
ORLAN
LES FEMMES QUI PLEURENT SONT EN COLÈRE
Du 5 novembre 2019 au 18 janvier 2020
Commissariat d'exposition : Yann Toma
Vernissage le 8 novembre 2019
Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter l'exposition LES FEMMES QUI PLEURENT SONT EN COLÈRE d'ORLAN, exposée du 5 novembre 2019 au 18 janvier 2020.
Pour la première fois de son histoire, la Sorbonne Artgallery, bénéficiant du soutien de Florence Bourgeois et de Christoph Wiesner, directrice et directeur artistique de Paris Photo, s’inscrit dans cette manifestation internationale de renom à l’occasion de laquelle est remise à ORLAN la médaille des 100 héroïnes par The Royal Photographic Society.
L’artiste présente une œuvre photographique originale, spécialement conçue pour cette exposition. À travers son intervention in situ, ORLAN questionne et met en perspective une série de visages de femmes en pleurs et en colère, en référence directe à la peinture de Picasso, aujourd’hui remises en jeu par la photographie.
« Femme avec tête(s) est une série de huit photographies réalisées par l’artiste ORLAN dans le cadre d’une pensée sur les femmes de l’ombre qui ont joué un rôle prépondérant dans la vie des artistes. Telle une nouvelle hybridation à travers un montage photographique qui mélange les traits de Dora Maar et autres muses du maître Picasso à ceux d’ORLAN, l’œuvre s’établit comme un jeu de destruction, construction et création de la figure féminine autour du motif des pleurs. La série parcourt les larmes versées par des silhouettes de l’ombre. Pleine d’un anachronisme qui étudie la position de la femme dans la sphère artistique actuelle, l’œuvre, toute politique, se fonde sur une recherche visuelle de visages d’horreur, de peur et de grandeur. »







ORLAN s’écrit chaque lettre en majuscule ORLAN car elle ne veut pas rentrer dans la ligne, dans les rangs.
ORLAN est une des plus grandes artistes françaises reconnues internationalement.
Elle n’est pas assujettie à un matériau, à une technologie ou à une pratique artistique. Elle utilise la sculpture, la photographie, la performance, la vidéo, la 3D, les jeux vidéo, la réalité augmentée, l’intelligence artificielle et la robotique (elle a créé un robot à son image qui parle avec sa voix) ainsi que les techniques scientifiques et médicales comme la chirurgie et les biotechnologies … pour interroger les phénomènes de société de notre époque.
ORLAN a créé la revue Art-Accès Revue sur minitel, ORLAN a fondé et organisé le Symposium international de performance et de vidéo de Lyon.
ORLAN change constamment et radicalement les données, déréglant les conventions et les prêts-à-penser.
Elle s’oppose au déterminisme naturel, social et politique, à toute forme de domination, la suprématie masculine, la religion, la ségrégation culturelle, le racisme…
Toujours mêlée d’humour, parfois de parodie ou même de grotesque, son œuvre interroge les phénomènes de société et bouscule les codes préétablis.

"Orlan : femme avec tête(s)",
le 8 novembre 2019




BADIUCAO+MOLINA
CARTOONING & CENSORSHIP
Du 4 au 14 octobre 2019
Commissariat d'exposition : Yann Toma
Vernissage le 3 octobre 2019
Sorbonne Artgallery est heureuse de vous présenter l'exposition CARTOONING & CENSORSHIP de Badiucao+Molina, exposée du 4 au 14 octobre 2019.
Dans le cadre de la deuxième édition du Cartooning Global Forum 2019, à Paris, le Comité de Rédaction du EGDP/CGF, avec la coopération du CRNI, présente une sélection d’œuvres des deux plus récents lauréats du Prix Courage in Cartooning du CRNI. Cartoonists Rights Network International (CRNI) est une ONG basée aux Etats-Unis qui s’intéresse aux menaces à la liberté d’expression des caricaturistes qui doivent faire face à l’extrémisme, l’autoritarisme et les vulnérabilités qui découlent des nouvelles méthodes de travail. Plus tôt cette année, Index on Censorship a reconnu les deux décennies de travail de campagne du CRNI avec un Reedom of Expression Fellowship Award.
Depuis le début, l’INRP est représentée au comité directeur de Cartooning Global Forum, croyant en la solidarité et la collaboration transfrontalière comme ayant les meilleurs effets à ces phénomènes auxquels les dessinateurs sont confrontés et en outre que la seule raison pour laquelle les caricaturistes sont toujours menacés est qu’ils sont des communicants hors pairs. Leur travail peut donc être utilisé non seulement pour la satire, mais aussi comme un outil pour le changement social.







