elle est appliquée aux industries des systèmes complexes et critiques. Ces systèmes, tels que les

avions, les satellites ou les véhicules autonomes, sont marqués par une complexité élevée et des enjeux

critiques. La complexité de ces systèmes repose sur plusieurs aspects : la multiplicité des interfaces entre

les composants, la longue durée des cycles de développement et d'exploitation, le nombre d'intervenants

impliqués, ainsi que la diversité des environnements dans lesquels ils fonctionnent. À cela s'ajoute la criticité des systèmes, qui se mesure à l'impact direct sur des vies humaines, des enjeux sociétaux ou financiers.

Les limitations de l'IA dans ces contextes sont liées à plusieurs facteurs :

• Fiabilité et robustesse : Les algorithmes d'IA, bien que puissants, peuvent être sensibles aux erreurs de

données, aux biais, ou à des environnements imprévus. Dans les systèmes critiques, une seule défaillance peut avoir des conséquences catastrophiques, ce qui impose un niveau de fiabilité que l'IA actuelle ne permet pas encore de garantir.

• Explicabilité : Dans les systèmes critiques, la transparence des décisions est primordiale. Les technologies d'IA, notamment les réseaux de neurones, sont souvent perçues comme des "boîtes noires", difficiles à comprendre et à expliquer. Ce manque de transparence pose des problèmes dans des secteurs où la traçabilité des décisions est essentielle.

• Adaptabilité : L'IA doit être capable de s'adapter à des environnements extrêmement variés et parfois

imprévisibles. Or, beaucoup d'algorithmes actuels sont limités par leur dépendance à des ensembles de

données spécifiques et peinent à généraliser leurs décisions dans des contextes nouveaux ou évolutifs.

• Sécurité et gestion des risques : L'intégration de l'IA dans des systèmes critiques nécessite de s'assurer

que l'algorithme lui-même ne devienne pas un facteur de risque. Cela demande des mécanismes rigoureux de validation et de vérification qui peuvent être difficiles à mettre en place dans des environnements industriels complexes.

Dans cette intervention, nous aborderons plusieurs de ces défis et explorerons les pistes à suivre pour que l’IA tienne ses promesses de manière acceptable et sûre. Nous traiterons spécifiquement du cas des IA embarquées dans les systèmes critiques, où les contraintes d’espace, de temps réel, et de consommation d'énergie ajoutent un niveau de complexité supplémentaire.

Enfin, nous ouvrirons le débat sur la gestion de la connaissance dans les secteurs industriels stratégiques, où l'IA pourrait jouer un rôle clé, notamment en capturant et en structurant l'expertise humaine, et en optimisant les processus de décision dans des environnements à fort enjeu.

Ne nous y trompons pas, les défis que nous rencontrons avec l'IA reflètent l'ampleur de son impact potentiel sur la société. Il est donc essentiel de les aborder de manière proactive et collective.

Grégory FLANDIN, Program Director Artificial Intelligence for Critical Systems, IRT ST EXUPERY

Diplômé de Supaéro (en 1997) et docteur de l’INRIA (en 2001), Grégory a commencé sa carrière chez

Airbus Defence and Space dans l’ingénierie des systèmes d’observation de la terre. Il a rejoint l’IRT Saint

Exupéry en 2014 où il a monté le centre de compétences en IA puis pris la direction du programme d'IA pour les systèmes critiques. Il coordonne également le projet DEEL (Dependable and Explainable Learning) et le programme intégratif pour l’IA certifiable au sein d’ANITI (Artificial and Natural Intelligence Toulouse Institute). Grégory FLANDIN a été auditeur de l’IHEST en 2023, promotion Hedy Lamarr.

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Mikael Contrastin

28 novembre​ 2024

Design et Innovation

Qu’est qu’une équipe pluridisciplinaire de scientifiques, de concepteurs, d'artistes et d'animateurs

? Qu’est-ce qu’un service de conception visuelle à visées scientifiques ? Quels points de convergence de la science et de l'art ? Nous réfléchirons comment de petits projets à des solutions intégratives peuvent

incorporer une large gamme de stratégies visuelles afin de générer de l'impact pour la visualisation des

résultats scientifiques. Nous analyserons ce à quoi consiste l'utilisation d'une méthodologie de conception qui combine précision analytique de la science et créativité de l'art et de la conception. Nous évoquerons les nouvelles approches de la communication scientifique qui comprennent compréhension et analyse de la R&D et de sa traduction en visuels captivants et en résultats multimédias. Comment accompagner les institutions et les entreprises biotechnologiques et pharmaceutiques à communiquer leur technologie, leurs produits et leurs services de manière engageante et professionnelle. Que représente un travail qui se situe à l'interface du design créatif de haut niveau et de la précision scientifique ? Que signifie couvrir l'animation 3D et 2D, la conception de présentations, les illustrations, l'image de marque, la conception de sites web et plus encore ? Tant de questions passionnantes qui enrichissent aujourd’hui la relation entre design et innovation.

Mikael CONTRASTIN, est vice-président de la stratégie et du développement commercial chez EG427, une entreprise française de thérapies géniques ciblées..Mikaël est né en 1980 près du Havre. Il est diplômé de l'Ecole Polytechnique en gestion des projets et de l'innovation. Toute sa carrière a été orientée vers le développement de produits innovants. D'abord dans l'industrie automobile, où il a contribué à la conception et à l'industrialisation du premier modèle international à bas prix de Renault, et de la première voiture électrique à prix abordable. De 2015 à 2021, il a fait partie de l'équipe fondatrice de la SATT Paris-Saclay, où il a financé des projets de R&D basés sur les résultats de la recherche universitaire à hauteur de 45 millions d'euros. 22 nouvelles start-ups ont été créées à partir de la propriété intellectuelle obtenue grâce à ces investissements. En 2021, il a rejoint l'une d'entre elles, EG 427, en tant que vice-président de la stratégie et du développement commercial. La société lance actuellement sa première étude chez l'homme et développe une large gamme d'applications en neurologie à partir de sa plateforme vectorielle unique. Mikael Contrastin a été auditeur de l’IHEST en 2018, promotion Jeanne Barret.

Fabienne Martin-Juchat

21 novembre​ 2024

Sciences participatives et enjeux de la médecine 4P : la création-recherche, une solution ?

Dans le cadre de cette intervention, elle présentera à partir des projets qu’elle porte les enjeux et

les limites du déploiement de méthodologies dites participatives et plus précisément de recherche-création dans le domaine de la santé. Afin de co-contruire avec les citoyens les enjeux de la santé de demain, des méthodologies sont développées afin de respecter la diversité, la vulnérabilité et il importe de les évaluer. Plus précisément, elle fera un focus sur le potentiel de la recherche-création, afin de comprendre le vécu des patients et de révéler les différentes manières de s’approprier le télémonitoring dans le suivi des maladies chroniques.

