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Une seule
direction
vers le cosmos ?
Vladimir Skoda
Exposition du 12 décembre 2022 au 17 février 2023
Une seule direction ? (2004 – 2009)
Pour V. Skoda, l’interaction est un des instruments utilisés pour visualiser une réalité qui dépasse la capacité de perception sensorielle humaine. Cette action implique un déplacement des objets au-delà de leur réalité physique dans un espace virtuel ou astral. Ici, la combinaison des trois sculptures in situ orientées vers le cosmos et disséminées dans la cour d’honneur métamorphose et transporte notre regard et nos corps vers un espace ouvert sur le cosmos. Vladimir Skoda aime à comparer les dimensions infinies avec notre environnement, évoquant un espace qui aurait la faculté de remplir tout l’univers, existant partout, à portée de main et en même temps inaccessible.

acier inoxydable poli miroir, 3 éléments, Ø 145 x 235 cm, Ø 145 x 215 cm, Ø 145 x 195 cm

acier inoxydable poli miroir, 3 éléments, Ø 145 x 235 cm, Ø 145 x 215 cm, Ø 145 x 195 cm

acier inoxydable poli miroir, 3 éléments, Ø 145 x 235 cm, Ø 145 x 215 cm, Ø 145 x 195 cm

acier inoxydable poli miroir, 3 éléments, Ø 145 x 235 cm, Ø 145 x 215 cm, Ø 145 x 195 cm

installation d’environ 200 000 des billes de roulement métalliques de 13,5 mm, étendues sur une surface horizontale

installation d’environ 200 000 des billes de roulement métalliques de 13,5 mm, étendues sur une surface horizontale

installation d’environ 200 000 des billes de roulement métalliques de 13,5 mm, étendues sur une surface horizontale

installation d’environ 200 000 des billes de roulement métalliques de 13,5 mm, étendues sur une surface horizontale
Aberrations – Entropia Grande, 1 – infini (2011 – 2022)
Le vocabulaire plastique de Vladimir Skoda s’est constitué en explorant des formes géométriques simples : spirales, cubes, polyèdres et un rapport alchimique à la matière. Depuis 1987, il accorde une place privilégiée au motif de la sphère. Les sphères d’acier, petites et grandes, pleines et perforées, brutes ou polis, animées ou immobiles, solitaires ou innombrables et les pendules dont le reflet mouvant s’inscrit dans un miroir concave, expriment poétiquement des vues empiriques du cosmos, liant physique et métaphysique. En 2010, Vladimir Skoda s’inspire des aberrations optiques et chromatiques et réalise les séries de photographies du même nom. Il convoque les expériences de Joseph von Fraunhofer, opticien et physicien allemand. Grâce aux reflets lumineux de la surface poli-miroir et au hasard, il créé la dernière série mélangeant ces deux phénomènes optiques. Son œuvre Entropia grande, 1 – infini sert alors comme support de jeu et interaction. L’œuvre est visible sur la première photographie présentée dans la galerie Soufflot, se référant au concept d’entropie qui renvoie à la physique du chaos ainsi qu’à la théorie du Big Bang, un modèle cosmologique utilisé par les scientifiques pour décrire l’origine et l’évolution de l’Univers.
Né à Prague en 1942, Vladimir Skoda vit et travaille à Paris depuis 1968. Dans l’œuvre de Vladimir Skoda, une pensée récurrente est l’investigation du mythe du cosmos : l’union symbolique de la vie de la terre et de ses lieux, et l’abstraction de l’univers omniprésent.

1994
Pieter Hugo
Exposition du 10 novembre au 11 décembre 2022
En partenariat avec PhotoDays
« J'ai commencé cette série d'images au Rwanda, mais je pensais à l'année 1994, et ses relations entre ce pays et l'Afrique du Sud sur une période de dix ou vingt ans. J'ai remarqué que les enfants, en particulier en Afrique du Sud, ne portent pas le même bagage historique que leurs parents. Je trouve leur engagement dans le monde rafraîchissant dans la mesure où ils ne sont pas si accablés par le passé, mais en même temps, on les voit grandir avec certains "récits de libération" qui sont évidemment, d'une certaine manière, une invention. C'est presque comme si vous saviez quelque chose qu'ils ignorent sur les échecs potentiels ou les lacunes éventuelles de ces récits directeurs. La plupart des photographies de ce livre ont été prises dans des villages du Rwanda et d'Afrique du Sud. La frontière est très mince entre une nature considérée comme idyllique et un lieu où des choses terribles peuvent se produire, imprégné par le génocide - un espace constamment contesté. En guise de métaphore, c'est comme si plus on s'éloignait de la ville et de ses systèmes de contrôle, plus les choses devenaient primitives. Parfois, les enfants semblent conservateurs, vivant dans un monde ordonné; à d'autres moments, ils ont quelque chose de sauvage, comme dans Lord of the Flies de William Golding : Un lieu dépourvu de règles. Cela est particulièrement visible dans les images du Rwanda, où des vêtements donnés par l'Europe, avec des significations culturelles particulières, sont transposés dans un contexte complètement différent. Le fait d'être moi-même parent a radicalement changé ma façon de voir les enfants. Le défi consiste à réaliser des images non sentimentales. L'acte de photographier un enfant est si différent - et à bien des égards beaucoup plus difficile - que de faire le portrait d'un adulte. La dynamique normale du pouvoir entre le photographe et le sujet est subtilement modifiée. J'ai cherché des enfants qui semblaient déjà avoir des personnalités bien formées. Il y a une honnêteté et une franchise qui ne peuvent être évoquées autrement. »
Pieter Hugo




Pieter Hugo, né en 1976, est un photographe sud-africain de renom. Il est largement reconnu pour sa capacité à capturer des portraits à la fois puissants et provocateurs, tout en explorant des thèmes sociaux et culturels complexes à travers son travail artistique. Parmi ses séries les plus emblématiques figurent "The Hyena & Other Men" et "Nollywood," qui ont été exposées dans des galeries de renommée internationale. L'œuvre de Hugo offre une perspective captivante sur les réalités de la vie en Afrique, abordant des questions telles que la marginalisation, l'identité et la dynamique de la société contemporaine. Son travail artistique est un reflet profondément révélateur de la condition humaine et de la diversité culturelle en Afrique.

In visible
Esther Shalev-Gerz
Du 3 octobre au 4 novembre 2022
In visible représente le mystère absolu de l'univers : tout est différent, chaque arbre, chaque feuille, chaque personne, et nous ne savons pas pourquoi. Cette œuvre invite le spectateur à un voyage réflexif et poétique dans les dimensions les plus profondes du visible. Inspiré par le désir passionné de découvrir le plus petit état de la matière grâce aux dernières avancées de l'ultramicroscopie et le besoin contemporain de confiance développé par les technologies de la traçabilité et de la biométrie, IN VISIBLE propose une exploration des caractéristiques les plus infimes de ce qui définit une identité et un regard réflexif sur les attributs visuels uniques d'un iris.

Images générées en 3D, pigments naturels sur papier d'archivage

Images générées en 3D, pigments naturels sur papier d'archivage

Images générées en 3D, pigments naturels sur papier d'archivage

Images générées en 3D, pigments naturels sur papier d'archivage
Quintessence de la biométrie à un niveau quasi-iconique, l'iris, impossible à photographier dans sa forme pure, est l'archive physique qui porte les traces de l'identité unique d'une personne. Cette interface mystérieuse au pouvoir de séduction instantané est aussi le seuil entre une réalité perçue et une réalité imaginée. Par un spectaculaire changement d'échelle, dix iris monumentaux et uniques, créés en 3D ex-nihilo par l'artiste, révèlent une couleur, une architecture et un code aussi uniques que chaque individu. Tout comme la magie du monde ne peut être expliquée, l'artiste a attribué un code différent à la construction de chaque iris. En s'approchant de la surface, le spectateur peut se promener dans la spécificité de chaque iris et découvrir son système d'identité, reflet des changements qui s'opèrent aujourd'hui dans les systèmes de reconnaissance.
Basée à Paris, Esther Shalev-Gerz est reconnue internationalement pour ses contributions fondamentales dans le domaine de l'art dans le domaine public et pour son enquête cohérente sur la construction de la mémoire, de l'histoire, du monde naturel, de la démocratie et des identités culturelles. Ses œuvres remettent en question la notion et la pratique du portrait et examinent comment ses qualités peuvent contribuer au discours contemporain sur la politique de la représentation.