Le Cartooning Global Forum est une proposition, durant la réunion annuelle, pour faciliter la rencontre et l'échange autour du rôle actif de la caricature dans la société. Plusieurs acteurs sont ensuite dévoilés au cours d’une journée de production et de recommandations intégrées dans le SDG2030. Ces objectifs de développement durable invitent les gouvernements à investir dans des initiatives pour améliorer la vie de leurs habitants et leurs rapports à l'environnement. Cette journée de travail annuelle fait suite aux premières réflexions tenues en mars 2017 à l’UNESCO concernant « La question de la caricature et son avenir », soutenue par les Délégations permanentes de France et Suisse à l’UNESCO et organisé par l’agence Si, dans le cadre de l’exposition « La presse en Liberté ».
L'artiste visuel chinois Badiucao a résidé en Australie pendant près de 10ans, en utilisant un nom de plume. En novembre 2018, sa première exposition à Hong Kong a été annulé au dernier moment lorsque les membres de sa famille en Chine ont été menacés par la police. En avril 2019, un documentaire a été réalisé dans la période précédant l’exposition diffusée à la télévision australienne. Badiucao a filmé une courte séquence, enlevant son masque pour la première fois et privant ainsi le PCC de l'avantage qu'ils pensaient pouvoir exploiter pour étouffer son art. Depuis lors, Badiucao a été inspiré par les protestations renouvelées pour la démocratie à Hong Kong, pour produire des dessins animés quotidiens et des graphiques qu'il utilise dans son mouvement protestataire. Depuis il signale une activité suspecte indiquant que des tentatives ont été faites pour pirater ses appareils personnels et que ses déplacements sont surveillés. Il semblerait également que sa maison ait été visitée au moins une fois.
Le caricaturiste nicaraguayen Pedro X. Molina s’est exprimé fréquemment contre le régime de Daniel Ortega, en particulier lors de la répression des libertés civiles qui a suivie de vastes manifestations qui ont balayé le pays en 2018 et 2019.
Ses caricatures portaient sur la corruption qu’il percevait au plus haut niveau du gouvernement du Nicaragua, l’indifférence du monde extérieur face à la crise et la centaine d’hommes, de femmes et d’enfants blessés et tués pendant les troubles. Molina lui-même a été suivi par des paramilitaires et son lieu de travail a été perquisitionné par la police. Molina définit la caricature comme « un instrument de dénonciation, d’analyse, de critique, de connexion émotionnelle et de libération démocratique ». Grâce au réseau ICORN of refuge cities, Molina est maintenant résident en tant que chercheur international invité au Collège Itchaca, New York. Il a reçu un prix Maria Moors Cabot pour le journalisme en 2019.
.jpg)




COMMUNIQUÉ DE PRESSE
AFFICHE DE L'EXPO
PRESSE

ALESSIA SANNA - Lauréate du prix AMMA
SCREEN CITY
Du 18 juin au 14 septembre 2019
Commissariat d’exposition : Yann Toma
Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter l'exposition SCREEN CITY de l'artiste Alessia Sanna, exposée du 18 juin au 14 septembre 2019.
Screen city est une installation volumétrique comprenant 1140 modules de plâtres imitant le principe d’étalement urbain. Son travail traite de la numérisation toujours plus constante du monde, comme le montre la notion de Smart Cities.
Dans le cadre de cette exposition, l’artiste nous fait découvrir une série photographique expériencielle issue de son processu basé sur l’émergence des villes intelligentes, le projet Screen city transmet un regard poétique et critique sur ce que sera la ville de demain. Tandis que la vie citoyenne tend toujours davantage vers la dématérialisation, une multitude de capteurs enregistrent chaque jour divers flux de données et leur contexte numérique. Transports, pollution, heures de pointes… La ville, ses flux et ses circulations sont scannés en permanence. Screen city classifie ces captations et interroge ce concept hyperactuel de « ville intelligente » sous forme d’une archive ouverte. Comment les data témoignent-elles alors des modes de vies dans l’écosystème de la ville ? Que nous disent-elles sur ce que nous sommes devenus ? Screen city s’apparente en ce sens à une cartographie sensible. Il s’agit ici d’hybrider les procédés de fabrications traditionnels tels que le moulage, aux techniques de mapping vidéo afin de proposer une esthétique originale de la ville. Le paysage urbain est ainsi redessiné par plusieurs milliers de modules dont les hauteurs correspondent à une échelle de densité de population variant entre 25 et 60 000 habitants / km². Plongée dans l’obscurité, cette vidéo-sculpture est une expérience immersive où l’interprétation de data, offre une évasion hypnotique. Une déambulation sensorielle, visuelle, intellectuelle, et imaginaire au cœur des données métropolitaines. Screen city pose la question de la retransmission plastique des informations. Elle nous amène à réfléchir sur les voies susceptibles de nous faire ressentir aujourd’hui esthétiquement l’impact des datas ?