Fabienne MARTIN-JUCHAT, est professeure des Universités en sciences de l'information et de la

communication à l'Université de Grenoble Alpes, en France. Elle développe une approche anthropologique de la communication corporelle et émotionnelle, avec un focus sur les technologies dans le domaine de la santé. Elle codirige le projet MyHealthCompanions et coordonne le LABCOM Anr MeetUX. Elle est également membre de la Chaire éthique & IA, MIAI Grenoble et membre du directoire du laboratoire d’excellence Dispositifs Médicaux de Grenoble. Enfin, en 2024-25, elle a été nommée titulaire de la chaire de recherche francophone de l’université d’Ottawa pour ses travaux dans le domaine de la santé. Fabienne Martin-Juchat a été auditrice de l’IHEST en 2019, promotion Elinor Ostrom.

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François Jocteur Monrozier

14 novembre​ 2024

Open planet facts : l’open data au service de notre planète

Malgré tous les efforts déployés, malgré la progression de nos connaissances, la profusion

d’articles, de vidéos, de podcasts, de publications scientifiques et de rapports d’experts sur les impacts de l’anthropocène sur le climat et la biodiversité, on ne percute pas !

Les scientifiques ont du mal à dépasser les cercles CSP+, la profusion des médias et des vérités

alternatives nous plongent dans une précarité informationnelle qui empêche une plus large prise de

conscience, un changement dans nos modes de vie, à la hauteur des enjeux dont il est question. Il s’agit

évidemment d’une transformation profonde et complexe qu’il faut accompagner, comme les précédentes transitions majeures qui ont permis de faire émerger le secteur secondaire impactant le monde rural, puis le secteur tertiaire impactant la géopolitique industrielle par un phénomène de mondialisation, et bientôt le secteur quaternaire en lien avec le développement durable qui impactera certainement nos modes de vie. Alors, comment convaincre les citoyens de la nécessité du changement de nos comportements ? Comment l’open data pourrait-il contribuer à la sensibilisation des citoyens aux enjeux du développement durable ? Comment à l’ère du tout « numérique », pourrait-on procéder ? Que faire et comment agir à notre échelle, individuellement et collectivement ? Comment accélérer les transitions et favoriser l’émergence de projets collectifs à impacts positifs ?

C’est pour tenter de répondre à ces questions que le projet « Open Planet Facts » a été proposé en 2018

dans le cadre d’un appel à idées interne du CNES. L’idée initiale était de proposer une approche à la « Yuka » pour rendre transparent, compréhensible et accessible les informations utiles aux citoyens pour mieux comprendre et s’informer sur la qualité de notre cadre de vie, à l’échelle d’un territoire et pas seulement à l’échelle de la planète. L’intitulé du projet initial était « l’open data au service de notre planète ». Comme nous le rappelait Michel Serres : « Désormais tout le monde a une montre et personne n'a le temps. Échangez l'une contre l'autre, donnez votre montre et prenez votre temps ! ». Prenons donc le temps d’échanger, de réfléchir et d’agir ensemble pour préserver le plus capital des communs: notre planète.

François JOCTEUR MONROZIER est sous-directeur adjoint Science et Exploration au Centre national

d’études spatiales, François Jocteur Monrozier a été auditeur de l’IHEST en 2021, promotion Michel Serres.

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Francis Garrido

7 novembre​ 2024

Eau et environnement

Les ressources en eau sur Terre se composent de 97,5 % d’eau salée et 2.5 % d’eau douce, dont

seulement ~1/3 sont des eaux souterraines. Cette eau qui circule sous nos pieds est invisible. Pour autant,

c’est grâce à cette eau souterraine, qu’en grande majorité, de l’eau potable coule à nos robinets en France. C’est aussi grâce à cette eau souterraine que durant les étés secs, les cours d’eau coulent et les marais ne s’assèchent pas. Cela en fait donc une ressource naturelle d’intérêt majeur en termes de santé publique et environnementale, mais aussi pour satisfaire les besoins actuels de divers secteurs économiques (agriculture, industrie, loisirs) qui sollicitent de plus en plus cette ressource.

La contrainte sur la disponibilité de cette ressource s’accroît du fait du changement climatique et de la

croissance de la demande pour les différents usages. En 2022 et 2023, les conditions climatiques liées à

des déficits de précipitations, des records de températures et d’ensoleillement ont conduit à des déficits de recharges hivernales des nappes et à avoir des niveaux de nappes en France qui étaient significativement inférieurs aux normales de saisons.

Dans ce contexte, cette ressource naturelle « invisible » doit donc bénéficier plus que jamais de toute notre attention pour garantir un certain équilibre entre la recharge des nappes et les prélèvements qui ont lieu. En effet, une surexploitation peut engendrer d’importants phénomènes tels que des intrusions salines dans les régions côtières, des phénomènes de subsidence (effondrement de terrains), des problèmes de qualité d’eau, des assèchements de cours d’eau avec des impacts sur les écosystèmes associés. Certains de ces phénomènes peuvent être irréversibles.

En parallèle, les pressions exercées par les activités humaines sur les ressources en eaux s’accentuent et

peuvent engendrer des problèmes de qualité : pollutions liées à l’agriculture (nitrates, pesticides), à

l’industrie (polluants organiques, métaux lourds, nanoparticules) et aux rejets des eaux usées domestiques avec un degré de traitement variable (polluants émergents, bactéries et virus antibio-résistants, résidus médicamenteux, etc.).

Même si les objectifs de développement durable de l’UNESCO sont de rationaliser de plus en plus

l’utilisation des ressources en eau dans tous les secteurs et de garantir la viabilité des retraits et de

l’approvisionnement en eau douce, c’est l’inverse qui est actuellement constaté. Cela questionne donc quant à la durabilité de cette ressource vitale et sur les conflits d’usage que cela peut générer entre pays mais aussi entre usagers d’un même territoire.

Francis GARRIDO Directeur de la Direction de l’Eau, de l’Environnement, des Procédés et Analyses au

Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), il a également été président du Groupement d’Intérêt Scientifique « Évaluation environnementale, déchets, matériaux, sédiments et sols pollués » (GIS EEDEMS). Ancien vice-président de la recherche et de l'innovation à l'Institut des Territoires Circulaires de la Région Centre-Val de Loire (ITC), il a aussi été membre des conseils scientifiques de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB), de l'INRA d'Orléans, et de plusieurs programmes scientifiques de

l'INSU. Il est titulaire d'un doctorat en sciences de la Terre de l'Université de Bourgogne – INRAE. Francis

Garrido a été auditeur de l’IHEST en 2023, promotion Hedy Lamarr.