POUR L'UKRAINE - ""La Madone Ukrainienne" / "Українська Мадонна"
MYKOLA HRYTSELYAK
Du 26 au 30 septembre 2022
Commissariat d’exposition : Varvara Karpechenkova
Vernissage le 26 septembre 2022
Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter le cycle d'expositions, POUR L'UKRAINE. Il est composé d'une troisième partie intitulée "La Madone Ukrainienne" / "Українська Мадонна" par l'artiste Mykola Hrytselya.
POUR L'UKRAINE
Aujourd'hui, en Ukraine, des villes sont détruites et des régions entières du pays sont brûlées par des flammes infernales. Les occupants russes essaient de voler la jeunesse ukrainienne, de détruire le monde des jeunes Ukrainiens, qui s'est formé avec le jeune État pendant trente ans.
Au cours des six derniers mois, tout a changé en Ukraine - au lieu des rythmes des boîtes de nuit - le hurlement des sirènes, au lieu du bruit de la construction - le grondement des explosions... La vie est suspendue au bord et le son alarmant contrôle les esprits.
La Sorbonne Artgallery accueille à la rentrée de cette année scolaire le cycle d'expositions avec trois artistes ukrainiens. Les œuvres présentées manifestent, chacune à son degré, la nouvelle réalité à laquelle sont confrontés les ukrainiens.
Les artistes ukrainiens contemporains reflètent non seulement la violence et la peur, mais aussi la force, la volonté et l'héroïsme du peuple ukrainien.
En Ukraine, le temps est devenu semblable à l'ère de la "tragédie grecque classique", dans laquelle il y a une place pour les sentiments forts, dans laquelle la jeunesse lutte pour son avenir, dans laquelle l'art devient une force de solidarité populaire.








De jeunes artistes ukrainiens de différentes régions de l'Ukraine : Sud, Ouest et Nord essaient de comprendre leur place dans le drame culturel mondial. De nouveaux récits militaires façonnent l'art ukrainien qui participe activement à la création d'une nouvelle ère. Les images visuelles peuvent désormais s'éloigner des cris des éclats verbaux et laisser place à une analyse approfondie de l’histoire.
Mykola Hrytselyak (Lviv, Ukraine) - un monumentaliste et graphiste ukrainien. Dans la série La Madone ukrainienne il utilise le plastique du corps humain pour enregistrer la tension intérieure et la concentration des états émotionnels forts en temps de guerre, de désespoir, de perte, de chagrin, de lutte...
Il perçoit la nudité féminine comme un symbole de liberté et l'énergie de la lutte pour l'identité ukrainienne. Une certaine incomplétude de ses œuvres transmet expression et impulsion, donnant au spectateur un espace de réflexion. De jeunes artistes ukrainiens de différentes régions de l'Ukraine : Sud, Ouest et Nord essaient de comprendre leur place dans le drame culturel mondial. De nouveaux récits militaires façonnent l'art ukrainien qui participe activement à la création d'une nouvelle ère. Les images visuelles peuvent désormais s'éloigner des cris des éclats verbaux et laisser place à une analyse approfondie de l’histoire.




Cycle d'expositions
"Pour l'Ukraine"
Inna Kharchuk / Iryna Suchelnytska / Mykola Hrytselyak
Comissaire de l'exposition : Varvara Karpechenkova
Texte : Savchenko Victor Anatoliyovytch, professeur d'histoire et écrivain ukrainien
Du 12 au 30 septembre 2022
12, Place du Panthéon, Galerie Soufflot -Rez de chaussée, 75005
Vernissages
RSVP obligatoire par mail
sorbonneartgallery@univ-paris1.f
Le 12 septembre à 19h : Exposition d'Inna Kharchuk "Le Sol" / "Ґрунт"
Le 19 septembre à 19h : Exposition d'Iryna Suchelnytska "La voix de la guerre" / "Голос війни"
Le 26 septembre à 19h : Exposition de Mykola Hrytselyak "La Madone Ukrainienne" / "Українська Мадонна"

Inna Kharchuk, Chervoni choboty, 2021
Pour l'Ukraine
Aujourd'hui, en Ukraine, des villes sont détruites et des régions entières du pays sont brûlées par des flammes infernales. Les occupants russes essaient de voler la jeunesse ukrainienne, de détruire le monde des jeunes Ukrainiens, qui s'est formé avec le jeune État pendant trente ans.
Au cours des six derniers mois, tout a changé en Ukraine - au lieu des rythmes des boîtes de nuit - le hurlement des sirènes, au lieu du bruit de la construction - le grondement des explosions... La vie est suspendue au bord et le son alarmant contrôle les esprits.
La Sorbonne Artgallery accueille à la rentrée de cette année scolaire le cycle d'expositions avec trois artistes ukrainiens. Les œuvres présentées manifestent, chacune à son degré, la nouvelle réalité à laquelle sont confrontés les ukrainiens.
Les artistes ukrainiens contemporains reflètent non seulement la violence et la peur, mais aussi la force, la volonté et l'héroïsme du peuple ukrainien.
En Ukraine, le temps est devenu semblable à l'ère de la "tragédie grecque classique", dans laquelle il y a une place pour les sentiments forts, dans laquelle la jeunesse lutte pour son avenir, dans laquelle l'art devient une force de solidarité populaire.
Inna Kharchuk (Volhynie, Ukraine), tente de trouver le code culturel ukrainien à travers le prisme de ses sentiments individuels.
Dans ses œuvres, l'artiste explore la question de l'auto-identification dans la société, ainsi que les thèmes de la mémoire personnelle et collective, à travers ses propres expériences et réflexions. Inna Kharchuk examine "l'ascendance" et la "famille", c'est-à-dire des concepts essentiels dans le contexte d'événements se déroulant dans le pays, qui, à leur tour, caractérisent une série d'œuvres créées par l'artiste.
Pour créer une œuvre d’art, l'artiste examine des photographies d'archives des ukrainiens de différentes régions afin d'explorer pleinement non seulement le folklore ukrainien, unique et historique, mais également le contexte historique au moment de la création de l'œuvre.
Dans les œuvres d'Iryna Suchelnytska (Odessa, Ukraine), la voix de la douleur et de l'impuissance se fait entendre à travers le prisme de la guerre. Les œuvres de l'artiste reflètent des réactions émotionnelles aux événements militaires découlant du flux existentiel de résistance à l'absurdité de la destruction totale.
L'artiste donne un sens à son expérience directe de la rencontre avec la guerre en interprétant les événements d'une manière mythopoétique, dans le même esprit que le baroque ukrainien. Elle met l'accent sur la valeur culturelle de l'identité ukrainienne qui est à la lisière du monde européen.
La voix de la guerre est véhiculée à travers une esthétique graphique, une ligne fine, énergique et nerveusement tissée qui exprime l’excitation et l’anxiété. Elle transforme la ligne en une forme plastique en utilisant le contraste avec un fond sombre, accentuant le drame de la perception des événements actuels.
Mykola Hrytselyak (Lviv, Ukraine) - un monumentaliste et graphiste ukrainien. Dans la série La Madone ukrainienne il utilise le plastique du corps humain pour enregistrer la tension intérieure et la concentration des états émotionnels forts en temps de guerre, de désespoir, de perte, de chagrin, de lutte...
Il perçoit la nudité féminine comme un symbole de liberté et l'énergie de la lutte pour l'identité ukrainienne. Une certaine incomplétude de ses œuvres transmet expression et impulsion, donnant au spectateur un espace de réflexion. De jeunes artistes ukrainiens de différentes régions de l'Ukraine : Sud, Ouest et Nord essaient de comprendre leur place dans le drame culturel mondial. De nouveaux récits militaires façonnent l'art ukrainien qui participe activement à la création d'une nouvelle ère. Les images visuelles peuvent désormais s'éloigner des cris des éclats verbaux et laisser place à une analyse approfondie de l’histoire.
De jeunes artistes ukrainiens de différentes régions de l'Ukraine : Sud, Ouest et Nord essaient de comprendre leur place dans le drame culturel mondial. De nouveaux récits militaires façonnent l'art ukrainien qui participe activement à la création d'une nouvelle ère. Les images visuelles peuvent désormais s'éloigner des cris des éclats verbaux et laisser place à une analyse approfondie de l’histoire.