Le Prix AMMA : La visibilité offerte par cet évènement tient surtout aux membres du jury chargés de sélectionner le lauréat tels que Philippe Dagen, historien et critique d’art, et Yann Toma, notamment curateur de la Sorbonne Artgallery. Lors des précédentes éditions, d’importantes personnalités du marché de l’art sont intervenues : Jen- nifer Flay (Directrice artistique de la FIAC), Chantal Crousel et Thaddeus Ropac (galeristes de renommée internationale), Maryvonne Pinault (Antiquaire et épouse du cé- lèbre collectionneur François Pinault) ou encore Jean-Jacques Aillagon (ancien ministre de la Culture et de la Communication). L’exposition des douze œuvres sélection- nées ainsi que la remise du Prix prendront place en janvier, au cœur d’un lieu culturel d’exception : le Bastille Design Center.
Bureau AMMA 2018 | 2019 - Amélie DESAIZE , Présidente -Alix MORAND, Vice-Présidente et responsable du pôle organisation de la soirée de remise des diplômes -Flore CANAL , Co-responsable du pôle organisation de la soirée de remise des diplômes - Maria BORISOVA, Vice-Présidente et responsable du pôle organisation du prix pour l’art contemporain - Camille MERLIER, Co-responsable du pôle organisation du prix pour l’art contemporain - Marion HABAULT, Co-responsable du pôle orga- nisation du prix pour l’art contemporain - Marie-Axelle COUPPÉ , Trésorière - Clothilde LAROCHE , Secrétaire générale de l’Association - Tiphaine AUBRY, Pôle commu- nication et gestion du site internet - Eugénie MESHCHERYAKOVA, Pôle communication et gestion des réseaux sociaux - Marie BERTRAND, Pôle communication et ges- tion des réseaux sociaux - Diane CHAPEL, Responsable goodies de l’Association - Rime SAHMAOUI, Responsable relations publiques de l’Association.
Alessia Sanna est née le 22 juillet 1995 à Mulhouse. Sa vocation pour les arts plastiques se dessine très tôt et à 15 ans, elle choisit de s’orienter dans une filière littéraire et artistique. En 2013, elle se rend à Strasbourg où, durant 5 ans, elle suit un cursus universitaire afin de devenir artiste chercheuse.
Durant cette période, elle développe sa pratique sculpturale, qu’elle hybride au numérique et s’interroge sur un rapport au monde façonné par les technologies de l’information et de la communication. Ces expérimentations transparaissent pour la première fois à travers une série d’œuvres prenant pour laboratoire de recherche Google Trends. S’en suit la création de l’œuvre Screen City_Mockup, récompensée par le Prix Paris 1 Panthéon Sorbonne pour l’art contemporain.
En 2018, à la suite de l’obtention de son diplôme, elle poursuit ses recherches et intègre en janvier 2019 la première promotion de l’incubateur culturel FLUXUS pour y développer le projet Screen City_Mockup. Encadrée au Shadok, cette année représente pour Alessia Sanna un moment charnière dans le lancement de sa carrière.
Marquée par ces rencontres ; ces moments clefs lui permettent pour la première fois de travailler à partir de données territoriales avec des ambitions techniques plus poussées. L’approfondissement de sa pratique et l’accès à de nouveaux outils transforment alors l’œuvre Screen City_Mockup et donnent lieu à la création de Screen City_Strasbourg dont l’exposition est prévue en septembre 2021 au festival Ososphère.
Dans la continuité de son projet artistique, elle nourrit aujourd’hui son regard sur l’art numérique qu’elle considère, à son sens, être un art du nombre.