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Frédéric Huynh

24 octobre​ 2024

Données d’observation de la Terre : les recueillir, les utiliser

La connaissance intégrée du système Terre repose sur des données acquises à différentes

échelles d’espace et de temps par des satellites, navires, avions, ballons, mesures in-situ. Ces informations constituent un patrimoine et des bases de données et de connaissances à long terme à préserver et à utiliser en fonction des besoins des communautés scientifiques. Faciliter l’accès à des données et produits d’information de qualité sur l’ensemble des compartiments du système Terre, indépendamment de leur nature, mode de collecte et localisation est un enjeu capital. L’IR Data Terra propose l'accès à l’ensemble de la communauté scientifique, aux acteurs publics et de la société civile via une infrastructure distribuées de données et de services pilotée par la science, des portails d’accès à des bases de données in-situ et d’images, séries temporelles, cartographies thématiques, données et indicateurs spatialisées ainsi qu’à des outils et plateformes d'acquisition et de traitements à la demande.

 

Frédéric HUYNH est directeur de l’infrastructure de recherche Data terra. Il a été précédemment

représentant de l’Institut de recherche pour le Développement (IRD) au Brésil, et directeur de l’UMR

Espace-Dev. Ingénieur de l’Ecole centrale méditerranée, Frédéric Huynh a été auditeur de la promotion

Rosalind Franklin de l’IHEST en 2021-2022.

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Bénédicte Leclercq

17 octobre​ 2024

Science et société : des relations ambivalentes

Enthousiasme pour les découvertes sur le cerveau, mais aussi rejet de la vaccination.

Fascination pour les ondes gravitationnelles, mais aussi manifestations contre les antennes 5G. Ces

quelques exemples illustrent la complexité des relations entre les sciences et la société. Du point de

vue des Etats, il ne suffit plus de parier sur la recherche pour engendrer du progrès et de la richesse : il

s’agit aujourd’hui de rendre plus inclusif ce contrat social, en faisant participer les citoyens. Nous

esquisserons quelques pistes à explorer.

Bénédicte LECLERCQ est cheffe du département Rencontres sciences et société. Après un doctorat en

physique des solides, Bénédicte Leclercq a été journaliste scientifique et autrice d’ouvrages de

vulgarisation. Au sein d’Universcience, l’établissement parisien qui regroupe le Palais de la découverte

et la Cité des sciences et de l’industrie, ses missions visent à diffuser la culture scientifique et à éclairer,

à l’aide d’éléments de connaissance scientifique, les décisions de tout un chacun dans sa vie quotidienne, concernant l’usage des technologies, l’éthique, les enjeux environnementaux.. Bénédicte

Leclercq a été auditrice de l’ IHEST en 2021, promotion Michel Serres.

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Audrey Mikaëlian

10 octobre​ 2024

Quand Newton rencontre Spielberg… ou comment raconter la science en film

Quand Newton rencontre Spielberg… c’est ainsi que l’on peut illustrer l’art de transformer la

science en film. Ce mariage subtil entre la précision scientifique et la narration cinématographique permet d’expliquer des concepts complexes tout en captivant l’imagination. Il ne s’agit pas de transformer la science en film, mais d’utiliser la puissance de la narration visuelle pour donner vie aux découvertes, rendre le savoir accessible, et faire de la science un voyage aussi instructif qu’émotionnel. Une alliance de la logique et de l’émotion, de la rigueur scientifique et de l’art du cinéma.

Audrey MIKAËLIAN est journaliste réalisatrice scientifique depuis plus de 25 ans. Diplômée en biologie et

en journalisme, elle s’est spécialisée dans l’écriture et la réalisation audiovisuelle, initialement pour des

émissions comme E=M6 puis des séries d’animation telles que L’Odyssée des Sépas et enfin, des

documentaires par exemple pour Arte. Elle jongle avec efficacité et bonne humeur avec ses multiples

casquettes : journaliste scientifique, autrice et rédactrice en chef. En plus de son travail journalistique, elle

est passionnée par la vulgarisation scientifique et les nouvelles formes de narration. Promotion 2018 Jeanne Barret de l’IHEST, autrice et journaliste-réalisatrice scientifique TV.

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Franck Marescal

3 octobre​ 2024

Les six qualités fondamentales du manager

Les enseignements d’une carrière d’un manager dans la Gendarmerie Nationale à travers quelques expériences marquantes

Après 34 années passées dans la gendarmerie nationale à différents postes de responsabilités, le

colonel MARESCAL a dirigé vers la fin de sa carrière le laboratoire national des experts de la gendarmerie

(IRCGN). Cette longue expérience lui permet de vous proposer les six qualités fondamentales d’un bon

manager, souvent éloignées des stéréotypes et des manuels d’enseignement.

Fondé sur sa pratique managériale puisque l’ensemble de ses 34 années de service a été passé à diriger

des structures techniques ou des unités opérationnelles, il vous donnera les clés pour réussir, mais aussi

des gardes fous pour ne pas sombrer dans les travers des managers toxiques.

Ce poste scientifique récent, unique et atypique, tout comme des postes à hautes responsabilités

territoriales lui permettront de vous apporter des exemples vécus. Vous en avez sans doute entendu parlé, ou vu des reportages, mais vous pourrez comprendre l’envers du décors.

Chacune des qualités fondamentales énoncées sera accompagnée d’adages marquantes.

Souvenirs visuels et auditifs assurés.

Franck MARESCAL, colonel de gendarmerie chargé de mission à l'Antenne de Lyon de l’Inspection

générale de la Gendarmerie nationale. Franck Marescal a dirigé l’Institut de Recherche Criminelle de la

Gendarmerie Nationale (IRCGN). Il avait été auparavant Chef du bureau de la sécurité des Systèmes

d'Information de l’IRCGN et Chef de l'Observatoire Central des Systèmes de Transports Intelligents au Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale. Franck Marescal a été auditeur de l’IHEST en 2017, promotion Irène Joliot-Curie.

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Ariel Kyrou

26 septembre​ 2024

Des imaginaires alternatifs pour la planète

Ariel Kyrou vient de publier Philofictions, des imaginaires alternatifs pour la planète : Et si les

oeuvres de fiction étaient l’une des réponses au sentiment de blocage face aux enjeux du

réchauffement climatique ou aux leurres des régressions identitaires ? Une philofiction n’est pas une

fuite hors du réel. Elle interroge le caractère inéluctable des futurs qui nous semblent promis. Elle nous

redonne le goût du possible. À travers l’analyse des oeuvres de Becky Chambers, Octavia E. Butler,

Philip K. Dick, Li-Cam ou Kim Stanley Robinson, Ariel Kyrou montre comment la fiction, en dessinant

des imaginaires alternatifs, transforme notre être-au-monde et notre relation aux altérités humaines et

non-humaines. La philofiction est plus qu’un récit, elle est une action qui nous enjoint à vivre et à

penser autrement.