Iryna Suchelnytska, Indestructibles, 2022

Mykola Hrytselyak, La Madone ukrainienne, 2022

Inna Kharchuk, vue de l'exposition dans la galerie, 2022

Inna Kharchuk, vue de l'exposition dans la galerie, 2022



POUR L'UKRAINE - "La voix de la guerre" / "Голос війни"
IRYNA SUCHELNYTSKA
Du 19 au 25 septembre 2022
Commissariat d’exposition : Varvara Karpechenkova
Vernissage le 19 septembre 2022
Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter le cycle d'expositions, POUR L'UKRAINE. Il est composé d'une deuxième partie intitulée "La voix de la guerre" / "Голос війни" par l'artiste Iryna Suchelnytska.
POUR L'UKRAINE
Aujourd'hui, en Ukraine, des villes sont détruites et des régions entières du pays sont brûlées par des flammes infernales. Les occupants russes essaient de voler la jeunesse ukrainienne, de détruire le monde des jeunes Ukrainiens, qui s'est formé avec le jeune État pendant trente ans.
Au cours des six derniers mois, tout a changé en Ukraine - au lieu des rythmes des boîtes de nuit - le hurlement des sirènes, au lieu du bruit de la construction - le grondement des explosions... La vie est suspendue au bord et le son alarmant contrôle les esprits.
La Sorbonne Artgallery accueille à la rentrée de cette année scolaire le cycle d'expositions avec trois artistes ukrainiens. Les œuvres présentées manifestent, chacune à son degré, la nouvelle réalité à laquelle sont confrontés les ukrainiens.
Les artistes ukrainiens contemporains reflètent non seulement la violence et la peur, mais aussi la force, la volonté et l'héroïsme du peuple ukrainien.
En Ukraine, le temps est devenu semblable à l'ère de la "tragédie grecque classique", dans laquelle il y a une place pour les sentiments forts, dans laquelle la jeunesse lutte pour son avenir, dans laquelle l'art devient une force de solidarité populaire.








De jeunes artistes ukrainiens de différentes régions de l'Ukraine : Sud, Ouest et Nord essaient de comprendre leur place dans le drame culturel mondial. De nouveaux récits militaires façonnent l'art ukrainien qui participe activement à la création d'une nouvelle ère. Les images visuelles peuvent désormais s'éloigner des cris des éclats verbaux et laisser place à une analyse approfondie de l’histoire.
Dans les œuvres d'Iryna Suchelnytska (Odessa, Ukraine), la voix de la douleur et de l'impuissance se fait entendre à travers le prisme de la guerre. Les œuvres de l'artiste reflètent des réactions émotionnelles aux événements militaires découlant du flux existentiel de résistance à l'absurdité de la destruction totale.
L'artiste donne un sens à son expérience directe de la rencontre avec la guerre en interprétant les événements d'une manière mythopoétique, dans le même esprit que le baroque ukrainien. Elle met l'accent sur la valeur culturelle de l'identité ukrainienne qui est à la lisière du monde européen.
La voix de la guerre est véhiculée à travers une esthétique graphique, une ligne fine, énergique et nerveusement tissée qui exprime l’excitation et l’anxiété. Elle transforme la ligne en une forme plastique en utilisant le contraste avec un fond sombre, accentuant le drame de la perception des événements actuels.





Cycle d'expositions
"Pour l'Ukraine"
Inna Kharchuk / Iryna Suchelnytska / Mykola Hrytselyak
Comissaire de l'exposition : Varvara Karpechenkova
Texte : Savchenko Victor Anatoliyovytch, professeur d'histoire et écrivain ukrainien
Du 12 au 30 septembre 2022
12, Place du Panthéon, Galerie Soufflot -Rez de chaussée, 75005
Vernissages
RSVP obligatoire par mail
sorbonneartgallery@univ-paris1.f
Le 12 septembre à 19h : Exposition d'Inna Kharchuk "Le Sol" / "Ґрунт"
Le 19 septembre à 19h : Exposition d'Iryna Suchelnytska "La voix de la guerre" / "Голос війни"
Le 26 septembre à 19h : Exposition de Mykola Hrytselyak "La Madone Ukrainienne" / "Українська Мадонна"

Inna Kharchuk, Chervoni choboty, 2021
Pour l'Ukraine
Aujourd'hui, en Ukraine, des villes sont détruites et des régions entières du pays sont brûlées par des flammes infernales. Les occupants russes essaient de voler la jeunesse ukrainienne, de détruire le monde des jeunes Ukrainiens, qui s'est formé avec le jeune État pendant trente ans.
Au cours des six derniers mois, tout a changé en Ukraine - au lieu des rythmes des boîtes de nuit - le hurlement des sirènes, au lieu du bruit de la construction - le grondement des explosions... La vie est suspendue au bord et le son alarmant contrôle les esprits.
La Sorbonne Artgallery accueille à la rentrée de cette année scolaire le cycle d'expositions avec trois artistes ukrainiens. Les œuvres présentées manifestent, chacune à son degré, la nouvelle réalité à laquelle sont confrontés les ukrainiens.
Les artistes ukrainiens contemporains reflètent non seulement la violence et la peur, mais aussi la force, la volonté et l'héroïsme du peuple ukrainien.
En Ukraine, le temps est devenu semblable à l'ère de la "tragédie grecque classique", dans laquelle il y a une place pour les sentiments forts, dans laquelle la jeunesse lutte pour son avenir, dans laquelle l'art devient une force de solidarité populaire.
Inna Kharchuk (Volhynie, Ukraine), tente de trouver le code culturel ukrainien à travers le prisme de ses sentiments individuels.
Dans ses œuvres, l'artiste explore la question de l'auto-identification dans la société, ainsi que les thèmes de la mémoire personnelle et collective, à travers ses propres expériences et réflexions. Inna Kharchuk examine "l'ascendance" et la "famille", c'est-à-dire des concepts essentiels dans le contexte d'événements se déroulant dans le pays, qui, à leur tour, caractérisent une série d'œuvres créées par l'artiste.
Pour créer une œuvre d’art, l'artiste examine des photographies d'archives des ukrainiens de différentes régions afin d'explorer pleinement non seulement le folklore ukrainien, unique et historique, mais également le contexte historique au moment de la création de l'œuvre.
Dans les œuvres d'Iryna Suchelnytska (Odessa, Ukraine), la voix de la douleur et de l'impuissance se fait entendre à travers le prisme de la guerre. Les œuvres de l'artiste reflètent des réactions émotionnelles aux événements militaires découlant du flux existentiel de résistance à l'absurdité de la destruction totale.
L'artiste donne un sens à son expérience directe de la rencontre avec la guerre en interprétant les événements d'une manière mythopoétique, dans le même esprit que le baroque ukrainien. Elle met l'accent sur la valeur culturelle de l'identité ukrainienne qui est à la lisière du monde européen.
La voix de la guerre est véhiculée à travers une esthétique graphique, une ligne fine, énergique et nerveusement tissée qui exprime l’excitation et l’anxiété. Elle transforme la ligne en une forme plastique en utilisant le contraste avec un fond sombre, accentuant le drame de la perception des événements actuels.
Mykola Hrytselyak (Lviv, Ukraine) - un monumentaliste et graphiste ukrainien. Dans la série La Madone ukrainienne il utilise le plastique du corps humain pour enregistrer la tension intérieure et la concentration des états émotionnels forts en temps de guerre, de désespoir, de perte, de chagrin, de lutte...
Il perçoit la nudité féminine comme un symbole de liberté et l'énergie de la lutte pour l'identité ukrainienne. Une certaine incomplétude de ses œuvres transmet expression et impulsion, donnant au spectateur un espace de réflexion. De jeunes artistes ukrainiens de différentes régions de l'Ukraine : Sud, Ouest et Nord essaient de comprendre leur place dans le drame culturel mondial. De nouveaux récits militaires façonnent l'art ukrainien qui participe activement à la création d'une nouvelle ère. Les images visuelles peuvent désormais s'éloigner des cris des éclats verbaux et laisser place à une analyse approfondie de l’histoire.
De jeunes artistes ukrainiens de différentes régions de l'Ukraine : Sud, Ouest et Nord essaient de comprendre leur place dans le drame culturel mondial. De nouveaux récits militaires façonnent l'art ukrainien qui participe activement à la création d'une nouvelle ère. Les images visuelles peuvent désormais s'éloigner des cris des éclats verbaux et laisser place à une analyse approfondie de l’histoire.