LE NOYAU
ENTRE CHIEN ET LOUP
Du 20 mai au 17 juin 2019
Commissariat d'exposition: Yann Toma
Vernissage le 20 mai 2019
Sorbonne Artgallery a le plaisir d'accueillir LE NOYAU, groupe artistique composé de six artistes engagés, exposé du 20 mai au 17 juin 2019.
CONFUSION - FAIRE ADVENIR - EST-CE UN CHIEN, EST-CE UN LOUP ? - ÉQUIVOQUE - UNE MENACE - MAL-VU, MAL-DIT - UNE PROMESSE - UN FILTRE - PRENDRE UNE CHOSE POUR UNE AUTRE.
Apparue en français au XIIIe siècle, l’expression « entre chien et loup » existait déjà dans l’Antiquité. On peut ainsi lire dans un texte du IIème siècle : « quand l’homme ne peut distinguer le chien du loup ». Inter canem et lupum désigne le soir ou le matin, le moment de la journée où il fait trop sombre pour pouvoir différencier un chien d’un loup. Le chien symboliserait le jour puisque tout comme lui, il peut nous guider ; alors que le loup serait le symbole de la nuit, représentant une menace, mais également les cauchemars et la peur.








Le-noyau (MANIFESTE)
Nous sommes la partie profonde du péricarpe, qui est devenue dure et ligneuse et qui renferme les drupes.
Nous sommes le petit groupe de personnes qui a donné naissance à un groupe plus vaste ou qui en forme l’élément essentiel.
Nous sommes le petit groupe cohérent agissant dans un milieu hostile ou dominant. Nous sommes le corps solide constituant la partie permanente d’une comète.
Nous sommes la région centrale d’une galaxie.
Nous sommes le massif axial recevant le collet des marches.
Nous sommes chacun des supports verticaux, montant de fond ou suspendus.
Nous sommes l’organite central et vital de toute cellule vivante qui ne s’efface que pendant les mitoses. Nous sommes le cycle.
Nous sommes l’espace où jouent pleinement les mécanismes économiques.
Nous sommes la pièce magnétique autour de laquelle sont placés des enroulements d’un dispositif. Nous sommes la partie centrale du globe.
Nous sommes la pièce en sable, en métal ou en une autre matière résistant à la matière en fusion. Nous sommes tout amas de neurones dans le système nerveux.
Nous sommes la partie centrale de l’atome.
Nous sommes la zone étanche constituée généralement par de l’argile compactée.
Alain Bernardini questionne la déformation des stéréotypes de représentation du monde du travail et de l’activité humaine. Au gré de ses réalisations, il redéfinit l’identité du sujet et lui permet d’occuper une autre place que celle qui lui est imposée.
Véronique Boudier maintient le cap d’une œuvre toujours surprenante dans l’économie de ses moyens et d’une constance d’efficacité directe qui se révèle d’une portée poétique et existentielle unique.
Frédéric Héritier est polymorphe. Son sujet de prédilection est l’être humain. Ses pratiques sont multiples pour frapper au plus juste, le mode opératoire étant défini par l’enjeu.
Véronique Hubert travaille et met en scène des personnages fictifs depuis1996, comme la fée UTOPIA. La polymorphie de sa recherche se fonde sur la complicité avec d’autres artistes, son entourage, voire avec les publics.
Valérie Jouve aime à voir des villes qui seraient avant tout nourries de multitudes d’éléments vivants. Ses expositions sont souvent conçues comme des compositions visuelles, le temps d’un lieu.
Roberto Martinez développe un pratique artistique multimédiums et questionne la production, la circulation des images, le rapport politique et social de leur inscription dans les différents flux actuels.