Ariel KYROU, journaliste, écrivain et essayiste. Il utilise la SF, la contre-culture et les arts contemporains

autant que la philosophie pour penser et panser le monde d'aujourd'hui (et de demain). Directeur éditorial du Laboratoire des solidarités de la Fondation Cognacq-Jay et Membre du collectif de rédaction de la revue Multitudes, Ariel Kyrou enseigne les cultures actuelles et les «imaginaires du futur» à l’Université de

Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Il est l’auteur de plusieurs essais, parmi lesquels Dans les imaginaires du futur, l’ABC Dick et avec Jérôme Vincent Pourquoi lire de la science-fiction et de la fantasy (et aller chez son libraire). Ariel Kyrou a été Intervenant pour l’IHEST.

Publications :

KYROU, Ariel, Philofictions Des imaginaires alternatifs pour la planète, éditions MF, Inventions, septembre 2024

Yann Toma 

19 septembre​ 2024

Séance inaugurale,

Les images de pensée et leur projection dans l’espace réel

Ce séminaire inaugural sera l’occasion de rappeler la raison d’être du séminaire « Arts, Sciences et Technologies ». Yann Toma évoquera en détail la relation qui lie l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

avec l’IHEST puis, pour imager cette relation de recherche féconde, il conjuguera son expérience artistique avec les raisons d’être de l’existence de ce troisième cycle de conférences. Depuis maintenant plusieurs années, Yann Toma enregistre de façon systématique des événements, interventions et conférences dans le cadre de hauts lieux de savoir tels que l’Organisation des Nations Unies, l’IHEST (Institut des Hautes Etudes pour la Science et la Technologie), de conférences à la Sorbonne, ou partout où il se rend dans le monde. C’est pour lui un moyen de reporter des impressions, des positions, une dimension autre de sa sensation d’un réel qui l’environne. C’est aussi un moyen d’échapper à un certain déterminisme qui environne chaque personne aujourd’hui. Les Schémas Holistiques sont des captations-flux, des reports-flux qui jouent le rôle d’instruments tant rétrospectifs que prédictifs. Au gré de ses dessins, Yann Toma facilite les trajectoires de la pensée et canalise des flux invisibles, les réorganise selon un savant mélange où l’énergie déployée fait sens. Trois types de Schémas Holistiques : 1/ Les dessins/captations en direct prises in vivo lors d’une conférence ou d’un événement. 2/ Les dessins/captations en prise en différée (Beuys, Deleuze, etc.) qui permettent de capter l’énergie de l’intervenant à plusieurs années d’intervalles. 3/ Les dessins/captations en association avec une thématique particulière (planète Mars, énergie quantique, etc.). En s’appuyant sur des oeuvres et des théories de l’art ancrées dans une inter-relation avec le réel et ses imaginaires Yann Toma exposera la méthodologie du séminaire en articulation avec la logique de création-recherche en vigueur à l’Ecole Doctorale de l’Ecole des Arts de la Sorbonne (APESA). Sera par la suite exposé le protocole de

création-recherche qui devra être appliqué par chacun des étudiants enregistrés à ce séminaire.

Yann TOMA, artiste, professeur des universités en Arts. Auditeur de l’IHEST en 2017, promotion Irène

Joliot-Curie. Il est artiste-observateur à l’ONU (New York). Son travail croise l’énergie et les réseaux, tout

autant que l’éthique. Ses projets expérimentent une redistribution de l’énergie entre l’artiste et ses publics et dépendent d'un certain degré en Energie Artistique (EA) pour produire l’oeuvre, de sorte qu’elle soit

véritablement commune (Dynamo-Fukushima, Grand Palais, septembre 2011 - Human Energy, Tour Eiffel, décembre 2015 – Human Greenergy, Cité interdite de Pékin, octobre 2016 – Organisation des Nations Unies New York 2017 - Capitalocene, Leroy Neiman Gallery, New York 2019 - Divinations Opening Gallery New York - Planet Energy Saatchi Gallery 2023, etc.) et orientée vers la transformation. Il est professeur des universités à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre titulaire de l’Institut ACTE, directeur du Master in Arts and Vision (MAVI), co-directeur du Master Art & Management de l'innovation (EAS-UFR06). Il coordonne de multiples projets de recherche liés aux ODD.Il est également auditeur de l'IHEST, membre du Board de la Fondation des Etats Unis, directeur de Sorbonne Artgallery, professeur des universités et président de Sorbonne Développement Durable (SDD), structure réticulaire collaborative. Il est par ailleurs Global Visiting Artist de New York University. www.yanntoma.com

Conférences IHEST 2022

Séminaire de recherche théorique : Arts, Sciences et Technologies

Sous la direction de Yann Toma

Les lundis de 17h à 19h, du 12 septembre au 12 décembre 2022

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Amphithéâtre 2B - Centre Panthéon

12 place du Panthéon

75005 Paris

Jean-Marc Deltorn

12 décembre​ 2022

L'artiste & l'Automate

Composer une mélodie dans le style de Mozart, des Beatles ou de Thelonious Monk, peindre à la manière
de Rembrandt, de Van Gogh ou de Renoir, rédiger une histoire inspirée des œuvres de Shakespeare ou de Dostoïevski, autant de réalisations artistiques qui nécessitent en principe des années de pratique (ou
d’exercice ou d’astreinte). Or, de nouveaux outils algorithmiques proposent d’un simple clic de produire des œuvres susceptibles de rivaliser avec celles des grands maîtres..."Stable Diffusion", "Dall-E 2”, “ImagEn", “WaveNet", et bien d'autres plateformes génératives viennent ainsi augmenter - et bouleverser - le paysage créatif, de l’atelier de l’artiste jusqu’aux salles de ventes. Ces intermédiaires techniques basés sur les dernières générations de réseaux de neurones sont en effet capables de générer des œuvres — graphiques, musicales ou narratives — de manière partiellement automatique, à partir d’une phase d’apprentissage à partir d’oeuvres préexistantes : le choix d’une palette de couleurs, d’un coup de pinceau, la sélection d’une mélodie ou d’un rythme, la tournure d’une phrase, sont autant de composantes qui surgissent de l’automate pour donner lieu à des créations inédites. Entre démocratisation des modes création, émergence de nouveaux outils assistant le créateur mais aussi atteinte aux droits des artistes et perturbation du marché de l’art, ces machines-algorithmiques sont ainsi venues ouvrir de nombreux débats. Dans cet exposé, nous proposerons un bref panorama de ces objets techniques en présentant dans un premier temps leurs mécanismes internes et exposant un ensemble d'exemples d'applications à la création - artistique et technique - avant de discuter leur potentiel et leurs limites.