Iryna Suchelnytska, Indestructibles, 2022

Mykola Hrytselyak, La Madone ukrainienne, 2022

Inna Kharchuk, vue de l'exposition dans la galerie, 2022

Inna Kharchuk, vue de l'exposition dans la galerie, 2022



POUR L'UKRAINE - "Le Sol" / "Ґрунт"
INNA KHARCHUK
Du 12 au 18 septembre 2022
Commissariat d’exposition : Varvara Karpechenkova
Vernissage le 12 septembre 2022
Sorbonne Artgallery a le plaisir de vous présenter le cycle d'expositions, POUR L'UKRAINE. Il est composé d'une première partie intitulée "Le Sol" / "Ґрунт" par l'artiste Inna Kharchuk.
POUR L'UKRAINE
Aujourd'hui, en Ukraine, des villes sont détruites et des régions entières du pays sont brûlées par des flammes infernales. Les occupants russes essaient de voler la jeunesse ukrainienne, de détruire le monde des jeunes Ukrainiens, qui s'est formé avec le jeune État pendant trente ans.
Au cours des six derniers mois, tout a changé en Ukraine - au lieu des rythmes des boîtes de nuit - le hurlement des sirènes, au lieu du bruit de la construction - le grondement des explosions... La vie est suspendue au bord et le son alarmant contrôle les esprits.
La Sorbonne Artgallery accueille à la rentrée de cette année scolaire le cycle d'expositions avec trois artistes ukrainiens. Les œuvres présentées manifestent, chacune à son degré, la nouvelle réalité à laquelle sont confrontés les ukrainiens.
Les artistes ukrainiens contemporains reflètent non seulement la violence et la peur, mais aussi la force, la volonté et l'héroïsme du peuple ukrainien.
En Ukraine, le temps est devenu semblable à l'ère de la "tragédie grecque classique", dans laquelle il y a une place pour les sentiments forts, dans laquelle la jeunesse lutte pour son avenir, dans laquelle l'art devient une force de solidarité populaire.








De jeunes artistes ukrainiens de différentes régions de l'Ukraine : Sud, Ouest et Nord essaient de comprendre leur place dans le drame culturel mondial. De nouveaux récits militaires façonnent l'art ukrainien qui participe activement à la création d'une nouvelle ère. Les images visuelles peuvent désormais s'éloigner des cris des éclats verbaux et laisser place à une analyse approfondie de l’histoire.
Inna Kharchuk (Volhynie, Ukraine), tente de trouver le code culturel ukrainien à travers le prisme de ses sentiments individuels.
Dans ses œuvres, l'artiste explore la question de l'auto-identification dans la société, ainsi que les thèmes de la mémoire personnelle et collective, à travers ses propres expériences et réflexions. Inna Kharchuk examine "l'ascendance" et la "famille", c'est-à-dire des concepts essentiels dans le contexte d'événements se déroulant dans le pays, qui, à leur tour, caractérisent une série d'œuvres créées par l'artiste.
Pour créer une œuvre d’art, l'artiste examine des photographies d'archives des ukrainiens de différentes régions afin d'explorer pleinement non seulement le folklore ukrainien, unique et historique, mais également le contexte historique au moment de la création de l'œuvre.






An iconography of movement
Jean Gottmann
Commissariat d’exposition : Yann Toma
Exposition du 18 juillet au 2 septembre 2022
La moitié des photographies exposées ont été prises en Amérique du Nord, un tiers en Europe, 10 à 15 % en Amérique latine, tandis que les 5 % restants sont constitués de diagrammes, de cartes et d'œuvres d'art. La collection, qui ne se limite pas à une étude géographique traditionnelle, comprend des photos de terrain, des éléments personnels, professionnels et intellectuels, ainsi que du matériel tiré de projets antérieurs. Le mélange de son travail sur le terrain et de sa vie intellectuelle et professionnelle à travers sa "transhumance Atlantique" révèle sa vision de la variété de la géographie humaine.
Au-delà de la documentation des paysages transatlantiques, la collection retrace également sa transition intellectuelle de la monographie régionale française à une compréhension innovante du territoire, qui consiste pour lui en une géographie multiscalaire de nœuds et de réseaux, informée par la projection culturelle et psychologique des peuples qui la partagent en tant qu'habitat commun. Elle fait également suite à sa découverte précoce de la symbiose entre le rural et l'urbain sur la côte nord-est des États-Unis, qui, pour J. Gottmann, était la charnière d'un réseau complexe.
Dépassant les limites des cadres nationaux de la géographie politique, Jean Gottmann s'est interrogé sur la possibilité d'une communauté mondiale dans le futur, considérant qu'une organisation politique planétaire fonctionnerait à condition de respecter la variété culturelle du monde. Ainsi, son travail devient encore plus intéressant - et important - dans les temps troublés d'aujourd'hui.




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Les paysages jamais exposés de J. Gottmann, dont beaucoup ont été photographiés "sur la route" ou dans la rue, offrent des aperçus vivants de personnes et de lieux, soulignant son attirance pour la diversité culturelle des établissements humains. Ils reflètent son approche unique de la géographie : les paysages sont un théâtre vivant. Ces "théâtres vivants" transcendent la géographie pure : ils trahissent un regard artistique.
Présentée du 18 juillet au 2 septembre, l’exposition fait partie du programme officiel du Congrès du Centenaire de l'Union Géographique Internationale (UGI), organisé par le Comité Français de Géographie (CNFG) du 18 au 23 juillet 2022. Le matin du vernissage de l'exposition, le 19 juillet, une séance plénière consacrée à Jean Gottmann et à son fond photographique s’est tenu dans la salle 307 du Centre Panthéon. Le catalogue Jean Gottmann: An Iconography Of Movement a été réalisé sous la direction d'Olivier Labussière & Luca Muscarà, Olivier Loiseaux, Jean-Paul Hubert, Anne-Laure Amilhat Szary, Yann Toma et Louise Hantson, et publié par les Editions Jannink. Avec les contributions d'Andrea Masala (Pacte) et de Nicolas Tixier (ENSAG-AAU-Cresson).
Stagiaires chargés de l'exposition : Marthe Beseme, Gladys de Cambourg et Lulu Fleming-Benite.




Jean Gottmann (1915-1994) est un géographe visionnaire dont les travaux ont contribué à façonner notre compréhension des paysages urbains. Gottman était bien plus qu'un simple cartographe ; il était un artiste de la géographie, captivant la complexité des villes à travers ses observations méticuleuses.
À travers ses cartes, dessins et photographies, Jean Gottman a transcendé les frontières entre l'art et la science, offrant une perspective unique sur l'urbanisme. Son œuvre emblématique, "Megalopolis: The Urbanized Northeastern Seaboard of the United States," a été un point de départ pour de nombreuses discussions sur la croissance urbaine et l'aménagement du territoire.
Ses dessins et ses photographies, souvent exposés dans le monde entier, nous invitent à réfléchir à la géométrie cachée des villes, à la manière dont elles se développent, respirent et évoluent. En mettant en lumière l'interaction complexe entre l'homme et son environnement, Gottman nous a rappelé que chaque ville est une œuvre d'art en perpétuelle mutation.