TOMAS VU
FLATLAND
Du 18 mars au 18 mai 2019
Commissariat d’exposition : Yann Toma
Vernissage le 18 mars 2019
Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter la série Flatland de TOMAS VU, exposée du 18 mars au 18 mai 2019.
« En 2001, les tours sont tombées et, un mois plus tard, j’ai appris que j’allais être père. De cette période turbulente est née la série Flatland. À travers Flatland, j’ai créé un paysage qui permet la fusion de forces opposées et conflictuelles : destruction et récupération, chaos et clarté, brutalité et civilité. Ces polarités découlent de la bataille constante qui se joue dans ma tête entre mémoire et réalité, plus précisément le souvenir d’un paysage distinct qui a été déplacé. La réalité psychologique actuelle combine la mémoire, le désir et l’incertitude avec l’illusion de l’espace et la physicalité de la surface. Ce jeu de pouvoir perceptuel, la guerre excessivement menée entre la lumière et l’obscurité, s’incarne non seulement dans l’utilisation du clair-obscur, mais aussi dans l’exposition des nombreuses contradictions.







Une fois terminée, la série Flatland comprendra 102 tirages, chacun avec un titre temporel. Ces 102 pièces représentent les 102 minutes écoulées entre l’impact sur la première tour jumelle et l’effondrement de la seconde. Ce faisant, les tirages sont transformés en objets individuels, en quelque chose de plus proche de l’image fixe d’un film. Ils figurent une tranche d’un ensemble flottant, en mouvement constant. Lorsque ces oeuvres sont installées pour des spectacles, elles occupent une grille, passant souvent de l’obscurité à la lumière, devenant ainsi des fragments de paysages en mouvement et, prises ensemble, elles donnent une impression de mouvement à travers le temps. »
Tomas Vu est né à Saigon, au Vietnam, et à l’âge de dix ans, a déménagé avec sa famille à El Paso, au Texas. Après avoir obtenu le diplôme des beaux-arts de l’Université du Texas (El Paso), puis une maîtrise au beaux-arts de l’Université de Yale. Il est professeur à la Columbia University School of the Arts depuis 1996 et a été nommé professeur d’arts visuels LeRoy Neiman en 2000. En 1996, Vu a aidé à fonder la LeRoy Neiman Center for Print Studies. Depuis sa création, il en occupe le poste de directeur/directeur artistique du centre de Neiman.





MISS.TIC
LE MASCULIN L'EMPORTE, MAIS OÙ ?
Du 11 au 15 mars 2019
Commissariat d’exposition : Yann Toma
Vernissage le 10 mars 2019
Sorbonne Artgallery a le plaisir d'accueillir l'artiste MISS.TIC pour l'exposition Le masculin l'emporte, mais où ?, exposée du 11 mars au 15 mars 2019.
Inscrite dans le prolongement de l’histoire des luttes féministes (ouvrières, suffragettes) du début du XXe siècle, la journée internationale du droit des femmes converge avec une posture critique et active officialisée depuis 1977 par les Nations unies. Elle est malheureusement toujours d’actualité, au vue des inégalités persistantes entre les hommes et les femmes. Les droits des femmes restent une des luttes majeures de notre époque et ce, au sein de toutes les communautés, tous les milieux, tous les âges. Miss.Tic démocratise un art en prise directe avec notre soma. Sa sincérité et sa pertinence artistique rejoignent à ce moment précis la volonté impactante des images véhiculées par ceux qui considèrent aujourd’hui l’art en capacité de proposer, souvent par l’image, au coeur de notre conscience collective, ce que Marie-José Mondzain appelle un exercice de liberté, notamment à travers des opérations subjectivantes qui impliquent directement le spectateur. C’est ici, dans le visible, que quelque chose se creuse et échappe à la réduction de ce que nous montre Miss-Tic. Forte d’une histoire qui converge avec nombre de trajectoires de femmes, Miss.Tic se fait aujourd’hui l’ambassadrice des Objectifs d’éducation et d’égalité entre les sexes inscrits au cœur des priorités de l’ONU. Le pochoir Miss.Tic se transforme ici en forme et matière sensible. Au-delà de sa qualité plastique, il nous invite à résister et à penser l’émancipation de la femme et de ses droits. Cet étant d’art signale ainsi avec tact un étant du, une extension possible de soi à l’autre. La vertu alors de chacune des parties du corps de l’artiste, à la plastique généreusement symbolique, s’offre à toutes et pour tous dans l’espace public de l’Université. Miss-Tic devient, au détour d’une rue transformée pour l’occasion en la galerie Soufflot, partie prenante de nos imaginaires.