Jean-Marc est maître de conférences au Centre d’Etudes Internationales de la Propriété Intellectuelle
(CEIPI) à l’université de Strasbourg et membre de l'“Impact of Technology Expert Group” à l'European
Observatory de l'EUIPO. Au CEIPI, Jean-Marc étudie l’articulation entre les technologies numériques
émergentes et la propriété intellectuelle (droit d’auteur, brevets) ainsi que les droits fondamentaux. Avant de rejoindre le CEIPI, Jean-Marc a été en charge pendant plus de 15 ans du secteur IA à l’Office européen des brevets et a travaillé dans des laboratoires de recherche en Angleterre, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis.

Jean-Marc est titulaire d'un doctorat en physique théorique de l'Université de Paris et d'un doctorat en droit de l'Université de Strasbourg.


https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=64970
https://www.leseditionsdunet.com/livre/algorithmes-et-societe

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Catherine Lambert

5 décembre​ 2022

Le calcul haute performance : Le monde de la simulation et des supercalculateurs

 

La simulation numérique par le calcul haute performance est un enjeu majeur pour les entreprises et
organismes de recherche. Elle permet l’étude de phénomènes très complexes et nécessite le recours à des calculateurs puissants.

Le Cerfacs est un centre privé de recherche, de développement et de formation en matière de simulation et de calcul haute performance au bénéfice principalement de ses associés industriels et publics (Airbus, Cnes, EDF, Météo France, Onera, Safran, Total) : Le Cerfacs conçoit, développe et propose des méthodes et solutions logicielles innovantes dans les domaines de l’aéronautique, du spatial, du climat, de
l’environnement et de l’énergie. Le Cerfacs forme des étudiants, des chercheurs et des ingénieurs dans le
domaine de la simulation et du calcul haute performance. Nos travaux permettent, par exemple, de mieux comprendre la nature des fluctuations climatiques, de mieux évaluer l’impact des risques naturels (comme les inondations) et aussi d’optimiser la conception des moteurs, de réduire les temps de conception en aéronautique et dans le domaine spatial, d’évaluer l’impact de l’aviation sur l’environnement mais aussi l’impact du réchauffement climatique sur l’aviation.
Cette conférence présentera les atouts du Calcul Haute Performance et comment le Cerfacs a su créer un effet Médicis pour innover !

 

Catherine LAMBERT a été membre du Conseil scientifique sur l'observation de la Terre (ACEO) de
l'Agence Spatiale Européenne (ESA) de 2018 à mars 2022. Elle est membre du conseil de la recherche et
de l'innovation (RIAG) d'EuroHPC, membre du conseil scientifique du CEA DAM et présidente du comité
scientifique et technologique chargé d'orienter et d'évaluer les actions à mener dans le cadre du programme prioritaire d'équipement et de recherche (PEPR) français sur les technologies quantiques. En février 2022, Catherine LAMBERT a été nommée personnalité qualifiée au sein du comité numérique de France 2030. Catherine LAMBERT est présidente du club GALAXIE, qui réunit une centaine de chefs d'entreprise du secteur spatial de la région Occitanie. Elle est membre du conseil d'administration d'Aerospace Valley et présidente du comité de labellisation. Catherine LAMBERT est membre de l'Académie des Technologies, lauréate du prix KODAK-PATHE-LANDUCCI de l'Académie des Sciences (1997) et Officier de l'Ordre National du Mérite.

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Sophie Jullian

21 novembre​ 2022

Les innovations Deep Tech, l'enjeu d'aujourd'hui pour la compétitivité de demain

 

Depuis quelques années le terme Deep Tech fait la une des éditos des journaux économiques et maille
fréquemment les propos d’acteurs dans le domaine du financement des startups. L’appellation Deep Tech s’applique aux startups qui proposent des produits ou des services « à forte intensité technologique » basés sur des innovations de rupture. Les Deep Tech ont vocation à répondre aux grands défis du XXIème siècle : environnement, santé, industrie, mobilité et regroupent en grande majorité des innovations qui prennent appui sur la recherche scientifique produite dans les laboratoires. Plus largement, on peut même considérer aujourd’hui que tous les contenus scientifiques, y compris ceux issues des travaux en sciences humaines et sociales, peuvent être convertis en innovations Deep Tech grâce à la révolution numérique en marche. Nous apprendrons pourquoi l’ensemble des acteurs qui accompagnent le développement économique de nos entreprises doivent prendre appui sur cette offre Deep Tech bâtie sur la richesse scientifique produite dans nos laboratoires afin de créer les produits et services de demain. C’est un vrai cercle vertueux : l’excellence scientifique, à travers sa transformation en technologies, devient un vecteur de développement économique, de création d’emplois et de compétitivité, qui en retour, va permettre plus de moyens pour la recherche publique.


Sophie Jullian a fait ses études d’ingénieur à Lyon puis son doctorat de chimie à l’Université Pierre et Marie Curie (Sorbonne Université). Elle a démarré sa carrière comme chercheur à l’IFP énergies nouvelles puis elle a eu plusieurs responsabilités dans cet organisme jusqu’à en être le Directeur scientifique en 2010. En 2007, elle est nommée Vice-Présidente du pôle de compétitivité Axelera où elle va piloter le montage du dossier Axel-One plateforme mutualisée d’innovation dans le domaine des matériaux et des procédés, en parallèle elle prend la présidence du conseil scientifique de l’ENS de Lyon. A partir de 2013, elle rejoint les équipes du préfet de la Région Auvergne-Rhône-Alpes comme Déléguée à la Recherche et la Technologie pour l’ensemble de la Région, dans cette fonction elle va coordonner le Contrat de Plan État Région sur les volets Enseignement Supérieur, Recherche et Innovation (360 M€). Depuis 2017, elle est présidente de la Société d’Accélération du Transfert Technologique PULSALYS, incubateur et accélérateur d’innovations DeepTech de Lyon et Saint-Etienne qui construit les produits et services innovants de demain, en transformant les découvertes scientifiques issues des laboratoires de l’Université de Lyon en opportunités économiques pour les entreprises et les startups.

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Nathalie Gontard

14 novembre​ 2022

L’intelligence collective pour lutter contre notre plus dure addiction : le plastique.

 

Comment adopter une démarche d’intelligence collective pour construire des connaissances et des solutions pour aujourd’hui et demain, y compris sur le long terme, en s’appuyant sur une science pluridisciplinaire ? L’une des missions les plus importantes, de l’expert(e) scientifique, l’un des défis les plus difficiles à relever aussi, est de savoir transmettre ses connaissances au plus grand nombre, et ce, jusqu’aux plus hauts niveaux, et de les positionner dans un ensemble beaucoup plus vaste de savoirs. Nathalie Gontard nous expliquera comment l’on s’investit dans les problèmes de pollution plastique et d’alimentation en intégrant une nouvelle dimension : les interactions entre sciences et sociétés.