L'illusion
est la première apparence
de la vérité
Decebal Scriba
Du 1er juin au 13 juillet 2022
Commissariat d’exposition : Ami Barak
Dans les années 70 et 80 Decebal Scriba utilisait l’image comme une pièce à conviction d’un axiome conceptuel. Désormais horde envahissante, l’image omniprésente dans notre vie donne à la photographie une prodigieuse ubiquité et une place de choix dans les pratiques de tout un chacun. Traditionnellement envisagée comme la reproduction du réel, l’image photographique telle que pratiquée par l’artiste est aujourd’hui décomposée, recomposée, questionnée. Chez Decebal Scriba ce document du quotidien, n’est pas marqueur de réalité et non plus capture objective du monde. Elle est la chasse attendrie d’un détail ou d’un engrenage dont le regard lui a subtilement attribué force de symbole et de métaphore avec un quotient poétique indéniablement puissant.
Étant donné la configuration particulière de l’espace d’exposition, l’artiste a tenu à ce que ses œuvres prennent place dans les alvéoles et panneaux qui scandent la galerie. Pour cette raison, des mises en page ont été réalisées, qui regroupent à chaque fois des images qui ont un dénominateur commun thématique. Ainsi, nous retrouvons rassemblées trois images de différentes tâches d’usure d’un sol en béton dont le quotient d’abstraction lyrique est patent. Tout comme lors des balades en forêt, l’appareil a saisi des branches dont la disposition semble faire partie d’une grammaire abstraite post land art. Des halos de lumière blanche sur des parois plongées dans la pénombre se révèlent des saisissantes auréoles boréales intimistes mais aussi les différents types de tâches de lumière diurne ou nocturne dont seule la caméra a le pouvoir de figer. Dans des intérieurs laissés en friche, l’artiste s’est épris des signes de destruction et d’usure qui font état d’une logique esthétique totalement plasticienne. Des lignes, des croisements et des spirales dessinées sur le bitume au gré des chantiers sont pour Decebal Scriba des haikus visuels qui nous rappellent un lexique constructiviste. Au fil de ces montages, nous nous rendons compte des desseins sous-jacents de l’artiste qui a été saisi dans son environnement ou ses pérégrinations de tous ces imprévus artistiques et visuels.


Decebal Scriba (RO/FR) is an artist approaching many different media such as drawing, photography, installation, performance and video art, with sustained activity in the sphere of conceptual art. He lives and works in France since 1991.
“The coordinates of his works open up many levels, including, on the one hand, that of the analysis of the systems of representation and production and reproduction of space, alongside that of the conceptualization of the (visual, mathematical and textual) signification systems and, on the other hand, at the level of a private, interiorized and nearly existential assumption of the artistic act.” (Cristian Nae, A Field of Possibilities – Decebal Scriba and The Semiotics of Appearance)
In the 70's and 80's Decebal Scriba used the image as an evidence of a conceptual axiom. Now an invading horde, the pervasive image in our lives gives photography a prodigious ubiquity and a key place in the practices of everyone. Traditionally considered as the reproduction of reality, the photographic image as practiced by the artist, is today decomposed, recomposed, questioned. For Decebal Scriba this document of the daily life, is not marker of reality and not more objective capture of the world. It is the tenderized hunt of a detail or a gear whose look has subtly attributed to it a strong message as symbol and metaphor with an undeniably powerful poetic quotient.
Given the particular configuration of the exhibition space, the artist wanted that his works take place in the cells and panels that articulate the gallery. For this reason, layouts have been made, which brings together each time images that have a common denominator. Thus we find four images of different stains of wear of a concrete floor whose quotient of lyrical abstraction is noticeable. Just as during the walks in the forest, the camera has captured branches whose arrangement seems to be part of a post land art abstract grammar. Halos around light sources on walls plunged into shadow reveal striking intimist aurora borealis but also the different types of day or night light spots that only the camera has the power to freeze. In the interiors left fallow, the artist has fallen in love with the signs of destruction and wear and tear that reveal a totally plastic aesthetic logic. Lines, crossings and spirals drawn on the asphalt in the course of construction sites are for Decebal Scriba visual haikus that remind us of a constructivist lexicon. In the course of these layouts we realize the subjacent designs of the artist who was seized, in his environment or his wanderings, all these unforeseen visual arts.
Ami Barak



Decebal Scriba est né en 1944 en Roumanie. Il vit et travaille à Fontainebleau-Avon. Artiste roumain, arrivé en France en 1991, Decebal Scriba s’est illustré au cours des années 70 et 80 comme une personnalité marquante de l’art contemporain. Ses productions sont désormais considérées comme révélatrices d’une avant-garde roumaine d’après-guerre. Grâce à un corpus cohérent élaboré à partir de médiums hétéroclites : photographie, installation, performance, art vidéo, l’artiste aborde à la fois l’art conceptuel et performatif, les questions de langage formel et textuel, la représentation spatiale ou encore la symbolique des gestes et des formes. Le signe est omniprésent dans son œuvre, renvoyant tant au langage manuscrit que corporel, mathématique ou encore culturel. Il devient ainsi le support de réflexions philosophiques comme politiques, questionnant le rapport à autrui et à l’art.


Polyptique
d'un Polycorps
Faust Cardinali
Du 26 avril au 27 mai 2022
Commissariat d'exposition : Yann Toma
Faust Cardinali, avec ce polyptyque de la Sorbonne, élucide ou cache encore plus l’histoire de la découverte de sa matière première polyvinylique. Avec un sens singulier de recouvrement du paysage, de résistance à la persistance de l’objet (trouvé), de réflexion sur la place de l’animal aujourd’hui, de positionnement de l’architecture au regard de l’environnement, l’artiste propose une conception toute personnelle du musée pour finalement arriver à aborder la notion d’échelle et de dimension de l’œuvre. Il s’agit ici de réinterroger la notion de sculpture à un moment de notre histoire où tout relief semble s’abolir de fait. Le glissement du polyptique au polycorps annoncerait-il un nouveau
corps ?




Polyptyque, les neuf images présentées sont une sorte de travelling sur mon travail antérieur et en même temps sur un projet futur, un long paysage où des matières plastiques, organiques, métalliques, architectu-rales (et donc aussi textuelles) dessinent un monde où l’homme est absent physiquement, mais présent psychologiquement. Il s’agit de mettre en scène plusieurs histoires dans une nouvelle histoire d’images. Dans la description des œuvres il n’y a aucune indication de taille ni de proportion. Ce que l’on peut nommer « bijou d’artiste » est une immense sculpture, une installation monumentale qui devient minuscule tout à coup, un paysage peint devenu miniature. Les œuvres les plus récentes côtoient les œuvres historiques, des maquettes construites dans les années 60/70/80 dans un célèbre bureau français d’architecture sont devenues des villes –stalactites. Les crânes et les ossements d’animaux, trouvés au cours des dix dernières années lors d’errances dans les bois de la Toscane, prennent l’apparence de sculptures hybrides. L’idée est d’annuler les hiérarchies entre les disciplines, de peindre un paysage en résine sur un vrai paysage, de dy-namiter l’orfèvrerie classique, où le précieux devient couleur et s’intègre dans l’œuvre, comme dans le pas-sé, en peinture, lorsque des pigments naturels était mélangés à des couleurs à l’huile. Dans ce cas le pré-cieux est matière de peinture… Les installations, les monuments à venir, prennent en considération ce temps du faire, cette matière malléable.
Faust Cardinali