Poète, plasticienne et figure incontournable du street art, Miss.Tic développe un univers pictural et poétique qu’elle imprime au pochoir sur les murs de Paris depuis 1985. Avec des dessins de femmes caractéristiques et des phrases incisives, ses créations expriment la liberté. Tout son art repose sur un subtil mélange de légèreté et de gravité, d’insouciance et de provocation.
Présente dans les galeries comme dans l’espace public, elle mêle dans son œuvre les supports pérennes et les interventions éphémères.
Régulièrement exposée depuis 1986 en France comme à l’étranger, réclamée par le milieu de la mode (Kenzo, Louis Vuitton…) et approchée par le monde du cinéma (elle a conçu en 2007 l’affiche de La Fille coupée en deux, de Claude Chabrol), Miss.Tic a par ailleurs participé à l’édition 2010 du Petit Larousse en illustrant des mots de la langue française.
Représentée dans les foires internationales d’art contemporain, certaines de ses œuvres ont été acquises par le Victoria and Albert Museum, à Londres et le Fond d’art contemporain de la ville de Paris.
L’art de Miss.Tic naît de la vie et s’y inscrit. Ses œuvres s’adressent à tous et font du public leur destinataire attitré et critique.





RENAUD LAYRAC
HORIZON D'ATTENTE
Du 19 février au 9 mars 2019
Commissariat d’exposition : Yann Toma
Vernissage le 19 février 2019
Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter l'exposition Horizon d'attente de l'artiste Reynaud Layrac, exposée du 19 février au 9 mars 2019.
Les images présentées sont constituées de montages d’éléments récupérés sur le web. Affirmant ce geste d’appropria- tion, la marque Before Present s’y imprime en filigrane (watermark) tel un copyright. Ici l’expression, abrégée en BP, est utilisée dans l’univers scientifique comme référent temporel pour la datation au carbone 14. Elle fait également référence au passé de Renaud Layrac qui, dans le groupe BP et dès la fin des années 80, interrogeait la place de l’artiste dans unesociété dominée par des multinationales sourdes aux enjeux sociaux et écologiques. Before Present dit aussi l’opposition entre le temps long, celui de la planète et de l’histoire, et le temps de l’immédiateté d’un monde contemporain régit par lavitesse.
Paul Virilio interrogé en 2009 au sujet de son exposition «Ce qui arrive» à la fondation Cartier, affirmait ceci : «Nous vivions dans la conviction que nous avions un passé et un futur. Or le passé ne passe pas, il est devenu mons-trueux, au point que nous n’y faisons plus référence. Quant au futur, il est limité par la question écologique, la fin program- mée des ressources naturelles, comme le pétrole. Il reste donc le présent à habiter. Mais l’écrivain Octavio Paz disait: «L’instant est inhabitable, comme le futur.» Nous sommes en train de vivre cela...».
Quel est donc notre horizon d’attente, où voulons nous nous situer : avant ou après la catastrophe?




Renaud Layrac est né en 1962. Il s’illustre tout d’abord au sein du groupe d’artistes BP qu’il fonde, alors étudiant à la Villa Arson, en 1984. Nourri d’une culture urbaine, le groupe recycle les produits issus de l’industrie pétrolière et automobile dans des dispositifs qui revisitent les stéréotypes de l’art contemporaine célèbrent la fin des avant-gardes et des utopies modernistes. Les œuvres de BP sont exposées dans denombreuses expositions internationales et font partie des plus grandes collections privées et institutionnelles.
Ce travail de collaboration prenant fin en 2008, Renaud Layrac poursuit dans une certaine continuité, une réflexion où art, auteur, logo et signature se confrontent aux univers de l’entreprise et de la communication. Ses œuvres sculptures et installations recourent le plus souvent à la logique du détournement et de l’appropriation. Ses images interrogent, à l’ère du flux numérique, notre représentation du monde, comment le figurer, comment l’imaginer et le comprendre. Il est professeur en art & scénographie à l’école supérieure d’arts plastiques de Monaco. Il participe à Art&Flux (Institut Acte) de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et est membre du conseil d’UFR de l’École des Arts de la Sorbonne.