Nathalie Gontard est directrice de recherche à INRAE (Institut national de recherche pour l'agriculture,
l'alimentation et l'environnement) depuis 2011. Cette experte en sciences transdisciplinaires des emballages, polymères et aliments a reçu des prix prestigieux. Elle coordonne de nombreux projets collaboratifs internationaux, est fréquemment sollicitée par les médias sur la pollution plastique et a contribué à la réglementation sur la sécurité sanitaire des emballages alimentaires et du recyclage des plastiques. Depuis le début de sa carrière, Nathalie Gontard s’est engagée en faveur des femmes et de leur légitimé dans la recherche.

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Marc Simon

7 novembre​ 2022

Relever les défis de demain pour l’adaptation de la société au changement climatique.

Relever les défis de demain pour l’adaptation de la société au changement climatique.
Marc SIMON, promotion IHEST 2020 Wangari Maathai, directeur de l’Innovation Suez Eau France, Suez
Marc Simon partagera sa vocation professionnelle en l’illustrant par son parcours. Il présentera le sens de
l’action qui l’enthousiasme depuis toujours : œuvrer pour le bien commun, déployer chacun dans sa vocation propre, travailler de manière collaborative. Anecdotes, réussites et échecs illustreront son propos. Il partagera aussi ses convictions concernant les défis à relever pour l’adaptation de la société au changement climatique.


Marc Simon est Directeur de l’Innovation & projets stratégiques chez SUEZ, membre du scientifique de
l’IHEST. Il est ingénieur et travaille depuis 30 ans pour améliorer le cycle de l’eau urbain (production,
distribution, digitalisation) et la protection des ressources en eau (économies, réutilisation, traitement des
pollutions). Son parcours est passé par la France, l’Italie, l’Afrique, la Chine, Singapour, la Nouvelle Zélande et l’Australie où il a vécu 5 ans. Il a aussi développé son expertise dans l’économie circulaire des déchets et la lutte contre la pollution plastique des océans. Après 3 ans de conseil chez Accenture, Marc Simon s’est impliqué dans la protection de l’environnement au sein de Suez depuis 25 ans. Il a développé une vaste expérience internationale en tant que responsable de projets d’infrastructures d’eau en Europe, en Afrique et en Asie puis en tant que Directeur Général de Suez Eau en Australie – Nouvelle Zélande durant 5 ans. Marc SIMON a ensuite assuré la direction du développement des activités Eau et Recyclage & Valorisation pour les régions méditerranéennes de Suez France. Il dirige aujourd’hui l’innovation de Suez Eau France et porte également le développement des solutions de Suez pour la protection des océans impliquant des partenariats privés, publics et associatifs.


https://www.youtube.com/watch?v=I-fiizh0z04
https://www.youtube.com/watch?v=cGv7KhwDX2U

Chrystelle Roger

17 octobre​ 2022

Art et vivant : L’expérience du biomimetisme

 

"S’appuyant sur plus de 3,8 milliards d’années d’expérience, le biomimétisme (du grec bio, vie et mimesis,
imitation) est à la fois une philosophie, une approche scientifique et une méthodologie qui consiste à
s’inspirer du vivant et de ses modèles biologiques pour concevoir des technologies innovantes et
soutenables (ISO NF 18458).
Le biomimétisme est transdisciplinaire et multisectoriel par essence. Le cahier des charges du vivant est une source d’inspiration infinie pour nos innovations durables; et l’a été depuis des siècles. Les artistes ont
puiser leurs inspirations dans la nature et plus particulièrement ont mis en scène des animaux et des
paysages générant une charge émotionnelle ou spirituelle positive ou négative . Les dessinateurs,
ingénieurs, architectes furent les pionniers du biomimétisme avec Léonard de Vinci, Antonio Gaudi ou plus récemment Achim Menges.
En s’inspirant des propriétés remarquables des espèces animales et végétales, le biomimétisme permet de concevoir des innovations durables, économes en ressources (énergie et matière). Tant de caractéristiques susceptibles de répondre à l’urgence des enjeux sociétaux. L’Art oublie parfois les règles de sobriété en magnifiant le résultat et son auteur, peu en importe le coût écologique.
Le biomimétisme, véritable trait d’union indispensable entre Art, science, design, ingénierie et biologie est
ainsi un formidable levier de décloisonnement de la pensée par la pluridisciplinarité et de reconnection avec le vivant Aujourd’hui plus que jamais, le biomimétisme nous permettrait-il de prendre conscience que l’objet de contemplation doit être davantage source d’émerveillement que l’oeuvre?


De formation École de commerce et titulaire d’un mastère Développement Durable de Mines Paristech,
Chrystelle ROGER intervient depuis le début de sa carrière pour le compte de cabinets de Management
Consulting et des Entreprises de Services Numériques, auprès de la sphère Publique et Défense & Industrie aéronautique, principalement en tant qu’Associée sur des fonctions de pilotage de P&L et de stratégie de développement sectoriel.
Face aux nouveaux défis de sociétés nécessitant une réinvention des modèles de soutenabilité
environnementale et économique, elle a décidé en 2019 de créer son cabinet de conseil Myceco, spécialisé sur le Biomimétisme*. Myceco a significativement favorisé l’essor du biomimétisme en France, en en structurant la feuille de route nationale de cette démarche scientifique pluridisciplinaire pour le compte de la direction générale du Ceebios auprès des décideurs (gouvernement, parlementaires, industriels) avec quelques faits faits d’armes notables**, pour en faire un véritable levier de souveraineté. Entre autres, le biomimétisme est cité par le Président de la République comme levier d'innovation dans le plan France 2030 et aux Assises de l'Economie de la Mer 2021. Sur le front industriel, Myceco contribue à générer le réflexe "Biomimicry by design" dans le processus d’innovation de rupture via la démarche d’écoconception bio-inspirée.
* Biomimétisme : s’inspirer du vivant pour des projets d’innovation durables par l’écoconception par exemple. ISO TC-266** Publications majeures et actions de Myceco ayant contribué à mobiliser les acteurs publics :

- Le rapport issu de la journée de travail organisée par Myceco et Ceebios chez France Stratégie, le 29 novembre 2019 intitulée : « Biomimétisme : quels leviers de développement & quelles perspectives pour la France ? », est cité 6 fois dans le manifeste du Shift Project et Insa Lyon début 2022 « Former l’ingénieur du XXI ième siècle ».
- Etude sur les externalités positives du biomimétisme, soutenue par l'Ademe, réalisée par Myceco et Vertigo Lab sous la coordination du Ceebios. Synthèse Myceco Parties Prenantes 10/2021 : le point de vue des parties prenantes sur le cadre sémantique nécessaire et sur un socle d'actions pour encadrer un
biomimétisme à effets vertueux d'un point de vue Développement Durable. - Les fiches Myceco sur le thème biomimétisme et Défense. A découvrir une sélection de réponses bio inspirées aux enjeux capacitaires, une sélection de Start up de la Deeptech et la boite à outils méthodologiques pour relever les prochains défis
● Fiche N1 Biomimétisme & Défense-Aéro (focus AAE/milieu aérien) rédigée par Myceco, avec la relecture scientifique du Ceebios et la contribution académique de ISAE-SUPAERO et d’EUCASS.* Verbatim introductif du GAA Denis Mercier.