Faust Cardinali pratique trois formes d’art : la peinture, la sculpture et l’orfèvrerie simultanément. L’une influençant l’autre.
Ses bijoux sont souvent des objets qui expliquent et révèlent les autres disciplines. Parfois de manière exagérée… les bijoux décodant le message tandis que la peinture l’inscrit. Son travail, traitant de l’extrême violence du matériau brut, oppose au raffinement voire à la grâce du résultat final obtenu. Depuis plus de trente ans, Faust Cardinali réalise son travail autour de l’idée d’une société transformée par les forme idéales des stalagmites et des stalactites. Le temps qui passe est organiquement une matière plastique non toxique - car les polycorps sont des êtres vivants, conçus par une rencontre amoureuse entre les humains. La résine qui découle de l’espace picturale est symboliquement la sève, ma-tière organique, plastique et sémantique. L’esthétique de science-fiction évoque une forme d’archéologie détournée : les architectures plastifiées sont habitées par des résistants absents ; les maquettes originales des architectes Andrault et Parat, des années 60/70, récupérées par l’artiste ont étés immergées pendant un temps indéterminé dans la résine et sont devenues des sculptures tentaculaires, d’aspect métaphysique et organique. L’artiste a détourné le projet d’origine des architectes de construire des habitations, pour lui donner une nouvelle vie le transformant en une œuvre de sculpture à part entière. Dans le processus de travail de Faust Cardinali, un rituel de transformation qui apparait toujours dans le travail de l’artiste comme un manifeste aux actions libératoires, d’un corps encore humain mais déjà cyborg, également outil de travail qui déclenche des installations. « Le bijou d’artiste peut devenir pinceau, trombone, tournevis ; il est parure ou bouclier ; il se situe au même niveau qu’un tableau de Picasso ! Il n’est plus décoration ou accessoire mais art à part entière ». Partie prenante du polyptyque qu’il est, Cardinali est un polycorps.

Plein air
Jérémie Danon,
Lauréat du Prix AMMA
Commissariat d’exposition : Mathilda Portoghese
Du 14 mars au 1 avril 2022 - Du 11 au 23 avril 2022
Plein Air met en scène des individus en réinsertion. Sortis du milieu carcéral, ils se retrouvent aujourd’hui dans une liberté différente de celle qu’ils ont connue avant leur détention. Transformés par l’expérience de la captivité, ils portent un regard nouveau sur ce monde retrouvé, où ils se heurtent à la rudesse d’un système inadapté à leurs situations et aux faibles possibilités d’emploi qu’il a à leur offrir. Après avoir passé du temps avec eux, Jérémie Danon a invité ces anciens détenus sur un fond vert ; ce dispositif lui permet de les présenter tout en les décontextualisant de la réalité, au moyen d’espaces imaginaires. De l’univers mythopoétique de Falkreath The Elder Scrolls à celui du jeu d’action - aventure GTA V, ces décors de synthèse tirés de jeux vidéo ont été choisis d’après leurs réponses à la question : « Où aimerais-tu être maintenant ? ». Leurs natures luxuriantes et virtuelles s’opposent tant à la captivité passée de ces personnes qu’à l’hostilité nouvelle de la ville bétonnée. Après avoir invité cinq anciens détenus à prendre la parole sur un fond vert, l'artiste prolonge son travail vidéo en conviant le reste de ses interlocuteurs à intégrer à leur tour ces espaces imaginaires dans une série à la chambre photographique. Pour ce faire, et dans la continuité de la nature collaborative de sa pratique, Jérémie Danon a reçu l’aide du photographe Jules Séverac, complice et ami de longue date ayant déjà plusieurs fois travaillé ensemble. La série, actuellement composée de 16 photographies, laisse également visibles le studio et son fond vert, permettant de mettre en regard le dispositif technique avec le résultat final. La série photo Plein air est une invitation à mettre face à face le dispositif photographique à l’imaginaire lorsque celui-ci est la seule chose que l’on possède pour s’extraire du réel.
Mathilda Portoghese




Le prix AMMA a pour vocation de mettre en lumière et diffuser la jeune création contemporaine. La promotion 2022/2023 de notre Master souhaite vivement reconduire une septième édition de cet évènement, qui se déroulera au Bastille Design Center (Paris, 11ème), lieu historique qui nous est gracieusement prêté chaque année. Quinze candidats qui auront été préalablement sélectionnés par les membres de l’association auront la chance d’y voir leurs œuvres exposées du 16 au 18 février 2023.


Je m’intéresse à l’individu, son identité, la place que lui donne la société. Je fais des rencontres et noue des liens.
Je m’immerge dans des univers qui ne sont pas d’emblée les miens. De ces rapports naissent les observations et les interrogations qui font mon travail. Je tente de rendre compte du temps passé et des moments partagés ensemble au moyen de l’enregistrement sonore, de la photographie et de la vidéo qui permettent de présenter très directement une parole et une histoire. Le travail qui en résulte ne relève pas de la seule documentation mais de la transposition d’une expérience commune, présentée sous forme d’installation ?
Texte co-écrits de Jérémie Danon et Mathilda Portoghese

Rien ne résiste au soleil
Laure Tiberghien
Commissariat d'exposition : Olivier Schefer
Exposition du 14 mars au 1er avril 2022
Il est précieux d’écouter un artiste qui parle de son travail surtout lorsque quelque chose lui échappe, fuit dans les marges, se resserre sur une mince frontière. La pratique de Laure Tiberghien hésite entre la maîtrise technique en laboratoire (pas de prises de vue directes chez elle) et l’attention au surgissement d’événements accidentels, ce qu’elle appelle des « fuites ». L’artiste inscrit sa pratique artistique dans l’histoire de la photographie sans appareil – les célestographies d’August Strindberg, les cyanotypes de la botaniste Anna Atkins –, elle est aussi proche du monochrome pictural et de certains peintres du Champ Coloré, on songe souvent ici aux toiles de Mark Rothko. Venue à la photographie par la pratique picturale, Laure Tiberghien œuvre dans l’obscurité de son studio pour révéler des horizons lumineux sur le papier sensible qu’elle manipule au moyen de morceaux de gélatines colorés.
C’est ainsi qu’elle observe un jour le liseré vert entourant certaines de ses productions. Comme le cadre imperceptible d’une toile de Sam Francis, ces minces lignes colorées – hasard de ses expérimentations – intriguent d’emblée son regard. Qu’y a-t-il ici à voir ? L’artiste baptise ce rai «rayon », en souvenir du rayon vert : la dernière lueur du soleil au moment de son coucher qui surgit lorsque certaines conditions atmosphériques sont favorables. Ce rayon vert qui fut d’abord décrit par des navigateurs a hanté la littérature, de Jules Verne à Blaise Cendrars, le cinéma et les arts plastiques. Il est aussi bien réel qu’imaginaire. Un green flash, disent les anglais, qui dure un quart de seconde. Sa réalité est quasi mythique, le rayon vert est une utopie vraie, un rêve de lumière que peu d’entre nous ont vraiment vu.
Laure Tiberghien s’en saisit pour photographier une ligne imaginaire, celle d’un horizon irréel et continu qui se donne aussi bien à voir qu’à appréhender dans le parcours de la galerie de la Sorbonne. Comme si l’artiste nous disait qu’on ne peut percevoir d’horizon si on n’en fait pas physiquement l’épreuve, celle d’un paysage à parcourir et à éprouver. Le monde invisible se tient à la bordure du monde réel, de même que la ligne d’horizon s’éloigne à mesure qu’on s’en approche.
Rien ne résiste au soleil : puissance de l’astre majeur au sein même de l’obscurité. Les photographies de Laure Tiberghien ouvrent dans le noir épais du papier la promesse d’un chemin inconnu. Sa ligne verte nous rappelle ces routes hypnotisantes qui défilent la nuit sous les phares d’une voiture et que nous percevons dans un état second, entre la veille et le rêve.


Diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2016, Laure Tiberghien vit et travaille à Paris. En 2017, elle est invitée par Françoise Paviot et réalise sa première exposition personnelle, La Société Lumière, à l’Espace Van Gogh à Arles. En 2018 elle part en résidence dans le désert d’Agafay, à La Pause Residency. Cette même année elle sera invitée par l’artiste Eric Poitevin à exposer à l’ArTsenal, le centre d’art de la ville de Dreux avec six autres artistes. En février 2019 la galerie Lumière des Roses l’invite pour une exposition personnelle. Elle est co-lauréate du prix Découverte Louis Roederer des Rencontre d’Arles en juillet 2019. À la suite de quoi elle entre dans les collections des rencontres d’Arles puis dans celles du Musée français de la Photographie. En 2020, elle participe à l’exposition du Centre Photographique d’Ile de France et du FRAC Normandie, La photographie à l’épreuve de l’abstraction. La même année, le Centre Pompidou a fait l’acquisition de trois de ces œuvres. Laure Tiberghien explore les limites du medium photographique en questionnant ses deux éléments fondamentaux : la lumière et le temps. Elle travaille également l’image en mouvement en corrélation avec l’image fixe. En utilisant ces éléments, elle crée des objets photographiques ou filmiques non reproductibles et donc uniques.

LUIGIA RIVA, DAVIDE NAPOLI, GÉRALDINE HILAIRE
INVIDENZA
11 mars 2022
Commissariat d’exposition : Yann Toma
Performance le 11 mars 2022
Sorbonne Artgallery est heureuse de vous présenter la performance INVIDENZA de Luigi Riva, Davide Napoli et Géraldine Hilaire.
Le mot « Invidenza » en italien et « Invidence » en français, surgit d’un texte de Davide Napoli, extrait de son livre « Le lapsus de l’ombre », éditions Unicité, 2020 Paris.
Cette performance, proposition de Luigia Riva et Davide Napoli, s’inspire donc de ce texte et trouve dans sa déambulation théorique et pratique des points de rencontre et de fuite avec l’espace plastique de Sorbonne Artgallery.
INVIDENZA c’est l’alternance entre le visible et l’invisible du/des corps transporté(s) dans une évidence de l’ailleurs, toujours là, et en voyage perpétuel entre présence et absence.
Luigia Riva, Davide Napoli et Geraldine Hilaire donnent suite à un glissement vertigineux des corps dans un espace-temps en perte des points de repère.
La performance veut être une sorte de perception trouble du monde, une vision de l’existant comme habitant perdu de notre époque.






DESCRIPTIF PERFORMANCE
Trois corps en résonance, Luigia, Davide et Geraldine, texte et mouvement l’espace de Sorbonne Artgallery, avec un possible engagement du public présent pendant la performance.
TECHNIQUE
Durée: 30’
Trois pupitres
Spots de lumière
Bande son enregistrée
Enceintes ( deux ou trois) placés le long de l’espace de la galerie
CREATION BANDE SON
Sébastien Petit
CORPS EN ACTION
Luigia Riva : choréographe et danseuse
Davide Napoli: écrivain et artiste performer
Géraldine Hilaire : comédienne et danseuse
Danseuse et chorégraphe, Luigia Riva fonde en 2000 sa cie « Inbilico »(en équilibre instable) avec laquelle elle crée une vingtaine de spectacles et performances.
Ses chorégraphies et performances à la lisière entre arts plastiques et danse ont été présentées en France au théâtre National de la Danse Chaillot, Parades for FiAC,,Beaubourg, l’Opéra de Nancy, le Tarmac, le Centre National de la Danse, le Musée d’art Moderne de Paris, la Nuit Blanche et le Palais de Tokyo. Ses chorégraphies ont étés programmées en France, Japon, Italie, Belgique , Suisse, Pays-Bas, Sénégal, Inde, Syrie, Tunisie.
Parallèlement à sa carrière de danseuse et chorégraphe Luigia enseigne la danse et la technique FM Alexander en individuel et en groupe. Elle a été professeur au Ballet de Lorraine de 2005 à 2012. En 2022 elle entreprend la formation dans la technique Bates. Depuis 2019 elle enseigne l’Art Oratoire à Sciences Po Paris.
Écrivain et plasticien, Davide Napoli explore les formes performantes du geste de la pensée, du dessin et de l’écriture, avec une recherche poétique sur le vide, sur le temps, sur le fantôme, sur la videsse, vitesse du vide, sur l’altérité de la démesure, sur le fantasme, sur le plastémique, fusion entre le plastique et l’épistémique, sur la lumière noire, sur l’altérité de l’uchronie, sur les échos de l’inconscient. Docteur en Philosophie et en Arts et Sciences de l’Art. Enseignant en Arts Plastiques à l’université Paris I, Panthéon Sorbonne. Professeur de Méthodologies et techniques du contemporain, à l’Ecole des Beaux-Arts de Palerme, Italie. Membre de l’équipe de recherche Art & Flux et Art et Care, Institut ACTE (UMR 8218, CNRS, Sorbonne.)
Il a travaillé entre 2002 et 2006 avec la danse contemporaine, la compagnie les Gens d’Uterpan et, dernièrement en 2015, avec Anatoli Vlassov, et en 2016 avec Isabelle Maurel, chorégraphes et danseurs. Il a publié récemment VIDESSE, la vitesse du vide, aux Éditions TRANSIGNUM, et ses dernières performances texte/dessin ont eu lieu à l’Espace Rue Française et à la Galerie Vincez Sala, 2015/2016, Paris.
Danseuse, chorégraphe, comédienne, auteure, conteuse, Géraldine Hilaire s’inscrit dans une lignée artistique et a commencé très tôt. Dès la classe de 6ème, elle étudie le Cid de Corneille et pénètre passionnément l’univers des mots. Les textes deviennent alors des bouffées d’imaginaire, de doux sortilèges, des miracles à respirer du fond de soi.
A l’âge de 17 ans, elle intègre le Conservatoire. Poussée par Claire Sombert, la directrice du conservatoire , Géraldine Hilaire incarne La Sylphide dans La Muse de Musset. La jeune artiste se destine définitivement à la danse et à ses onctueuses ascendances éthérées.
Très vite, elle prend des cours de théâtre au Verbe et Lumière chez Dominique Leverd qui lui désigne les grands textes. Là, Géraldine Hilaire apprend à se rendre à l’auteur en partant du style.
Avec ce comédien metteur en scène, elle découvre une excellente direction d’acteur et apprend à habiter Corneille, Racine, Anouilh ou Montherlant en étant impérativement au service des auteurs.
Engagée par la compagnie du Théâtre des Nymphes, Géraldine Hilaire est dirigée par Virginie Haudricourt. Dans, Le Voyage au pays des poux, ce spectacle pour enfants, la jeune comédienne incarne 8 rôles successifs. De Cendrillon à La Belle et la Bête, elle met à profit l’improvisation dansée, le théâtre et la relaxation. Sur la musique de René Aubry elle découvre la grâce et l’infinie féminité de Carolyn Carlson. Au Conservatoire, avec son professeur de théâtre Stéphan Druet, elle s’était déjà initiée à ces mises en scène artistiques et la chorégraphie devient la première réalisation de son rêve.




Documenta XV + I
Cannelle Tanc & Frédéric Vincent
La pièce intitulée documenta XV+I est une œuvre commune, réalisée par Cannelle Tanc et Frédéric Vincent. Elle fut présentée pour la première fois au Kunstlerhaus Frize de Hambourg en 2007, lors de la documenta 12 de Kassel, sous le titre documenta XII + I. Cette pièce est constituée de grands tirages disposés aux murs. Ces grandes impressions numériques, représentant les noms des différents directeurs artistiques et artistes ayant participé aux diverses documenta. Les noms des hommes sont surlignés en bleu, ceux des femmes sont surlignés en rose, les groupes ou collectifs d’artistes mixtes sont en violet. Cette installation plonge le spectateur dans l’histoire de la manifestation qu’est la documenta. Le spectateur assiste à l’évolution des pratiques artistiques, et aussi du passage sensible de l’art moderne à l’art contemporain. Il se fait témoin du changement et des évolutions des mœurs. Pour les quatre premières documenta, nous constatons qu’il y a beaucoup de bleu au mur et encore très peu de rose. Il faut attendre la documenta 10 pour que le curateur soit une curatrice, Catherine David en l’occurrence. De 1955, année de la première documenta à 1997, année de la documenta 10, il aura fallu attendre 42 années pour voir une femme être commissaire de l’exposition. C’est lors de la documenta 5 de 1972, organisée par Harald Szeemann que l’art contemporain fait son apparition. Lors de la documenta 8 en 1987, nous voyons apparaître une interaction entre différentes disciplines que sont la vidéo, la musique et la poésie.
Le projet documenta XV + I est une zone d’activité où sont présenté tous les artistes de toutes les documenta et une méta-documenta en elle-même. La documenta XV + I est la plus grande des documenta tout en étant la plus petite d’entre elles. Il ne s’agit pas ici, d’ignorer, ni de balayer le passé, au contraire, cette installation est à considérer comme une œuvre pré-documenta, une œuvre lucide et ayant un sens aigu du contexte. Une œuvre qui à travers l’énumération des noms des hommes et femmes ayant participées à toutes les documenta fait appelle aux changements, à l’évolution de notre société. Tout est précisément concentré dans cette sphère, dans ce cycle dans cette suite de noms. Ce « Sois toi-même » c’est aussi « Inventez-vous », une manière de répondre au concept poétique de raison et une occasion unique de produire de la vie.