● Fiche N2 Biomimétisme et Défense, Santé applications civiles et militaires Novembre 2021. Avec le verbatim introductif du Gen. Didier Castres

- La députée Huguette Tiegna, rapporteuse de la commission des affaires économiques, a rédigé fin
décembre 2021 une note d’étude OPECST. (Eléments de contexte et principales solutions issus des
rapports Myceco/Ceebios)- Interview dans le magazine aviation civile en mars dernier sur le thème
biomimétisme comme levier d’innovation soutenable pour le secteur aérien et aéronautique- Sommaire du rapport Myceco/Ceebios « Intelligence du vivant, opportunités du biomimétisme pour le numérique et les TIC », susceptible de faire écho à la feuille de route RSE et numérique, en attente de sponsor industriel ou académique (rédigé à 75%). Il s’agit d’avoir une vue du processus de bout en bout « de la mine au laptop ou au clic » et une sélection de solutions bio-inspirées en matière de gestion, transport, stockage de l’information de façon frugale.

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Christian Fillon

10 octobre​ 2022

Quand les sciences contribuent aux investigations criminelles

 

Les sciences sont de plus en plus présentes dans notre environnement quotidien et leur utilisation pour
améliorer notre confort de vie se banalise. Dans le cadre des enquêtes criminelles et des investigations qui sont menées, elles peuvent apporter des réponses liées à la recherche des auteurs ou de l’identité des victimes. Dans ce contexte, la criminalistique et les sciences qui y sont associées, comme les sciences physiques et la chimie entre autres y occupent une large part. En effet, de nombreux phénomènes ou caractéristiques notamment physiques sont intéressants pour caractériser des activités et ainsi participer à l’identification criminelle.


Physicien de formation, le général de brigade Christian Fillon travaille pour la première fois à l’Institut de
recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRGCN) en 1994, au département de microanalyses, qui tente d’exploiter les microtraces de tout type retrouvées sur les scènes de crime : fibres, éléments pileux, résidus de tirs, etc. Après avoir pris notamment la responsabilité d’une compagnie, il revient en 2006 durant quelques années au fort de Rosny-sous-Bois, puis commande un groupement de gendarmerie. Il est nommé en 2018 directeur adjoint de l’IRCGN. Ses interventions sur des scènes de catastrophe ont toutes été des moments forts de son parcours professionnel. Il a participé aux opérations d’identification des victimes du vol AF447 Rio-Paris, du tremblement de terre à Port-au-Prince en Haïti et de l’ouragan Irma en Guadeloupe, à Saint-Martin et Saint-Barthélémy.

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Dominique Levent

3 octobre​ 2022

La conception innovante en entreprise au contact du processus de création

 

Concevoir une innovation est l’affaire de tous en entreprise, c’est une question d’intelligence collective. La
propension à s’approprier de nouvelles connaissances, de jouer avec pour créer des histoires motivantes et inspirantes, la capacité à douter, se tromper et recommencer, à acquérir le savoir-faire pour avancer des expertises d’une façon originale et humaine sont des clés incontournables pour innover aujourd'hui en entreprise.


Dominique LEVENT est directrice du pôle Créativité – Vision au Technocentre Renault à Guyancourt, décrit le partenariat tissé avec le Centre de Gestion Scientifique de MINES ParisTech donnant naissance à des projets innovant grâce à l’apport de la théorie C-K (méthode de la conception innovante). Cette méthode, permet le raisonnement dans l’inconnu, stimule la créativité des entreprises et permet alors l’apparition d’innovations de rupture, utiles à la croissance et au rayonnement de l’industrie française.


https://www.tmci.minesparis.psl.eu/interview-dominique-levent-renault/


19h00 Vernissage à la Sorbonne Artgallery (Centre Panthéon)
Esther Shalev-Gerz, Iris

https://www.shalev-gerz.net/entrez-dans-mon-atelier-esther-shalev-gerz/
https://en.wikipedia.org/wiki/Esther_Shalev-Gerz
À l'occasion de PHOTODAYS

Marie Jacquesson

26 septembre​ 2022

Le CNES, agence française de l’Espace, acteur scientifique au cœur des transitions.

 

En tant qu’agence spatiale, le CNES est chargé de proposer la politique spatiale au gouvernement, mais
aussi d’assurer au tissu industriel français le meilleur niveau de compétences. Pour ce faire, le CNES pilote des activités de préparation du futur, à travers des avant-projets, des démonstrateurs de systèmes spatiaux et des activités de recherche et technologie, faisant office de fonction de transfert entre la recherche scientifique et les applications industrielles. Mais le CNES a également une fonction de rayonnement, qui se décline à travers des enseignements en universités et écoles, des interventions en secondaire, mais aussi des actes de communication scientifique et technique vers le grand public ou la communauté scientifique et des projets de créations artistiques.
C’est ce contexte stimulant que Marie Jacquesson tentera de décrire et de présenter son quotidien
d’ingénieur, de manager, d’élue représentante du personnel mais aussi de citoyenne au sein du CNES,
engagée dans la transformation de son entreprise face aux transitions sociétales et environnementales.


Marie Jacquesson est chef du service Structures, Thermique et Matériaux pour les systèmes de transport
spatial au CNES. Avec son équipe, elle pilote des activités de préparation du futur pour définir les
technologies et les méthodes nécessaires à l’amélioration des performances des structures des futurs
lanceur, elle assure un soutien à l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et à l’écosystème industriel spatial
français dans les développements des nouveaux lanceurs (Ariane 6, micro et minilanceurs) et elle apporte son expertise pour assurer la maîtrise des risques dans la préparation des lancements (Ariane 5, Soyuz, VEGA) depuis la base spatiale à Kourou. Comme la plupart des ingénieurs au CNES, elle est impliquée dans la transmission vers les jeunes générations.


https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-junior/franceinfo-junior-comment-se-fabrique-une-fusee_1881949.html
https://cnes.fr/fr/le-cnes-la-journee-internationale-des-femmes-de-science-0
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03439886/document
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/raconte-moi-lespace/id1618072007


19h00 Vernissage à la Sorbonne Artgallery (Centre Panthéon)
Irina Suchelnitska, La voix de la guerre

En présence de la commissaire d'exposition Varvara Karpechenkova

François Heulard

19 septembre​ 2022

Les sciences au service de la vérité

 