La 1ère documenta a été initiée par Arnold Bode et organisée par Bode et Werner Haftmann en 1955 à Kassel. Werner Haftmann écrivit dans l’introduction du catalogue : « L’idée d’organiser aujourd’hui en Allemagne une exposition internationale de l’art du XXème siècle paraît si évidente qu’elle nécessite pas d’autre justification. » Aujourd’hui nous assistons à un développement de Biennales, Triennales et Foires à travers le monde. Une des raisons de ce développement est économique. La documenta étant devenue un facteur économique essentiel de la ville de Kassel. La documenta est une exposition dans la tradition des grandes expositions internationales comme le salon d’Automne de Paris en 1903, l’Exposition Sunderbrond à Cologne en 1912 ou l’Armory Show de New York en 1913. Mais la documenta n’est pas seulement un projet d’exposition, c’est aussi un projet « curatoriale » Le projet documenta XV + I est conçu comme un agencement, une stratification. Une exposition pensée dans une inter-relation artistique, politique et social. Des points de contacts, des liens et des transitions entre différents domaines. Une inter-relation présente et partagée entre le fait d’être artiste et curateur. Une exposition conçu comme peut l’être aujourd’hui la documenta, c’est-à-dire une constellation, avec une volonté de circulation.
Cannelle Tanc est artiste, commissaire d’exposition. Co-fondatrice avec Frédéric Vincent de l’espace d’art Immanence créé à Paris en 2000. En 2015 en résidence au ZKU, Center for Art and Urbanistics, Berlin. Elle a participé à © n°9 Space Identity – Labor #2 : SPACE-RUN BERLIN, COPYRIGHT, Berlin ; #TABS – TEMPORARY ARTIST’S BOOK SHOP, Lage Egal, Raum für Aktuelle Kunst, Berlin ; « Un Cabinet de Curiosités Part 1 & Part 2 », Undercurrent Projects, 215 E 5th Street, New York. En 2014, a exposé notamment à Scotty entreprises, Institut Français, Berlin, COPYLEFT #1, Gallery COPYRIGHT, Gallery Week end Berlin et au Frac Haute Normandie. En 2013, « Des maisons vides ne font pas une ville », exposition collective, Galerie m 1886, Ankara, Turquie. En 2012, au Coin des rêves, le 6B, Saint-Denis ; « Parce que la carte est plus importante que le territoire », biographie Pôle d’art contemporain, Atelier Oulan Bator, Orléans ; « Atlas at last », Grandes Galeries à l’ESADHaR, campus de Rouen ; à l’ouvrage, CP5, Paris, « La carte est plus importante que le territoire », Fondation Moret, Martiny, Suisse ; WunderKammer, Die Bäckerei, l’Iglu/Nordketten, Institut Français, Innsbruck, Autriche. En 2011 notamment « Die Zeit der leichten Dinge », Architekturforum, Zürich, Suisse ; « Utopies incarnées », Le Cabaret Voltaire, Zürich, Suisse. En 2009 « Archipel », La Force de l’art 02, invitée par J.-L. Froment, Grand Palais, Paris ; « Le complexe de Rittberger », Glassbox, cité universitaire, Paris.
Frédéric Vincent est artiste et curateur, il utilise plusieurs médiums dont le dessin, la peinture, la photographie, la sculpture, l’installation, la vidéo et la performance. II est co-fondateur de l’espace d’art Immanence, Paris. Il est docteur en Arts et Sciences de l’Art, mention Arts Plastiques. « L’artiste curateur. L’artiste-curateur. Entre création, diffusion, dispositif et lieux ». Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Membre de l'équipe de recherche Art&Flux (Art, Diplomatie, Innovation), Institut ACTE /(Arts/Création/Théories/Esthétiques), UMR 8218, CNRS. Il est diplômé de l’ensb-a, (Paris) et de l’École Estienne. Il a, entre autre, exposé à Screen Space (Melbourne), au The National Art Center (Tokyo), à la Borne, au Centre du livre d’artistes (Rennes), à Flat 1 (Vienne), au Cabaret Voltaire (Zurich), au parcours saint germain (Paris), lors de la force de l’art 02 au grand palais, à la galerie la BANK (Paris), au Kunstlerhaus Frize,(Hambourg) et à Capri Projektraum, (Berlin), à LINDNERHUBER/Copyright (Berlin). Il a organisé de nombreuses exposition à Immanence (Paris) au musée de la poste (Paris), à Flat 1 (Vienne), au musée d’art et d’histoire de Taipeï et donné des conférences à la Villa Arson (Nice), au Casino Luxembourg, à la Maison Rouge (Paris), à la fondation d’entreprise Ricard (Paris), à l’école de Louvre (Paris). Il est intervenu dans différents colloques (Ensb-a, Paris, Université de Picardie, Amiens, Université de Toulouse Jean Jaurés, Copyright, Berlin, INHA, Paris, Haute Ecole des Arts du Rhin, Strasbourg, Le 104, Paris, Casino Luxembourg, La Maison Rouge, Paris, Fondation d’Entreprise Ricard, Paris). Il a publié dans diverses revues, magazines et catalogues d’expositions.




SITE DE L'ARTISTE
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
AFFICHE DE L'EXPO
PRESSE

PRIX IREST 2021
THE END ?
Du 28 janvier au 18 février 2022
Commissariat d'exposition : Yann Toma
Vernissage le 28 janvier 2022
L’Institut de Recherche et d'Études Supérieures du Tourisme et Sorbonne Artgallery / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ont lancé la deuxième édition du concours photo international sur le thème : The End ? - Tourisme et Crises Sanitaires.
The End? Tourisme et Crises Sanitaires
Une thématique à propos et une collaboration fructueuse et renouvelée entre Sorbonne Artgallery et l’IREST.
Depuis 2020, la pandémie de COVID-19 a fortement impacté le secteur du tourisme, ses acteurs, les pratiques et les imaginaires des voyageurs. Le thème de cette édition du concours photo de l’IREST invite ainsi les photographes à s’interroger et à témoigner des transformations qui investissent le tourisme et des problèmes que ces crises accentuent ou font émerger. Leurs regards nous accompagnent dans un voyage à travers les contradictions, les peurs, les désirs, les nouveaux comportements touristiques et ceux qui demeureront les mêmes. Se dessinent les formes d’un phénomène touristique qui perdure, qui se reproduit à l’identique, mais aussi qui peut se réinventer dans des espaces différents, des autres lieux.




JURY
Dimitri BECK (Director of Photography, POLKA)
Gianluigi DI GIANGIROLAMO (Responsable de la communication de l’IREST)
Francesca COMINELLI (MCF en Economie du patrimoine culturel, IREST-EIREST, Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Emmanuelle de l’Ecotais (Directrice de Photo Days)
Michel Tiard (Président d’AIDA-IREST)
Yann TOMA (Professeur et artiste, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Directeur de Sorbonne ArtGallery)
Les finalistes : Didier Bizet / Charlotte Boiron / Valérie Fresco / Aref Joftkar / Janek Kindel / Sébastien Lavallée Tolojanahary Ranaivosoa / Irène Valitutto / Yue WuKindel