La recherche et la manifestation de la vérité dans une affaire judiciaire impliquent de nombreux acteurs,
magistrats, avocats, enquêteurs et experts. Entre l’intime conviction des uns, la vérité des autres, l’expert se fonde sur la science forensique pour éclairer les débats. L’exploitation de la trace est au cœur de son métier. Dans plus de cinquante domaines différents, l’institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale regroupe ces experts, capables de mettre en œuvre les techniques les plus complexes au laboratoire et de se déplacer partout dans le monde, comme en Ukraine récemment. A travers un témoignage à hauteur d’homme, c’est une invitation à découvrir les expériences de ces gendarmes scientifiques.
Le colonel François HEULARD est directeur de l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Ingénieur recruté sur titres, il a alterné les postes de commandement opérationnel et les postes à dominante scientifique au sein de l’IRCGN. Il a ainsi servi dans une unité d’intervention et de maintien de l’ordre au sein d’un escadron de gendarmerie mobile, à la tête de la compagnie de Metz, en charge de la sécurité publique et à la tête de la section de recherches de Dijon. Formé à l’expertise dans le domaine des incendies et des explosifs, il a ensuite occupé diverses fonctions d’encadrement au sein de l’IRCGN et participé à de nombreuses missions d’expertise à l’étranger.


- https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-des-gendarm
es-francais-a-boutcha-pour-identifier-les-corps-de-civils-retrouves_5082076.html
- https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/en-ukraine-la-fierte-et-l-emotion-des-gend
armes-legistes-francais-envoyes-pour-l-identification-des-victimes-on-se-sent-utiles_5108317.html

- https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/25/au-nord-de-kiev-une-scene-de-crime-geante-
pour-les-experts-de-la-gendarmerie_6127561_3210.html

Eléments de bibliographie :
- Ribaux, O.; Margot, P. ‘Science forensique :’ Dictionnaire de criminologie en ligne
http://criminologie.site.koumbit.net/article/science-forensique
- Crispino, F. (2006) ‘Le principe de Locard est-il scientifique ?’ Thèse de doctorat présentée à l’Institut de
Police Scientifique de l’Ecole des Sciences Criminelles de Lausanne.
http://www.unil.ch/files/live/sites/esc/files/shared/These_Crispino1.pdf
- Hazard, D. (2014) ‘La pertinence en science forensique : une (en) quête épistémologique et empirique’
Thèse de doctorat présentée à l’Institut de Police Scientifique de l’Ecole des Sciences Criminelles de
Lausanne.
https://serval.unil.ch/resource/serval:BIB_C8B1DF339D1A.P001/REF.pdf
- Laurent, F.X ; Vibrac, G. ; Rubio, A.;Thévenot M.T. ; Pène, L. : (2017) ‘Les nouvelles techniques d’analyses
d’ADN au service des enquêtes judiciaires’ Médecine/Sciences 2017;33:971-8
https://doi.org/10.1051/medsci/20173311014
- Gaudry, E. ; Dourel, L.;Conigliaro, A.;Georget, C.;Desbrosse,X.;Hubac,S. ; ‘L’identification des victimes de
catastrophe : une approche scientifique pluridisciplinaire’ Revue francophone des laboratoires Volume 2017, Issue 489
https://doi.org/10.1016/S1773-035X(17)30029-1
- Littell, J. ; (2022) ‘De Kiev à Boutcha, les carnets de guerre de Jonathan Littell’ ; Le Monde


19h00 Vernissage à la Sorbonne Artgallery (Centre Panthéon)
Mykola Hrytselyak, La Madonne ukrainienne

https://www.saatchiart.com/vbrjkf21052
En présence de la commissaire d'exposition et du Colonel François Heulard

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Jean-François Ramon

12 septembre​ 2022

Un itinéraire au croisement des politiques scientifiques et culturelles

Jean-François Ramon reviendra sur son parcours professionnel au croisement des politiques scientifiques et culturelles. Du management de l’information scientifique et de la gestion de projets au CNRS à la direction de plusieurs établissements culturels en France et à l’étranger (Allemagne/Inde) , son itinéraire professionnel a souvent oscillé entre le monde des institutions scientifiques et celui de la culture. En témoignant de sa double expérience, Jean-François Ramon mettra en évidence ce qui différencie comme ce qui distingue deux univers professionnels qui ont toujours du mal à se rencontrer.


Nous évoquerons également la question de l’identité et de l’exception française en matière de politique
culturelle ; Toujours nourrie de l’expérience vécue en France et à l’étranger, l’intervention tentera de mettre en évidence ce qui constitue la tradition française en matière de politique culturelle où le rôle du « politique » est particulièrement important avec des conséquences positives indéniables mais avec également des effets pervers qui ne doivent pas être ignorés. Nous évoquerons dans ce cadre la question des stratégies de contournement nécessaire à la réalisation de certains projets. L’investissement croissant des collectivités locales dans l’organisation de la vie culturelle depuis quelques décennies et la diminution relative du rôle de l’État - associés aux bouleversements apportés par les technologies numériques – ont créé une situation de confusion où les acteurs culturels ont souvent du mal à définir des projets de travail en accord avec leurs exigences artistiques.


Quelques exemples de démarches artistiques serviront de base à cette intervention, notamment les travaux artistiques du plasticien Denis Pondruel et du compositeur Thierry Pécou, à l’écoute du monde et des enjeux environnementaux.

Jean-François Ramon a grandi dans le sud de la France et au Maroc. Il a étudié à l’université Paul Valéry
de Montpellier où il a obtenu un doctorat en linguistique. Après avoir été coopérant du service national en
RFA dans les Instituts Français de Brême et de Hambourg, sa carrière s’est poursuivie au croisement de
deux mondes : celui des sciences et celui de la culture. En qualité d’ingénieur de recherche du CNRS, il a
occupé des postes de management et de gestion de projets à l’échelle nationale et européenne (Direction marketing de l’Institut National de l’Information Scientifique / Secrétariat Général du Réseau National des Maisons des Sciences de l’Homme / Administration d’un Réseau d’Excellence de l’Union Européenne) . Dans le domaine culturel, il a créé et dirigé le Centre Culturel Scientifique et Technique de Thionville. Détaché du CNRS auprès du Ministère des Affaires Etrangères, il a dirigé l’Institut Français de Stuttgart puis le Centre Culturel Français du Luxembourg avant de prendre la Direction Générale de l’Etablissement Public de Coopération Culturelle « Metz en Scènes » qui regroupe trois salles de spectacle (l’Arsenal / Les Trinitaires et la Boîte à Musiques). Son dernier poste l’a conduit en Inde où il a dirigé l’Alliance Française de Delhi et coordonné le réseau des 14 Alliances Françaises en Inde et au Népal pour le compte de la Fondation Alliance Française.

19h00 Vernissage à la Sorbonne Artgallery (Centre Panthéon)
Inna Kharchuk, Reminiscence

https://www.saatchiart.com/innakharchuk
https://www.behance.net/innakharchuk
En présence de la commissaire d'exposition Varvara Karpechenkova

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